Critique Dvd: Show me a hero

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Titre original Show Me a Hero
Genre Série dramatique
Création David Simon
Acteurs principaux Oscar Isaac
Bob Balaban
Winona Ryder
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d’origine HBO
Nb. de saisons 1
Nb. d’épisodes 6
Diff. originale 16 août 201530 août 2015

LA SERIE: 

4.5

Plus jeune maire de Yonkers, dans l’état de New York, Nick Wasicsko se voit contraint par la justice de faire construire des logements sociaux dans un quartier majoritairement occupé par des blancs. Ses efforts pour appliquer cette décision vont déchirer la ville et paralyser le conseil municipal. Son avenir politique ne s’en remettra jamais…

Diffusée par HBO, cette mini-série nous emmène dans les arcanes politiques d’une petite ville de la banlieue de New-York. Réalisé par Paul Haggis, « Show me a hero » suit le parcours de Nick Wasicsko, son ascension et sa chute , avec en toile de fond la création décriée de logements sociaux. Cette mini-série d’une durée totale de 6 heures est une vraie réussite grâce tout d’abord à son écriture qui, malgré la complexité du scénario, ne sacrifie jamais une vraie clarté du propos et alterne judicieusement le quotidien du politicien et la vie des habitants de Yonkers, qu’ils soient bénéficiaires de logements sociaux ou opposants. Le casting est à l’avenant avec à sa tête l’excellent Oscar Isaac, lauréat d’un Golden Globe pour son interprétation et entre autres Winona Ryder! Une mini-série qui vous tiendra en haleine!

TECHNIQUE:

4.5

Sans problème!

BONUS:

1

Outre la bande-annonce, on trouve un court making-of promo et c’est tout…

VERDICT:

4.5

Une brillante série politique passionnante et remarquablement interprétée!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez HBO

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Critique Bluray: Ex Machina

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  • Date de sortie salles:
    03 juin 2015
  • Réalisé par :
    Alex Garland
  • Avec :
    Domhnall Gleeson, Oscar Isaac, Alicia Vikander…
  • Durée :
    1h48min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Ex Machina
  • Distributeur :
    Universal Pictures France

LE FILM:

4

Caleb, 24 ans, est programmeur de l’une des plus importantes entreprise d’informatique au monde. Lorsqu’il gagne un concours pour passer une semaine dans un lieu retiré en montagne appartenant à Nathan, le PDG solitaire de son entreprise, il découvre qu’il va en fait devoir participer à une étrange et fascinante expérience dans laquelle il devra interagir avec la première intelligence artificielle au monde qui prend la forme d’un superbe robot féminin.

On connaissait Alex Garland en tant qu’auteur de « la Plage » et scénariste de Danny Boyle notamment sur « 28 jours plus tard » ou « Sunshine ». Il passe ici derrière la caméra avec une certaine réussite malgré un sujet souvent traité, l’intelligence artificielle. Huis clos entre trois personnages, la créature androïde (Alicia Vikander), le créateur (Oscar Isaac) et le jeune employé chargé de tester la machine (Domnhall Gleeson), Ex Machina délaisse toute action pour se concentrer sur ses personnages et susciter de vraies questions chez le spectateur: qui manipule qui?  Quel est l’objectif de Nathan? Et plus généralement sur le danger de cette intelligence artificielle et les limites à ne pas franchir dans les rapports humains/machines…

Envoûtant et remarquablement interprété!

TECHNIQUE:

5

Exemplaire comme souvent chez Universal!

BONUS:

3

On trouve ici un making of décliné en diverses petites featurettes.

VERDICT:

4

Une réflexion pertinente et passionnante sur l’intelligence artificielle!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (22.99 euros)  chez Universal pictures dès le 6 octobre

CRITIQUE: INSIDE LLEWYN DAVIS

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Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu’il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d’où il vient.

Amoureux de musique, les frères Coen l’avaient déjà prouvé avec O’Brother et rien n’est moins étonnant de les voir s’intéresser à un musicien, Dave Van Ronk. Plutôt que de se livrer à un biopic comme Hollywood sait en faire, Joel et Ethan Coen s’inspirent de ce brillant mais anonyme musicien pour créer un pur personnage de fiction, Llewyn Davis. Extrêmement talentueux, Llewyn est malheureusement poursuivi par une poisse qui ne le quitte jamais: un ami lui confie son chat, il le perd; il a une relation sexuelle avec une amie, elle tombe enceinte et se met en couple avec son meilleur ennemi; il choisit de ne pas être payé avec un pourcentage sur les ventes d’un disque qu’il enregistre et cela devient un tube; la liste de ses déboires est interminable.

Traité sur un ton assez mélancolique, cet Inside Llewyn Davis pourrait s’appeler Inside Coen Brothers tant les choix du musicien s’apparentent à ceux des cinéastes: toujours refuser les compromis et revendiquer son art sans céder aux sirènes du show-business. Le film offre ainsi une pertinente réflexion sur l’art et la création en plus du portrait attachant d’un artiste magnifié par la performance brillante d’Oscar Isaac. S’il n’est pas le plus accessible des films des Coen, Inside Llewyn Davis est peut-être leur plus personnel, mélange original quelque part entre Barton Fink et A Serious Man et évoquant parfois les films de Woody Allen. Magnifique!

NOTE: 9/10