Critique: Spectre

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Titre original Spectre
Réalisation Sam Mendes
Scénario John Logan
Neal Purvis
Robert Wade
Acteurs principaux
Sociétés de production EON Productions
MGM
Columbia Pictures
Danjaq
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Espionnage
Durée 150 minutes
Sortie 11 novembre 2015

Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre.
Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6, dirigé par M. Bond persuade Moneypenny et Q de l’aider secrètement à localiser Madeleine Swann, la fille de son vieil ennemi, Mr White, qui pourrait détenir le moyen de détruire Spectre. Fille de tueur, Madeleine comprend Bond mieux que personne…
En s’approchant du cœur de Spectre, Bond va découvrir qu’il existe peut-être un terrible lien entre lui et le mystérieux ennemi qu’il traque…

Depuis 2006 (Casino Royale) et l’arrivée de Daniel Craig dans le costume du Commandeur Bond, la célèbre saga semblait avoir pris un virage vers plus de réalisme, de modernité et de noirceur, notamment avec l’excellentissime Skyfall grâce à un vrai cinéaste, Sam Mendes. Les fans durent ravis d’apprendre que celui-ci rempilait pour le dernier Bond, Spectre. Dès les premières images, on peut sentir un changement avec le retour de la séquence dans laquelle on voit Bond dans le canon d’un revolver avec le célèbre « Tangdagadangdang, tangdangdagadangdang… ». La suite du long métrage nous confirme que plutôt qu’un nouveau souffle sur la saga, c’est un véritable Bond en arrière que nous faisons ! C’est en effet une boucle qui est bouclée et un retour dans le passé; on évoque ici les personnages clé des derniers Bond comme un hommage et on revient aux fondamentaux! Revoilà Blofeld, les hommes de main pittoresques (Dave Bautista alias Mr Hinx), les femmes dans les bras de Bond aussi nombreuses que les poils sur un menton de djihadistes ( ben oui je blague parce que j’en ai envie parce qu’on va pas se laisser emmerder hein!) et des voyages à tire-larigot et un humour à base de punchlines du genre « je suis Mickey Mouse et toi t’es qui? »! Tous les ingrédients d’un Bond/Moore en fait sauf que cette période est loin d’être l’âge d’or de la saga. C’est donc le principal problème de ce Spectre: alors que la franchise avait su évoluer avec son époque et comprendre que le plaisir de retrouver l’agent de sa majesté pouvait aller de pair avec la pure cinéphilie, nous revoilà revenus au point de départ et l’on se demande bien du coup l’intérêt de cette courte parenthèse enchantée! A côté de ça, le scénario nous promène à droite et à gauche, du Mexique à l’Italie en passant par l’Autriche mais sans réel enjeu si ce n’est une course poursuite lambda et ce, sur une durée de 2h30: on s’ennuie donc un peu beaucoup! D’autant que si l’on croit en l’adage d’Hitchcock qui dit que « plus le méchant est réussi, plus le film l’est », alors le film est un ratage total! Blofeld est ici complètement sous-exploité et Waltz ne fait que cabotiner comme il aime le faire, faisant bien pâle figure à côté de Javier Bardem!

La catastrophe ne s’arrête malheureusement pas là: filmer une scène d’action ne se limite pas à secouer sa caméra dans tous les sens comme c’est le cas ici et la photo est de surcroît d’une laideur assez rare (Roger Deakins tu nous manques!!!). Les fans de Monica Bellucci rageront de voir leur idole n’apparaître que deux minutes à l’écran et ceux de Léa Seydoux la préfèreront dans des films plus intimistes. Bref, on comprend que Daniel Craig veuille prendre sa retraite!

1.5

CRITIQUE: SKYFALL

SKYFALL

Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…

Pour les 50 ans de Bond et son 23ème opus cinématographique, les producteurs ont voulu marquer le coup! Et effectivement, ce Skyfall est remarquable à plusieurs points de vue.

Pour cette troisième prestation de Daniel Craig après un « Casino Royale » revigorant à la suite de quelques Bond Brosnaniens un peu légers ,et une grosse déception « Quantum of Solace », les producteurs confient les rênes de la plus célèbre franchise à un vrai cinéaste plutôt qu’à un movie maker lambda, Sam Mendes, choix d’autant plus surprenant que le monsieur ne s’est pas particulièrement fait remarquer dans le domaine de l’action (American Beauty, les noces Rebelles, Away we go, les Sentiers de la perdition). C’est le retour également de Stuart Baird, monteur sur « Casino Royale » et du chef op’ Roger Deakins (inoubliable photo de « True Grit »!). Enfin, au scénario, c’est John Logan à qui l’on doit Gladiator, Aviator ou encore Hugo Cabret, qui officie!

Et toute cette équipe, en guise d’anniversaire, s’est attelée à tout à la fois rendre hommage au Commander Bond ainsi qu’à reconstruire un Bond plus conforme à son époque et ce, dès la première seconde du métrage. Ce « Skyfall » se démarque d’entrée par l’absence de la petite séquence où l’on a l’habitude de voir Bond dans le canon d’un revolver et nous projette illico dans la scène pré-générique, une scène de poursuite palpitante qui surprend par la vitalité de sa mise en scène! Le générique s’ouvre ensuite sur l’excellente chanson d’Adèle, la meilleure depuis des lustres, et la mort de Bond (provisoire bien sûr!). Lire la suite