Critique Bluray: L’étrangleur de Rillington Place

8143d9jOIPL._SL1500_.jpg

Titre original 10 Rillington Place
Réalisation Richard Fleischer
Scénario Clive Exton
d’après Ludovic Kennedy
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Biographie
Drame
Thriller
Durée 111 min
Sortie 10 février 1971

LE FILM:

4.5

Timothy et Beryl Evans viennent d’emménager avec leur petite fille au 10 Rillington Place, à Londres. Ils sympathisent rapidement avec leurs voisins du rez-de-chaussée, les Christie. Mais derrière ses airs courtois et respectables, John Christie est en réalité un meurtrier qui assassine froidement des femmes en se faisant passer pour un ancien médecin…

Troisième film de Richard Fleischer réédité par Carlotta avec « Terreur aveugle » et « les flics ne dorment pas la nuit », « l’Etrangleur de Rillington Place » est réalisé en 1971, juste après « Tora tora tora ». Inspiré d’une histoire vraie, celle de John Christie, l’étrangleur de Rillington Place, un tueur en série anglais, le film de Fleischer tient plus du film social que du thriller pur. Dès le début du film, il prend le parti du tueur et dévoile donc son identité mettant fin à tout suspense. Ancien policier à la retraite, Christie est un malade sexuel qui viole et étrangle ses victimes selon un rituel très précis durant lequel il les endort en leur faisant inhaler une préparation maison. L’arrivée d’un jeune couple dans l’immeuble fait évidemment de la jeune femme sa prochaine victime. La misère sociale dans laquelle vivent ces personnages va provoquer la décision du jeune mari (John Hurt) qui creusera malheureusement la tombe de sa femme. Misérable et simplet, Timothy Evans est tout désigné pour porter le chapeau de Christie. Remarquablement mis en scène par Fleischer, qui parvient comme personne à nous faire ressentir la misère et un sentiment presque claustrophobique dans cet immeuble, mais également par son refus du sensationnalisme pour plus de réalisme, le film repose également sur une interprétation magistrale. Richard Attenborough est véritablement effrayant de normalité dans son rôle d’étrangleur et John Hurt, bien avant « Midnight Express », prouve déjà quel immense acteur il est. Un petit bijou à (re)découvrir!

TECHNIQUE:

4.5

Superbe copie très bien définie et contrastée, impeccable même dans les scènes sombres.

BONUS:

4

Outre la présentation de Nicolas Saada, on trouve une analyse passionnante par Christophe Gans et une interview de la comédienne principale.

VERDICT:

4.5

Un thriller social peu connu mais à découvrir absolument!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films

 

Critique: Only Lovers Left Alive

445377.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

  • Réalisé par :
    Jim Jarmusch
  • Avec :
    Tom Hiddleston, Tilda Swinton, Mia Wasikowska…
  • Durée :
    2h3min
  • Pays de production :
     Chypre France Allemagne Grande-Bretagne
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Only Lovers Left Alive
  • Distributeur :
    Le Pacte

Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ?

Pour son 17ème long métrage, Jim Jarmush nous propose une histoire de vampires qui, à trop vouloir marquer sa différence, nous précipite dans un tourbillon d’ennui. Paradoxalement, le film est bourré de bonnes idées: les vampires ne se servent pas au cou des victimes mais prennent le sang dans les hôpitaux; Adam a transformé sa maison en mausolée en hommage à toutes les personnalités qu’il a connues dans sa longue existence; on saluera aussi l’astucieuse métaphore sur l’art et l’héritage culturel. Esthétiquement très soigné avec une très belle photo et une bande originale planante, le film véhicule malheureusement le spleen et la mélancolie des personnages jusqu’au spectateur pour qui le film paraît durer trois heures! Dommage, en plus Tilda Swinton y est comme toujours excellente!  

NOTE: 4/10