Critique: Everybody Knows

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Titre original Todos Lo Saben
Réalisation Asghar Farhadi
Scénario Asghar Farhadi
Acteurs principaux
Sociétés de production Memento Films Production
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre thriller
Durée 130 minutes
Sortie 9 mai 2018

A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

Habitué du Festival de Cannes, l’Iranien Asghar Farhadi présente cette année son huitième film en ouverture mais également en compétition! Tourné en Espagne, en Espagnol avec un casting hispanophone (Penelope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin), « Everybody Knows » utilise les mêmes recettes que les précédents films du Maître: les thèmes de la famille, du mensonge et du secret sont là et Farhadi s’amuse, s’inspirant d’Hitchcock et Bergman. Comment ne pas penser à Vertigo lors de cette scène dans le clocher de l’église? L’enlèvement d’une adolescente lors d’une fête de mariage va jeter les personnages dans le conflit et faire resurgir les secrets du passé. Si le film est remarquablement construit, brillamment mis en scène et que l’on prend plaisir à voir évoluer ce casting, Farhadi ne convainc pas tout à fait, du moins pas autant que dans ses films Iraniens. « Everybody Knows » semble être conçu pour un public qui découvrirait son Cinéma et n’a pas la force d' »A propos d’Elly » ou « Une Séparation ». Toutefois, un Farhadi mineur reste toujours hautement recommandable!

3.5

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Critique: Le Client

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Titre original Forushande
Réalisation Asghar Farhadi
Scénario Asghar Farhadi
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Iran Iran
Sortie 9 novembre 2016

Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran en raison d’importants travaux menaçant l’immeuble, Emad et Rana emménagent dans un nouveau logement. Un incident en rapport avec l’ancienne locataire va bouleverser la vie du jeune couple.

Septième long métrage de l’Iranien Asghar Farhadi, « le Client » repartit du dernier Festival de Cannes avec, chose exceptionnelle, deux prix: le prix du scénario et d’interprétation masculine! Trois ans après un intermède français avec « le Passé », le réalisateur d' »une Séparation » revient chez lui pour une nouvelle variation sur un air qu’il connaît bien. En effet, Farhadi n’aime rien tant que ces histoires simples, habilement conçues, qui mettent les personnages face à des dilemmes moraux. Ici, un couple est forcé de quitter son appartement menacé d’effondrement et se retrouve dans l’ancien appartement de ce qui semble être une prostituée. Un soir Rana sera victime d’une agression et Emad n’aura de cesse de retrouver le coupable et venger son épouse. La thématique ici est donc la vengeance et son pendant, le pardon, à travers un scénario à la mécanique implacable; les deux heures passant comme un éclair tant tout s’enchaîne limpidement. La mise en scène est également remarquable tout comme l’interprétation de Shahab Hosseini et Taraneh Allidousti. « Le Client » passionne, questionne et prend aux tripes à travers un final bouleversant; Farhadi continue de construire une oeuvre cohérente et magistrale!

4.5

 

Les Autres films de Farhadi:

CRITIQUE BLU-RAY: LE PASSE

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LE FILM: 9/10

La critique est ici

TECHNIQUE: 10/10

Irréprochable!

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, on trouve un très bon making of de 26 mins.

VERDICT: 9/10

L’un des grands films de l’année!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution



CRITIQUE: LE PASSE

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Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour tenter d’améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé…

Pour son sixième long métrage, le cinéaste iranien dont le dernier film, « Une Séparation« , a fait sa renommée dans le monde entier, a choisi de tourner son film en France. L’excitation le disputait à l’inquiétude tant ce genre de déplacement se fait rarement sans dégâts! Le Passé est une très belle réussite dont le principal intérêt sera, je l’espère, de faire découvrir l’immense scénariste et cinéaste qu’est Farhadi à ceux qui n’ont pas eu la curiosité de découvrir ses précédents films.

Reprenant les thèmes qui lui sont chers comme la famille et ses conflits, le secret, le mensonge, Farhadi nous offre un récit gigogne débutant sur un postulat simple avec un couple qui se retrouve pour divorcer, un nouveau conjoint et des enfants dont on ne sait pas exactement à qui ils sont. A partir de là, petit à petit, certaines questions trouvent leur réponse et des problèmes surgissent au gré des révélations des uns et des autres. Seul le personnage d’Ahmad semble irréprochable et à la recherche de solutions mais tout ce qu’il entreprend semble conduire inexorablement au conflit. Tous les autres personnages autour de lui, comme dans les précédents films de Farhadi, attirent la sympathie ou l’antipathie au fur et à mesure que les secrets sont révélés.

