Critique: Taj Mahal

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Louise a dix-huit ans lorsque son père doit partir à Bombay pour son travail. En attendant d’emménager dans une maison, la famille est d’abord logée dans une suite du Taj Mahal Palace. Un soir, pendant que ses parents dînent en ville, Louise, restée seule dans sa chambre, entend des bruits étranges dans les couloirs de l’hôtel. Elle comprend au bout de quelques minutes qu’il s’agit d’une attaque terroriste. Unique lien avec l’extérieur, son téléphone lui permet de rester en contact avec son père qui tente désespérément de la rejoindre dans la ville plongée dans le chaos.

Alors que les attentats du mois de novembre sont encore dans toutes les têtes sort le second film de l’ex-critique Nicolas Saada, relatant les attentats de l’Hôtel Taj Mahal en 2008 à Bombay. Lors d’une première partie d’exposition, Saada nous fait découvrir une famille qui s’installe pour deux ans en Inde pour le travail du père; la fille, 18 ans, suit pour entrer dans une école de photo. Cette exposition, lente et froide ne suscite jamais l’empathie et l’on a vraiment du mal à se passionner pour le sort de cette famille. Il faut dire que Stacy Martin, qu’on avait découverte dans Nymphomaniac, ne se dépare jamais d’une fadeur et d’une froideur rédhibitoires. Puis, et c’est là tout l’intérêt du film, l’attaque de l’hôtel débute et tout au long, Saada prend le parti de ne jamais montrer le visage de l’horreur en nous confinant avec son héroïne dans sa chambre. Comme elle, le spectateur n’a comme information que les bruits d’explosion, de balles, les cris et quelques communications téléphoniques avec l’extérieur. Toute cette partie est originale, maline et finement réalisée mais malheureusement, on reste spectateur… Si le film vaut le coup d’oeil, on reste avec un goût d’inachevé…

2.5

 

 

CRITIQUE: CARS 2

Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son fidèle compagnon Martin la dépanneuse reprennent la route pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial, qui sacrera la voiture la plus rapide du monde ! Seul impératif pour participer à cette course, rouler à l’allinol, un carburant alternatif. Mais alors que les explosions de moteur chez les participants se multiplient, Martin se retrouve malgré lui en mission secrète pour élucider ce mystère!

Ca y est! J’ai fini par voir le 12ème long métrage de la firme à la lampe de bureau! Commençons par le positif! Les artistes Pixar ont toujours autant d’imagination et savent toujours traiter de sujets sérieux de façon divertissante; ici, c’est un message écolo sur les carburants alternatifs que Cars diffuse. Techniquement, c’est toujours le top aussi bien au niveau des décors (Tokyo, Londres, Italie et Paris) que des personnages ( ici, une multitude de nouveaux venus d’une grande originalité!). Le gros bémol de ce volet dont Martin est le vrai personnage principal, c’est son scénario! Souffrant de nombreuses sorties de route au niveau du rythme, il laisse sur le côté les plus jeunes, faute à une intrigue plus qu’alambiquée! Il serait bon que Pixar n’oublie pas que son public principal reste celui des enfants! C’est donc un Pixar très moyen, c’est assez rare pour le souligner!