Critique: La Planète des Singes – Suprématie

203328.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original War for the Planet of the Apes
Réalisation Matt Reeves
Scénario Mark Bomback
Matt Reeves
Acteurs principaux
Sociétés de production Chernin Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 140 minutes
Sortie 2 août 2017

Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

Après « les Origines » qui voyaient la naissance du virus suite aux expériences sur des singes et « l’Affrontement » qui dépeignait une humanité dévastée et le combat entre quelques survivants et un groupe de singes, le troisième volet intitulé « Suprématie » nous montre la lutte entre César et son peuple d’un côté et de l’autre, un militaire tombé dans la folie et ses hommes. Digne successeur du Colonel Kurtz d’Apocalypse Now (le film est bourré de références au chef d’oeuvre de Coppola), le personnage incarné par le cabotin Woody Harrelson n’a qu’une obsession, éradiquer les primates de la surface de la Terre, non sans les avoir exploités dans un camp de travail. Clairement divisé en deux parties, le film n’est pas aussi réussi d’un bout à l’autre. Durant une première moitié, « Suprématie » frôle la perfection, piochant du côté du western crépusculaire, alors que César chevauche avec sa garde rapprochée pour retrouver l’assassin de sa femme et de son fils aîné. Cette partie regorge de séquences et de plans magnifiques, ponctués par une bande originale morriconnienne en diable. La seconde partie, située dans le camp de prisonniers, un peu plus poussive, se rapproche de la Grande Evasion et souffre parfois de baisses de rythme. On notera un face à face verbal Colonel/Cesar beaucoup trop bavard. Le tout, d’un niveau tout de même très élevé, conclut à merveille une trilogie qui nous amène tout droit au point de départ du film avec Charlton Heston et qui constitue ce qui se fait de mieux en terme de blockbusters US depuis un bail! Une bonne raison de ne pas le rater!

4

Publicités

Critique: La Planète des Singes : l’Affrontement

192966.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

  • Réalisé par :
    Matt Reeves
  • Avec :
    Andy Serkis,Jason Clarke,Gary Oldman…
  • Durée :
    2h8min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Dawn of the Planet of the Apes
  • Distributeur :
    20th Century Fox

Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Deuxième volet du prequel de la célèbre saga simiesque après l’excellent premier volet qui expliquait avec malice les raisons de l’évolution des singes et du déclin de la race humaine, cet Affrontement n’a pas la même ampleur mais propose un spectacle bien supérieur aux autres blockbusters de l’été. 10 ans après le premier volet, la race humaine est quasiment décimée et les singes occupent une grande partie du territoire. La rencontre d’un groupe de survivants avec César et ses congénères autour de la lutte pour l’électricité va poser des questions et rendre une guerre inévitable. L’intrigue shakespearienne, les effets spéciaux assez impressionnants, des scènes d’action emballantes et un vrai souci esthétique font de ce second volet un excellent divertissement et un parfait tremplin pour un troisième volet qu’on attend plus que jamais avec impatience!

NOTE: 7.5/10

 

CRITIQUE: LA PLANETE DES SINGES, LES ORIGINES (2011)

Will Rodman, un scientifque dont le père souffre de la maladie D’Alzheimer, travaille justement sur cette maladie. Il met au point un virus qui, une fois inoculé à des primates, multiplie les cellules de leur cerveau et leur donne des facultés insoupçonnées. Rodman décide alors en cachette de tester ce virus sur son père. Dans le même temps, il recueille chez lui un bébé chimpanzé dont la mère a été tuée par un agent de sécurité. Il s’aperçoit alors que les effets du virus se transmettent de génération en génération…

Nous connaissions « la planète des singes » de Franklin Schaffner avec Charlton Heston( et ses 4 suites) et le remake de Tim Burton (un naufrage!) qui étaient tous deux de fidèles adaptations du roman de Pierre Boulle. On y voyait une Terre dévastée gouvernée par des singes réduisant les quelques humains survivants en esclavage. Ici, Rupert Wyatt, dont  c’est la deuxième réalisation après « l’ultime évasion » non sorti en salles chez nous, nous offre ce que l’on appelle un « reboot », façon très à la mode outre-Atlantique de prendre un grand succès et de nous en conter les origines, comme dernièrement avec « Wolverine ».

Finies les grosses peluches censées personnaliser Cornelius et compagnie, ici les images de synthèse sont exploitées à merveille sur le même principe qu’Avatar: de vrais acteurs jouent les singes pour être ensuite remplacés par ces images. Dans le rôle de César, c’est le spécialiste du genre qui s’y colle: Andy Serkis qui avait déjà prêté ses mouvements à King Kong ou Gollum dans le « le seigneur des anneaux » fait une superbe prestation et efface complètement James Franco et surtout Freida Pinto qui, bien que magnifique, hérite d’un rôle complètement inutile. Belle trouvaille en tout cas que d’avoir confié les rôles principaux aux singes, ce qui n’était pas le cas dans les versions précédentes. Côté scénario, sans tout vous dévoiler, il est assez malin et nous amène intelligemment vers les films que l’on connaît et ce, de manière tout à fait efficace traitant au passage aussi bien des dérives de la science que de la lutte des classes! Sans temps mort, on assiste à un bon divertissement rythmé et délicieusement anxiogène. Une bonne surprise!