Critique: Alien Covenant

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Réalisation Ridley Scott
Scénario Michael Green
John Logan
Jack Paglen
Acteurs principaux
Sociétés de production Brandywine Productions
Scott Free Productions
TSG Entertainment (en)
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Science-fiction
Durée 122 minutes
Sortie 10 Mai 2017

Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper.

Alors Alien Covenant, nouvel Alien ou suite de Prometheus? Après ce dernier, est-ce enfin le vrai retour de Ridley Scott, le papa d’Alien? J’ai enfin les réponses, même si ce ne sont pas celles espérées! Il ne s’agit donc pas d’un nouvel Alien à proprement parler mais de la suite du Prometheus qui était une sorte de prequel à la saga Alien. L’action se situe 10 ans après Prometheus alors qu’un équipage reçoit un message de la planète où s’est écrasé le vaisseau en forme de fer à cheval. L’équipage va évidemment se heurter à un virus provoquant la fécondation des célèbres xénomorphes. Extrêmement long à démarrer, Alien Covenant souffre d’un scénario inutilement alambiqué, parsemé de réflexions philosophiques sans grand intérêt. Le rythme s’en ressent évidemment et plus grave encore, la terreur ne nous étreint jamais, le casting dénué de tout charisme et épaisseur n’aide en rien, seul Fassbender tirant son épingle du jeu. En outre certaines scènes semblent posées là au petit bonheur la chance, comme cette scène d’amour sous la douche, à pouffer de rire! Ce qui fonctionnait si bien dans les deux premiers volets de Scott et Cameron, c’était la simplicité et le jeu sur les peurs primales du spectateur, deux notions absentes de ce volet. Dans l’espace personne ne nous entend nous emmerder…

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Critique Bluray: Une Vie entre Deux Océans

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Titre original The Light Between Oceans
Réalisation Derek Cianfrance
Scénario d’après Une vie entre deux océans de
M.L. Stedman
Acteurs principaux
Sociétés de production DreamWorks SKG
Heyday Films
Participant Media
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film dramatique
Sortie 5 octobre 2016

LE FILM:

4

Sur une petite île perdue au large de l’Australie, peu après la Première Guerre mondiale, Tom Sherbourne, le gardien du phare, vit heureux avec son épouse Isabel. Loin du tumulte du monde, il peut enfin oublier tout ce qu’il a vécu au combat. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut pas avoir d’enfant, et elle se désespère. Un jour, un canot vient s’échouer sur la plage, avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant…

Critique Bluray: Steve Jobs

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Réalisation Danny Boyle
Scénario Aaron Sorkin
Acteurs principaux
Sociétés de production Management 360
The Mark Gordon Company
Scott Rudin Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre biographique
Durée 122 minutes
Sortie 3 février 2016

LE FILM:

4.5

Dans les coulisses, quelques instants avant le lancement de trois produits emblématiques ayant ponctué la carrière de Steve Jobs, du Macintosh en 1984 à l’iMac en 1998, le film nous entraîne dans les rouages de la révolution numérique pour dresser un portrait intime de l’homme de génie qui y a tenu une place centrale.

Après avoir fait le portrait de Mark Zukerberg dans « The Social Network », le scénariste Aaron Sorkin s’attaque à un autre géant de l’informatique, Steve Jobs. Plutôt que d’offrir un biopic classique, Sorkin a choisi d’articuler son récit autour du lancement de trois produits, le Macintosh en 1984, Next en 88 et l’IMac en 1998. On assiste donc à ces trois évènements clé du génial Jobs sur scène et en coulisses, ce qui nous permet de découvrir les relations de Jobs avec sa plus proche assistante, ses collaborateurs ou encore sa fille. On y voit un génie qui ne pense qu’à changer la vie des Hommes, avec un ego surdimensionné, au détriment de ceux qui partagent sa vie. A la réalisation, Danny Boyle quitte son costume habituel de roi de l’esbroufe pour une mise en scène d’une grande intelligence entièrement au service de son histoire et ses comédiens, l’immense Michael Fassbender en tête! Un grand film!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie exemplaire, parfait écrin pour la très belle photo du film, par moments volontairement granuleuse.

