CRITIQUE: THE PLACE BEYOND THE PINES

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Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…

Deux ans après le très réussi Blue Valentine qui autopsiait la vie d’un couple jusqu’à sa séparation, Derek Cianfrance s’attaque ici à un projet extrêmement ambitieux. Dans un film découpé en trois parties, Cianfrance livre une fresque aux accents shakespeariens sur le destin, la filiation et les conséquences de nos actes sur les générations futures. Dans un style très « indé » une fois de plus, il déroule son histoire durant 2 h 20, en prenant vraiment le temps de poser ses personnages et évitant toute ellipse dans son récit, à son rythme, ce que certains pourraient de longueurs. Même si l’on se laisse aller à penser qu’une ou deux coupes par-ci par-là n’auraient pas été superflues, le film en aurait peut-être perdu en fluidité.

La grande force du film est de parvenir à naviguer entre le mélodrame social et le polar, donnant parfois au film des airs de James Gray ou de Eastwood façon Mistic River, comparaison flatteuse. Mais bien sûr la réussite tient à la qualité de ses interprètes: Ryan Gossling, Eva Mendes (qui ne joue pas du tout sur son physique ici), Bradley Cooper qui confirme les qualités entrevues dans Happiness Therapy, Ray Liotta (ripoux forever!) mais également le jeune Dane DeHaan au regard assez magnétique!

Un très très bon film à voir absolument!

NOTE: 8/10

 

CRITIQUE: SKYFALL

SKYFALL

Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…

Pour les 50 ans de Bond et son 23ème opus cinématographique, les producteurs ont voulu marquer le coup! Et effectivement, ce Skyfall est remarquable à plusieurs points de vue.

Pour cette troisième prestation de Daniel Craig après un « Casino Royale » revigorant à la suite de quelques Bond Brosnaniens un peu légers ,et une grosse déception « Quantum of Solace », les producteurs confient les rênes de la plus célèbre franchise à un vrai cinéaste plutôt qu’à un movie maker lambda, Sam Mendes, choix d’autant plus surprenant que le monsieur ne s’est pas particulièrement fait remarquer dans le domaine de l’action (American Beauty, les noces Rebelles, Away we go, les Sentiers de la perdition). C’est le retour également de Stuart Baird, monteur sur « Casino Royale » et du chef op’ Roger Deakins (inoubliable photo de « True Grit »!). Enfin, au scénario, c’est John Logan à qui l’on doit Gladiator, Aviator ou encore Hugo Cabret, qui officie!

Et toute cette équipe, en guise d’anniversaire, s’est attelée à tout à la fois rendre hommage au Commander Bond ainsi qu’à reconstruire un Bond plus conforme à son époque et ce, dès la première seconde du métrage. Ce « Skyfall » se démarque d’entrée par l’absence de la petite séquence où l’on a l’habitude de voir Bond dans le canon d’un revolver et nous projette illico dans la scène pré-générique, une scène de poursuite palpitante qui surprend par la vitalité de sa mise en scène! Le générique s’ouvre ensuite sur l’excellente chanson d’Adèle, la meilleure depuis des lustres, et la mort de Bond (provisoire bien sûr!). Lire la suite