CRITIQUE DVD: LAME DE FOND

Deuxième titre de la fournée des « introuvables » Wild Side du 28 septembre, « lame de fond » de Vincente Minelli!

LE FILM:

Quand Ann fait la connaissance d’Alan, célèbre inventeur d’un procédé révolutionnaire, c’est le coup de foudre. Ils se marient et partent pour Washington où Ann fait son entrée dans la haute société de la ville. Puis le couple part pour Middleburg, en Virginie. Ann apprend alors que son mari a un frère, et qu’un mystère semble hanter les lieux… Vincente Minelli, spécialiste de la comédie et de la comédie musicale, s’essaie ici, en 1946, au Mélodrame. Mais l’originalité de celui-ci est qu’il est teinté du début à la fin d’une atmosphère de film noir avec ce frère qui attire toute la haine d’Alan. Ann en fait alors une véritable obsession et tente par tout moyen d’en savoir plus sur le passé de son mari et de son frère. Bénéficiant d’une photo de toute beauté signée Karl Freund, le film est aussi l’occasion de voir un trio d’acteurs merveilleux composé de Robert Mitchum dans un de ses premiers rôles, Robert Taylor et bien sûr Katharine Hepburn qui livre une prestation magnifique dans peut-être l’un de ses meilleurs rôles. Techniquement, un master restauré qui rend hommage au travail de Karl Freund: un bijou!

LES BONUS:

Côté bonus,avec la traditionnelle galerie photos, un entretien très intéressant de Jean Douchet sur le film et son metteur en scène (13 minutes).

EN CONCLUSION:

Comme souvent dans la collection « les introuvables », un film de grande qualité dans un transfert techniquement irréprochable! Indispensable!

 

 

CRITIQUE: HOUSE BY THE RIVER (1950)

C’est un des films les plus méconnus de Fritz Lang période américaine que nous a déterré l’éditeur Wild Side dans le cadre de ses « introuvables ». Réalisé en 1950, il fit un flop aux Etats-Unis et ne sortit pas sur les écrans français. Sans être un véritable chef-d’oeuvre, il demeure néanmoins un petit bijou du film noir. Lang nous conte l’histoire de Stephen Byrne, écrivain raté, qui, une nuit, va tenter d’abuser de sa bonne. Cherchant à se débattre, il l’étrangle et la tue en voulant la faire taire. Quand le frère de Stephen arrive et découvre le drame, il décide finalement de l’aider à faire disparaître le corps. Ils l’emballent alors dans un sac en toile et le jettent dans la rivière qui longe la maison. Mais un indice va diriger les soupçons de la police vers le frère de Stephen…

 

Le scénario n’est pas d’une originalité extraordinaire mais ce film nous captive d’un bout à l’autre grâce notamment à la formidable interprétation de Louis Hayward dans le rôle de cet écrivain raté , tendre et gentil au début  qui va se révéler un monstre sanguinaire ensuite. La mise en scène, quant à elle, reste proche de la période expressionniste du réalisateur avec toutes ces scènes très sombres et ces jeux d’ombres. Il s’agit là d’une petite curiosité à voir, d’autant que cette édition dvd regorge de bonus plus passionnants les uns que les autres notamment une superbe interview du maître par William Friedkin.