BONUS:

3.5

On trouve ici un très bon making of décliné en trois parties où l’on retrouve les interventions de Boyle, Sorkin et Fassbender.

VERDICT:

4.5

Un grand biopic magistralement interprété!

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray (16.99 euros) chez Universal Pictures dès le 21 juin

Critique: Frank

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  • Date de sortie :
    04 février 2015
  • Réalisé par :
    Lenny Abrahamson
  • Avec :
    Michael FassbenderMaggie GyllenhaalDomhnall Gleeson
  • Durée :
    1h35min
  • Pays de production :
    Irlande Grande-Bretagne
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Frank
  • Distributeur :
    KMBO

Jeune musicien rêvant d’être une rock star, Jon croise le chemin d’un groupe de pop avantgardiste à la recherche d’un nouveau clavier. Il devient vite le protégé de Frank, leur leader, aussi fascinant que mystérieux : ce génie musical vit dissimulé en permanence sous une grande tête en papier mâché. Entre phases de doute et éclats de créativité, rapports fusionnels et crises de confiance, l’enregistrement du premier album du groupe et les concerts les conduiront dans une véritable aventure humaine de l’Irlande jusqu’au Texas !

Précédé d’une réputation flatteuse, le film enchaînant les festivals, c’est avec curiosité et appétit que l’on attend ce Frank! Dès la scène d’ouverture, carrément géniale, le cinéaste irlandais parvient à montrer tout ce qui fait le personnage de Jon: en rentrant chez lui, il tente d’écrire une chanson en s’inspirant de tout ce qu’il voit puis tweete à ses 16 followers qu’il a passé la journée à composer. Dans ces trois minutes de film, le ton est à l’absurde et l’on a compris que Jon n’a pas beaucoup de talent mais cherche avant tout la célébrité. Après que le hasard et un musicien suicidaire l’aient mis sur la route d’un groupe complètement barré, Jon va tenter justement de mener ses nouveaux amis et leur leader à tête en papier mâché sur la route de la célébrité.

Si l’on pense immanquablement à l’imaginaire de Gondry, Frank va plus loin dans l’absurde avec une galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres avec évidemment Fassbender dont on ne verra pas beaucoup le visage (une prestation vocale et gestuelle malgré tout impressionnante), l’excellent Domnhall Gleeson et une irrésistible Maggie Gyllenhall! L’originalité du ton et la pertinence de la réflexion sur la création et la célébrité font de ce petit OVNI cinématographique une expérience des plus recommandables!

4

 

SORTIE LE 4 FEVRIER 2015

Critique Dvd: 12 Years a Slave

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  • Réalisé par :
    Steve McQueen (réal)
  • Avec :
    Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch…
  • Durée :
    2h13min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : 12 Years a Slave
  • Distributeur :
    Mars Distribution

LE FILM: 9/10

La critique est ici

TECHNIQUE: 8/10

Sans problème, impeccable pour le support!

BONUS: 3/10

Outre la bande-annonce, on trouve un mini making of ainsi qu’un très court module sur la musique. Un peu court pour un tel film…

VERDICT: 9/10

L’un des grands films de l’année, indispensable malgré une édition un peu limitée!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution


CRITIQUE: 12 YEARS A SLAVE

12 YEARS A SLAVE

Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…

Si Tarantino avait évoqué la question de l’esclavage dans son dernier film, Django Unchained, c’était presque au second degré, voire dans un registre cartoonesque, ce que n’avait pas manqué de lui reprocher Spike Lee. Pour son troisième film, Steve MacQueen aborde le sujet, mais de manière totalement frontale. S’inspirant des mémoires de Solomon Northup, il nous parle donc de l’esclavage et précisément de l’enlèvement de Noirs libres pour en faire des esclaves. Il en profite pour rajouter une pierre à son oeuvre sur le thème du corps: après les corps ravagés par la faim de Hunger, le corps comme machine sexuelle dans Shame, le corps est ici exploité, frappé, scarifié, fouetté.  L’usage du flash-back nous montrant Solomon du temps de sa liberté renforce le contraste avec les scènes se déroulant au présent, où le héros a tout perdu jusqu’à son nom. MacQueen n’hésite pas non plus à étirer ses scènes notamment les scènes de sévices mais sans chercher le spectaculaire. Par ce procédé, il tente de faire ressentir le quotidien de ces hommes et femmes mais aussi d’éviter tout manichéisme.

