CRITIQUE: CORALINE (2008)

Universal Pictures International France

Coraline Jones est une jeune fille dégourdie. Elle vient d’emménager avec ses parents dans une vieille maison. Ses parents, très occupés, ne s’occupent pas beaucoup d’elle; elle part donc à la découverte de sa nouvelle maison. Elle va trouver une petite trappe dans un mur dans laquelle elle va s’engouffrer. Au bout du chemin, elle se retrouve dans un monde où tout a l’air pareil mais en mieux: sa chambre est magnifiquement décorée, le chat si peu courtois d’habitude est très sympathique et ses parents sont parfaits!

Malheureusement, ses derniers vont petit à petits devenir monstrueux et tenter de retenir Coraline dans ce monde. Elle tente alors tout pour revenir au monde réel et sauver ses parents en danger.

Henry Sellick, à qui l’on doit « l’étrange noël de Monsieur Jack » et « James et la pêche géante » réalise ici un véritable bijou de poésie et d’imagination. Esthétiquement magnifique, il navigue toujours dans cet univers proche de celui de Tim Burton (il produit le film) entre fantastique et conte pour enfants et nous en met plein les yeux avec des trouvailles à chaque plan. Ces merveilles visuelles sont portées par une splendide partition de Bruno Coulais qui s’adapte parfaitement à l’ambiance du film.

Un régal pour les parents et bien sûr pour les enfants (ma fille de 6 ans n’a pas bougé, c’est un signe!).

CRITIQUE: LE RUBAN BLANC (2009)

Les Films du Paradoxe

Nord de l’Allemagne, un petit village protestant à quelques mois du début de la Première Guerre Mondiale. L’histoire des enfants du village, de leur instituteur, le baron, la sage-femme, le médecin… D’étranges incidents se succèdent… Qui en est l’auteur?

Dans un somptueux noir et blanc qui renforce l’aspect strict et sévère de l’histoire, Haneke plonge ses spectateurs dès le début dans un climat opressant, angoissant mais aussi envoutant. Ce qui frappe dans ce film, c’est qu’aucun plan ne semble être le fruit du hasard, tout a un sens. Quant à l’impression de violence crue que l’on ressent tout au long du film alors que finalement tout se déroule souvent hors champ, elle est accentuée par cette absence de musique. Oui, on entend de la musique dans une ou deux scènes mais aucune bande originale à proprement parler dans le but de souligner l’action. Outre l’aspect formel absolument épatant, Haneke nous mène à réfléchir sur la morale et sur les conséquences qu’engendre le fait de vouloir imposer à tout prix certaines valeurs.

Une Palme d’Or absolument méritée à découvrir ou redécouvrir en dvd et blu-ray! La version blu-ray est magnifique et met vraiment en valeur ce somptueux noir et blanc. Les bonus sont à la hauteur avec un making-of de 30 minutes, la montée des marches, la conférence de pressr et la remise de la Palme à Cannes, ainsi qu’un portrait d’une cinquantaine de minutes de Michael Haneke très instructif.