Jeu Concours: 5X2 places à gagner pour « Arthur Newman »(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en salles le 7 mai du film « Arthur Newman », CINEDINGUE est heureux de vous faire gagner 5×2 places. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 7 mai; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses. Ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter augmentent leurs chances!

CRITIQUE: LA TAUPE

1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service ne compte une taupe au service des soviétiques dans ses rangs. L’enquête démarre…

Pour son nouveau film, trois ans après le prometteur film de vampires « Morse », Tomas Alfredson fait dans le film d’espionnage mais plus du côté de « l’Affaire Cicéron » que de James Bond ou Jason Bourne! Ici, très peu d’action mais un récit qui prend son temps, à l’image du personnage de Smiley incarné par un génial Gary Oldman, presque mutique, loin de ses rôles d’agités du bocal qui ont fait sa renommée. S’appuyant sur une reconstitution des 70’s d’une qualité rare, le cinéaste suédois confirme ses qualités de metteur en scène et son talent d’esthète de l’image. Petit à petit, Smiley rassemble les pièces du puzzle en recueillant les confessions de chacun, pour parvenir à débusquer le traître. Ce qui est fabuleux dans le film est que le « Cirque » (MI6) est présenté comme une administration classique, un peu vieillote, où ont même lieu des soirées où chacun prépare un gâteau ou un cocktail, mais également comme un nid de vipères où l’on ne peut se fier à personne. Quant au casting réuni par Alfredson, il représente ce qui se fait de mieux: outre Gary Oldman, Colin firth, John Hurt, Toby Jones et Tom Hardy finissent de donner un cachet sans pareil à ce merveilleux film. Cerise sur le gâteau, la somptueuse B.O. d’Alberto Iglesias qui s’impose vraiment comme un compositeur brillant. Et que dire de ce final sur une reprise de « la mer » de Trénet?

Courez traquer la taupe mais attention! La moindre seconde d’inattention se paie cash!

 

CRITIQUE: A SINGLE MAN (2008)

Mars Distribution

Los Angeles, 1962, Georges Falconer, professeur à l’université, perd son compagnon Jim dans un accident de voiture. Solitaire, Georges a pour seule amie la belle Charley, complètement désoeuvrée depuis que son couple s’est défait. La vie ne semble plus avoir aucun sens pour Georges…

Tom Ford, célèbre styliste chez Gucci en particulier,  passe derrière la caméra pour la première fois et laisse entrevoir de vrais talents de cinéaste. On pourrait situer ce mélodrame gay quelque part entre Douglas Sirk pour le fond et Pedro Almodovar pour certaines audaces esthétiques. Pour incarner son personnage principal, Ford a eu l’excellente idée de faire appel à un acteur anglais très connu sans pourtant avoir les rôles que son talent mériterait, Colin Firth. Toute en retenue et en grâce, il joue une partition parfaite qui lui permit fort justement de décrocher le prix d’interprétation à Venise en 2009. En face, Julianne Moore, toujours parfaite, montre une fois de plus qu’elle emprunte un parcours à part à Hollywood. Le vrai plus du film est que Ford réalise un film vraiment universel et pas uniquement « gay friendly ».

Un très beau film!

LE DISCOURS D’UN ROI (2010)

Wild Bunch Distribution

D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l’abdication de son frère Edouard VIII (Guy Pearce). D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

Deuxième long métrage de Tom Hooper réalisateur de TV britannique après le footballistique « the damned united » dont je vous parlerai plus tard, « le discours d’un roi » est une excellente surprise. Je sais, je me réveille un peu tard, il est déjà sorti depuis un mois et demi et a été couronné de plusieurs Oscars. D’une finesse toute britannique et d’une intelligence rare, le film évite tout pathos et réussit le pari de nous conter une magnifique histoire d’amitié et le combat d’un homme pour se prouver qu’il mérite sa place, sans les lourdeurs de nombreux biopics. Colin Firth n’y est pas pour rien tant il incarne totalement son personnage, prouvant depuis « a single man » qu’il est un grand acteur. Celui dont on parle moins mais tout aussi important, c’est Geoffrey Rush qui interprète son thérapeute, avec une finesse incroyable. Leurs séances sont l’occasion de magnifiques joutes verbales souvent très drôles comme cette scène où Georges VI s’entraîne à proférer toutes sortes de jurons (« fffffffffuck!!!).

Chaque scène où George VI prononce un discours, on reste le souffle coupé, priant pour qu’il parvienne à s’exprimer et c’est avec une grande émotion que le film s’achève, nous donnant l’impression d’avoir assister à l’un des meilleurs films de ces dernières années.