Lors d’une des scènes les plus éprouvantes, Solomon est pendu par un Blanc, assez bas pour que la pointe de ses pieds touche le sol boueux et que l’agonie soit plus lente. Filmée en plan fixe, la scène dure. Quand les Blancs sont partis, l’homme est seul à se débattre puis, petit à petit, d’autres esclaves entrent dans le champ, reprenant leurs activités comme si de rien n’était. MacQueen montre ainsi à quel point les esclaves étaient soumis, jusqu’à ignorer l’un des leurs en train de mourir. Les « maîtres » , quant à eux, ne sont pas tous dépeints comme des assassins: si le personnage interprété par Michael Fassbender est un monstre de cruauté, celui incarné par Benedict Cumberbatch, s’il profite du système, tente de se conduire humainement.

Traitant ainsi de son sujet de manière réaliste et juste, MacQueen jette à la face du spectateur ce morceau d’histoire prouvant que le Cinéma américain n’est pas qu’une usine à rêve mais sait affronter son histoire. Brillant et indispensable!

NOTE: 9/10

CRITIQUE BLU-RAY: Piégée

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LE FILM: 7.5/10

Agent d’élite, Mallory Kane est spécialiste des missions dans les endroits les plus risqués de la planète. Après avoir réussi à libérer un journaliste chinois retenu en otage à Barcelone, elle découvre qu’il a été assassiné – et que tous les indices l’accusent. Elle est désormais la cible de tueurs qui semblent en savoir beaucoup trop sur elle… Mallory a été trahie. Mais par qui ? Et pourquoi ?

Véritable touche-à-tout, Steven Soderbergh tisse une oeuvre on ne peut plus hétérogène depuis sa Palme d’Or en 1989 avec « Sexe, Mensonges et Video ». Alternant projets expérimentaux comme « Full Frontal » ou « Bubble » et grosses productions classieuses  comme « Ocean’s eleven » et ses suites, « Erin Brockovich », « Traffic » ou encore « Contagion », chacun de ses films défriche de nouveaux terrains.

Avec « Piégée », Soderbergh nous offre une pure série B d’espionnage pas vilaine du tout! Pour interpréter son héroïne, Mallory, une espionne à qui il vaut mieux ne pas chercher des noises, il fait appel à une championne de MMA (arts martiaux mixtes), Gina Carano. Pour lui donner la réplique, c’est un défilé de stars: Michael Douglas, Ewan McGregor, Michael Fassbender, Mathieu « j’vous encule tous » Kassovitz, Antonio Banderas et Channing Tatum!

Même si le scénario a quand même un sacré goût de déjà vu, Soderbergh parvient à ficeler un bon film d’action avec une héroïne tarantinesque, savant mélange de Jason Bourne et de John Matrix (Commando). Un charme particulier se dégage du film qui évite de tomber dans le rythme frénétique de la plupart des films d’action. Même les scènes d’action pure, peu découpées, montrent qu’on peut être efficace sans pour autant remuer sa caméra dans tous les sens au risque de filer une conjonctivite au spectateur et Soderbergh privilégie le réalisme au spectaculaire !

N’attendant pas grand chose du film, c’est une sacrée bonne surprise!

TECHNIQUE: 9/10

Copie sans faute!

BONUS: 7/10

Côté bonus, on trouve une featurette sans intérêt où les acteurs hommes s’expriment sur le film et en disent le plus grand bien (5 mins) et un module intéressant sur la préparation physique de Gina Carano dans laquelle on voit des extraits de combats de free fight auxquels elle participe (15 mins)!

VERDICT: 8/10

Un bon film d’action régénérant!!!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 9 janvier.