CRITIQUE: UN JOUR (2011)

 Emma et Dexter passent la nuit ensemble après leur soirée de fin d’étude et décident…de rester amis. Lui est insouciant et frivole, elle est bourrée de complexes. Pendant 20 ans, Dexter et Emma vont s’adorer, se séparer, se détester, se manquer… finiront-ils par comprendre qu’ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils sont ensemble ?

Septième film d’une réalisatrice danoise que je ne connaissais pas, Lone Scherfig, mais qui a fait parler d’elle avec son précédent film « une éducation » (dont je vous parlerai dès que je l’aurai vu), « un jour » mérite d’être vu. Je dois bien avouer que je suis aller le voir sans trop en attendre avec même un a priori négatif et bien tant mieux, la surprise n’en a été que plus grande. La première raison tient à l’originalité de la construction qui nous conte la même journée, le 15 juillet, sur une période de vingt ans. On suit donc les deux personnages principaux du lycée à la trentaine bien tassée assistant à leur évolution aussi bien physique (ah les 80’s) que psychologique (le showbiz, ça vous change un homme!). Je ne saurais vous parler de la qualité de l’adaptation, le film étant tiré du livre éponyme, puisque je l’ai pas lu mais ce qui est sûr c’est que le scénario est très bien ficelé. On ne s’ennuie pas une seconde et l’on évite la guimauve qui aurait pu inonder un tel projet. D’autant que le film prend l’énorme risque de se frotter à un genre ô combien casse-gueule, le mélodrame, le vrai! Et n’y voyez rien de péjoratif: Douglas Sirk en avait bien fait sa spécialité! L’autre raison de trouver ce film très attachant est la qualité de l’interprétation du couple Anne Hattaway/Jim Sturgess, très complémentaire.

Une vraie réussite à voir en amoureux!

CRITIQUE: A SINGLE MAN (2008)

Mars Distribution

Los Angeles, 1962, Georges Falconer, professeur à l’université, perd son compagnon Jim dans un accident de voiture. Solitaire, Georges a pour seule amie la belle Charley, complètement désoeuvrée depuis que son couple s’est défait. La vie ne semble plus avoir aucun sens pour Georges…

Tom Ford, célèbre styliste chez Gucci en particulier,  passe derrière la caméra pour la première fois et laisse entrevoir de vrais talents de cinéaste. On pourrait situer ce mélodrame gay quelque part entre Douglas Sirk pour le fond et Pedro Almodovar pour certaines audaces esthétiques. Pour incarner son personnage principal, Ford a eu l’excellente idée de faire appel à un acteur anglais très connu sans pourtant avoir les rôles que son talent mériterait, Colin Firth. Toute en retenue et en grâce, il joue une partition parfaite qui lui permit fort justement de décrocher le prix d’interprétation à Venise en 2009. En face, Julianne Moore, toujours parfaite, montre une fois de plus qu’elle emprunte un parcours à part à Hollywood. Le vrai plus du film est que Ford réalise un film vraiment universel et pas uniquement « gay friendly ».

Un très beau film!