CRITIQUE: VALSE AVEC BACHIR (2008)

N’ayant pu profiter des places gagnées pour l’avant-première de ce film, j’attendais donc patiemment la sortie dvd de ce film qui, depuis sa sortie, accumule les récompenses dont la dernière en date: le César du Meilleur film étranger! Et je n’ai pas été déçu!

Tout d’abord, il faut souligner la qualité de l’édition dvd dans un sublime écrin garni de planches de la BD et agrémenté de quelques bonus passionnants.

Quant au film, il s’agit d’un récit autobiographique qui prend l’aspect d’un documentaire. Le personnage principal, le réalisateur Ari Folman lui-même, retrouve un ancien camarade avec qui il a combattu dans l’armée israélienne, qui lui raconte ses cauchemars liés au massacre de Sabra et Chatila. Le lendemain, il a des visions qui lui reviennent de cette période tragique. Il va alors se lancer dans une quête afin de retrouver ses souvenirs et va rencontrer d’autres soldats qui lui feront partager les leurs.

Un film formidable sur la guerre et ses conséquences psychologiques! Porté par une magnifique BO, le fim est bourré d’idées de mise en scène et nous bouleverse d’un bout à l’autre. Le film finit de nous assommer avec en guise de conclusion les véritables images du carnage.

A voir absolument: un des plus beaux films de 2008, si ce n’est le plus beau.

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CRITIQUE: DANS SES YEUX (2009)

Pretty Pictures

1974, Buenos Aires. Benjamin Esposito enquête sur le meurtre violent d’une jeune femme.
25 ans plus tard, il décide d’écrire un roman basé sur cette affaire « classée » dont il a été témoin et protagoniste. Ce travail d’écriture le ramène à ce meurtre qui l’obsède depuis tant d’années mais également à l’amour qu’il portait alors à sa collègue de travail. Benjamin replonge ainsi dans cette période sombre de l’Argentine où l’ambiance était étouffante et les apparences trompeuses…

Sacré Oscar du meilleur film étranger au nez et à la barbe d' »un prophète » et du « Ruban blanc », ce thriller argentin est pour moi une énorme déception. Pour masquer la banalité du scénario, Campanello use de quelques artifices de réalisation qui ne suffisent pas à tenir son public en haleine. Le temps passe très lentement et on espère en vain une surprise qui ne viendra jamais. Le twist final, tellement prévisible en est ridicule, à l’image des grimages sensés vieillir les personnages. A oublier!