Comme toujours mis en scène avec une précision impressionnante, le film épate surtout par son scénario à la mécanique implacable même s’il paraît parfois trop écrit et trop parfait. Tahar Rahim, comme toujours excellent donne la réplique à une Bérénice Béjo surprenante,  à un très bon Ali Mosaffa au jeu tout en douceur et à la révélation Pauline Burlet en adolescente rongée par la douleur. C’est donc un exil réussi pour Asghar Farhadi même si la dimension documentaire de ses précédents films sur son pays, la société iranienne ou la religion est ici absente.

Une vraie démonstration de cinéma pur vraiment impressionnante.

NOTE: 9/10

JEU-CONCOURS: 3 DVD DU FILM « LES ENFANTS DE BELLE VILLE » A GAGNER(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie du film « les enfants de Belle Ville » en DVD, CINEDINGUE et MEMENTO FILMS sont heureux de vous offrir 3 DVD du film. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 26 novembre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses. Ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter augmentent leurs chances!

Les gagnants ont recu un mail!

CRITIQUE DVD: Les Enfants de Belle Ville

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LE FILM: 9/10

Akbar est jeune, il vient d’avoir 18 ans, mais Akbar est condamné à mort. Alors qu’il attend son exécution dans une prison de Téhéran, son meilleur ami et sa sœur vont tenter d’obtenir le pardon du père de sa victime, seul moyen pour lui d’échapper à son destin.

Après avoir découvert ses trois derniers films, « la Fête du Feu » (2006), « A propos d’Elly » (2009) et bien sûr « Une Séparation » (2011), c’est son deuxième long métrage qui débarque en DVD avec huit ans de retard.

Déjà dans « les Enfants de Belle Ville » on retrouve le style Farhadi, avec cette façon, avec une histoire toute simple à la base (ici un jeune garçon en quête de pardon pour sauver la tête de son ami), d’ouvrir à la manière de poupées gigognes toutes sortes de pistes nouvelles permettant d’aborder tout autant de thèmes différents. Et comme dans ses films suivants, tout manichéisme est banni, chaque personnage ayant ses raisons, aucun n’étant plus condamnable qu’un autre. Ici, Farhadi donne à son public à réfléchir sur la peine de mort, la justice, le pardon, le sacrifice, la religion et bien d’autres sujets encore sans jamais donner de leçons et en faisant appel à l’intelligence du spectateur. Non content de s’appuyer sur un scénario brillant, Farhadi propose également une mise en scène sans esbrouffe mais toujours juste. Pour donner corps à ses personnages, il s’appuie sur une troupe de comédiens tous impeccables dont la magnifique Taraneh Alidoosti, sosie oriental de Valeria Golino!

Encore un très beau film de Farhadi à découvrir absolument!

Pour ne rien gâcher, la copie proposée sur ce DVD est parfaite!

LES BONUS: 6/10

Outre les bandes-annonces des autres films de Farhadi disponibles en video chez nous, on trouve une courte interview de Farhadi (7 mins), un revue de presse et la filmo du réalisateur.

VERDICT: 9/10

Indispensable comme tous les films de Farhadi!

Disponible en DVD (19,99 euros) chez Memento Films dès le 20 novembre.

CRITIQUE: LES ENFANTS DE BELLE VILLE

Akbar est jeune, il vient d’avoir 18 ans, mais Akbar est condamné à mort. Alors qu’il attend son exécution dans une prison de Téhéran, son meilleur ami et sa sœur vont tenter d’obtenir le pardon du père de sa victime, seul moyen pour lui d’échapper à son destin.

Après avoir découvert ses trois derniers films, « la Fête du Feu » (2006), « A propos d’Elly » (2009) et bien sûr « Une Séparation » (2011), c’est son deuxième long métrage qui sort sur nos écrans avec huit ans de retard.

Déjà dans « les Enfants de Belle Ville » on retrouve le style Farhadi, avec cette façon, avec une histoire toute simple à la base (ici un jeune garçon en quête de pardon pour sauver la tête de son ami), d’ouvrir à la manière de poupées gigognes toutes sortes de pistes nouvelles permettant d’aborder tout autant de thèmes différents. Et comme dans ses films suivants, tout manichéisme est banni, chaque personnage ayant ses raisons, aucun n’étant plus condamnable qu’un autre. Ici, Farhadi donne à son public à réfléchir sur la peine de mort, la justice, le pardon, le sacrifice, la religion et bien d’autres sujets encore sans jamais donner de leçons et en faisant appel à l’intelligence du spectateur. Non content de s’appuyer sur un scénario brillant, Farhadi propose également une mise en scène sans esbrouffe mais toujours juste. Pour donner corps à ses personnages, il s’appuie sur une troupe de comédiens tous impeccables dont la magnifique Taraneh Alidoosti, sosie oriental de Valeria Golino!

Encore un très beau film de Farhadi à découvrir absolument!

NOTE: 9/10