CRITIQUE: HOUSE BY THE RIVER (1950)

C’est un des films les plus méconnus de Fritz Lang période américaine que nous a déterré l’éditeur Wild Side dans le cadre de ses « introuvables ». Réalisé en 1950, il fit un flop aux Etats-Unis et ne sortit pas sur les écrans français. Sans être un véritable chef-d’oeuvre, il demeure néanmoins un petit bijou du film noir. Lang nous conte l’histoire de Stephen Byrne, écrivain raté, qui, une nuit, va tenter d’abuser de sa bonne. Cherchant à se débattre, il l’étrangle et la tue en voulant la faire taire. Quand le frère de Stephen arrive et découvre le drame, il décide finalement de l’aider à faire disparaître le corps. Ils l’emballent alors dans un sac en toile et le jettent dans la rivière qui longe la maison. Mais un indice va diriger les soupçons de la police vers le frère de Stephen…

 

Le scénario n’est pas d’une originalité extraordinaire mais ce film nous captive d’un bout à l’autre grâce notamment à la formidable interprétation de Louis Hayward dans le rôle de cet écrivain raté , tendre et gentil au début  qui va se révéler un monstre sanguinaire ensuite. La mise en scène, quant à elle, reste proche de la période expressionniste du réalisateur avec toutes ces scènes très sombres et ces jeux d’ombres. Il s’agit là d’une petite curiosité à voir, d’autant que cette édition dvd regorge de bonus plus passionnants les uns que les autres notamment une superbe interview du maître par William Friedkin.

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