Critique: La Planète des Singes : l’Affrontement

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  • Réalisé par :
    Matt Reeves
  • Avec :
    Andy Serkis,Jason Clarke,Gary Oldman…
  • Durée :
    2h8min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Dawn of the Planet of the Apes
  • Distributeur :
    20th Century Fox

Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Deuxième volet du prequel de la célèbre saga simiesque après l’excellent premier volet qui expliquait avec malice les raisons de l’évolution des singes et du déclin de la race humaine, cet Affrontement n’a pas la même ampleur mais propose un spectacle bien supérieur aux autres blockbusters de l’été. 10 ans après le premier volet, la race humaine est quasiment décimée et les singes occupent une grande partie du territoire. La rencontre d’un groupe de survivants avec César et ses congénères autour de la lutte pour l’électricité va poser des questions et rendre une guerre inévitable. L’intrigue shakespearienne, les effets spéciaux assez impressionnants, des scènes d’action emballantes et un vrai souci esthétique font de ce second volet un excellent divertissement et un parfait tremplin pour un troisième volet qu’on attend plus que jamais avec impatience!

NOTE: 7.5/10

 

CRITIQUE: LA TAUPE

1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service ne compte une taupe au service des soviétiques dans ses rangs. L’enquête démarre…

Pour son nouveau film, trois ans après le prometteur film de vampires « Morse », Tomas Alfredson fait dans le film d’espionnage mais plus du côté de « l’Affaire Cicéron » que de James Bond ou Jason Bourne! Ici, très peu d’action mais un récit qui prend son temps, à l’image du personnage de Smiley incarné par un génial Gary Oldman, presque mutique, loin de ses rôles d’agités du bocal qui ont fait sa renommée. S’appuyant sur une reconstitution des 70’s d’une qualité rare, le cinéaste suédois confirme ses qualités de metteur en scène et son talent d’esthète de l’image. Petit à petit, Smiley rassemble les pièces du puzzle en recueillant les confessions de chacun, pour parvenir à débusquer le traître. Ce qui est fabuleux dans le film est que le « Cirque » (MI6) est présenté comme une administration classique, un peu vieillote, où ont même lieu des soirées où chacun prépare un gâteau ou un cocktail, mais également comme un nid de vipères où l’on ne peut se fier à personne. Quant au casting réuni par Alfredson, il représente ce qui se fait de mieux: outre Gary Oldman, Colin firth, John Hurt, Toby Jones et Tom Hardy finissent de donner un cachet sans pareil à ce merveilleux film. Cerise sur le gâteau, la somptueuse B.O. d’Alberto Iglesias qui s’impose vraiment comme un compositeur brillant. Et que dire de ce final sur une reprise de « la mer » de Trénet?

Courez traquer la taupe mais attention! La moindre seconde d’inattention se paie cash!