CRITIQUE: SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI

Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

Après le naufrage « Rrrrrr », on espérait retrouver le Chabat inspiré d' »Astérix Mission Cléopatre »! Et on est pas déçu! Pour cette adaptation de la BD de Franquin, Chabat en respecte l’esprit. Malgré un scénario un peu foutraque, la grande réussite de Chabat est d’avoir réussi à injecter une bonne dose d’humour nullesque voire d’inspiration ZAZ (la série des Y a-t-il…). Avec son casting hétéroclite (Outre Chabat et Debbouze, on retrouve Fred Testot, Lambert Wilson ou Patrick Timsit), le Marsupilami est une succession de scènes et de répliques cultes et Lambert Wilson en dictateur fan de Céline Dion n’y est pas pour rien! Un excellent divertissement qui fera hurler de rire toute la famille!

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CRITIQUE: DES HOMMES ET DES DIEUX (2010)

« Des hommes et des dieux » retrace l’histoire des moines de Thibirine en Algérie retrouvés assassinés en 1996. Quand les massacres se multiplient, l’armée algérienne propose de mettre le monastère sous protection militaire, ce que les moines refusent. Ceux-ci apportant leur aide (médicale en particulier) aux membres du GIA, l’armée aurait commis une bavure en les prenant pour des terroristes et aurait maquiller l’accident pour faire porter le chapeau à ce même GIA.

Xavier Beauvois, à qui l’on doit l’excellent « petit lieutenant » ou encore le sulfureux « n’oublie pas que tu vas mourir » a choisi pour relater ce drame, de nous immerger dans la vie monastique, faite de prières, de recueillement et d’aide aux populations de toutes sortes. Il remplit parfaitement son objectif nous plongeant dans ce mode de vie marqué par l’austérité, aidé en cela par un Lambert Wilson et un Michael Lonsdale exceptionnels. Pour ce faire, Beauvois use de longs plans fixes et bannit toute bande originale hormis les chants des hommes d’église. Le revers de la médaille est que Beauvois peine à nous faire vraiment ressentir le climat de peur qui règne.

Reste une scène magistrale, celle du repas, sur fond de musique du « lac des cygnes », durant lequel les moines décident de rester au monastère, sachant pertinemment qu’ils y laisseront leur vie. L’autre réussite de Beauvois est de ne pas avoir montré le massacre mais simplement suggéré à travers leur ultime marche dans l’Atlas enneigé.

Un très beau film qui aurait presque pu être un chef d’oeuvre…

AVANT-PREMIERE LA PRINCESSE DE MONTPENSIER (2010)

Lundi soir à Bordeaux avait lieu l’avant-première du nouveau film de Bertrand Tavernier « la Princesse de Montpensier » en présence du réalisateur et de ses comédiens, Mélanie Thierry et Gaspard Ulliel.

France, 1562, la guerre fait rage entre les Huguenots et les catholiques. La jeune Marie de Mézières aime le duc de Guise depuis son plus jeune âge mais un mariage est conclu pour elle avec le Prince de Montpensier. Appelé au combat, Montpensier laisse sa jeune épouse sous la garde de Chabannes, qui sera son précepteur, mais qui en tombera également amoureux. Un nouveau prétendant entre dans la ronde en la personne du duc d’Anjou, alors que Marie essaie d’oublier Guise…

Tavernier revient au film historique en adaptant une nouvelle de Madame de Lafayette. Il s’entoure de la fine fleur du jeune cinéma français avec Mélanie Thierry, insoumise Marie de Montpensier, Gaspard Ulliel dans le rôle du sauvage duc de Guise, Grégoire Leprince-Ringuet dans le rôle du possessif Montpensier, Lambert Wilson dans le rôle du loyal Chabannes et la révélation Raphaël Personnaz dans le rôle du duc d’Anjou. Il nous offre un vrai film classique français avec son lot de batailles (un peu cheap parfois!), de duels, de complots… La critique ne fut pas tendre avec le film lors de sa présentation à Cannes, c’est pourtant un excellent cru et c’est ce que j’appelle du Cinéma avec un grand C: casting parfait, mise en scène sobre mais élégante, magnifique BO de Philippe Sarde et dialogues excellents. 2 heures 20 de pur plaisir! Merci Monsieur Tavernier!