Critique: Marie Francine

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Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… … à 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question…

Vingt ans après ses débuts de réalisatrice avec « Quadrille », Valérie Lemercier réalise son cinquième film, « Marie Francine ». Elle utilise un phénomène de plus en plus courant dans nos sociétés modernes, le retour chez Papa Maman à la suite d’une séparation ou d’une perte d’emploi, les deux cumulés dans le cas de Marie Francine! D’un charme fou, le nouveau film de Lemercier ne cherche jamais à faire rire à tout prix mais parsème son récit de moments drôles et surtout pleins de fantaisie. Le duo Lemercier/Timsit fonctionne merveilleusement bien et le couple de parents Hélène Vincent/Philippe Laudenbach réserve les scènes les plus croustillantes du film. Un vrai feel Good movie!

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CRITIQUE DVD: IDENTITE SECRETE

LE FILM:

Nathan Harper, jeune lycéen plutôt beau gosse, vit une vie comme les autres garçons de son âge, entre cours, flirts et premières soirées. Dans le cadre d’un devoir de classe sur Internet qu’il prépare avec sa voisine Karen, il tombe sur un site d’enfants disparus. Gros problème: il trouve une photo de lui, enfant. Mais s’il a disparu étant enfant, alors qui sont les deux personnes avec qui il vit et qu’il pensait être ses parents ? Les ennuis vont commencer pour nathan et Karen…

Mais où est passé le prometteur réalisateur de « Boyz’n the hood » ? Depuis son intéressant premier film, John Singleton se complaît dans des productions de commande sans grand intérêt, voire médiocres comme « 2 fast, 2 furious », « Quatre frères » ou encore « Shaft ». Ici, Singleton se lance dans un « Teen Movie » d’action et c’est sa seule originalité, ce genre de film lorgnant habituellement vers la comédie type « American Pie » ou le fantastique (Scream, Twilight…). Le scénario sans aucune surprise et de surcroît peu regardant côté vraisemblance, ne vise qu’à mettre en valeur le sourire et la musculature avantageuse de Taylor Lautner. Quelques guest stars comme Sigourney Weaver et Maria Bello viennent apporter un peu de cachet à l’entreprise mais même si le film se laisse regarder, il séduira avant tout les moins de 16 ans, ce qui après tout, est bien l’objectif.

Le DVD représente le top au niveau de l’image et du son (préférer la VO !) de ce qu’on peut voir sur ce support!

LES BONUS:

On trouve outre les bandes d’annonce d’usage, un making of langue de bois habituel sur ce genre de films, une interview de Taylor Lautner donnée lors de son passage à Paris (où il fait clairement comprendre que tourner dans Twilight n’est pas très intéressant!), une évocation du tournage par le comédien sous forme de journal assez sympa, un doc sur les cascades et un bêtisier! Complet!

VERDICT:

Un DVD de belle tenue pour un film qui ravira les ados!

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En DVD (19,99 euros) et Blu-Ray(24,99 euros)dès le 1er février chez Metropolitan Filmexport !

CRITIQUE: UN HEUREUX EVENEMENT (2011)

Quand Barbara, jeune étudiante en Philo et Nicolas, vendeur dans un video-club et éternel adolescent, se rencontrent, c’est très vite l’Amour fou. Au bout de quelques mois, dans l’insouciance, ils décident de faire un enfant. La vie du jeune couple, de la grossesse aux premiers pas de la petite Léa, va s’en trouver bouleversée. Personne n’avait préparé les jeunes adultes à un tel cataclysme.

Tiré d’un roman éponyme d’Eliette Abécassis, c’est le troisième long métrage de Rémi Bezançon à qui l’on doit « ma vie en l’air » et le très surcoté « le premier jour du reste de ta vie ».  Très clairement calibré pour faire un carton (je prends les paris!), en particulier chez les trentenaires dont j’ai l’honneur de faire partie, le film est pourtant loin d’être réussi. Il comporte exactement les mêmes défauts que le film précédent de Bezançon à savoir un style ouvertement calqué sur les romcoms « étatsuniennes », ce qui comprend entre autres une utilisation abusive de la musique (encore une fois de Sinclair qui ferait mieux de retourner dans son jury sur M6). Pourquoi toujours souligner les scènes « d’émotion » avec du violon et parsemer le film de scènes ponctuées de rock à la façon des clips? Au niveau narratif ensuite, je suis très gêné par l’usage excessif de la voix off; autant le « je » ne nuit pas du tout à la lecture de cet excellent livre autant cet outil est à prendre avec des pincettes au Cinéma, ce que n’a pas fait Rémi Bezançon.

Maintenant, la parole est à la défense! Certes, même si aucun lieu commun ne nous est épargné (les ébats dérangés par les cris du bébé, les couches sales qui sentent mauvais et le vomi sur le col des chemises, j’en passe et des meilleures!), certaines scènes m’on fait sourire me remémorant certains bons moments de ma vie de jeune père. La scène de la rencontre du couple est aussi une superbe idée dont je vous laisse la surprise. Le couple Louise Bourgoin/Pio Marmaï est excellent, démontrant une complicité qui fait plaisir à voir et prouvant que l’ancienne miss météo est une vraie actrice (en course pour un César?) ! C’est SON film! Josiane Balasko trouve ici son meilleur rôle depuis des lustres, incarnant à merveille la mère soixante-huitarde de Louise Bourgoin.

« Un heureux évènement » est donc un film qui amusera sûrement ceux qui ont eu des enfants et qui en dégoûtera les autres!

CRITIQUE: L’ORPHELINAT (2007)

Wild Bunch Distribution

Le plus grand succès espagnol de tous les temps! Et c’est amplement mérité!

Juan Antonio Bayona rejoint Guillermo Del Toro et Alejandro Amenabar au sein de cette Nouvelle Vague espagnole dont on parle tant en ce moment.Et ici, ça n’a rien à voir avec le très décevant « Abandonnée » de Nacho Cerda; il s’agit là d’un sommet du film de « fantômes », genre très codifié, rempli de passages obligés.

Laura s’installe avec son mari et son fils adoptif, Simon, dans l’orphelinat au sein duquel elle a grandi: elle souhaite en faire un centre pour handicapés. Simon joue, de plus en plus souvent, avec des enfants imaginaires, au grand dam de ses parents. Un jour, Simon disparaît et les mois passant, Laura va commencer à croire à cette histoire d’enfants qui auraient enlevé Simon et à entrer dans l’univers de son fils. Elle y fera d’étranges découvertes…

Tous les classiques du genre sont donc réunis dans ce film: grande maison isolée à la « Psychose », bruits nocturnes, grincements de portes et cris d’enfants… Les mêmes ingrédients que dans l’excellent « les Autres » d’Alejandro Amenabar. Mais Bayona réussit malgré ça à nous transporter dans son histoire du début à la fin grâce à une mise en scène brillante, sans esbrouffe et effets de styles faciles.

Le dénouement vous glacera le sang autant qu’il vous nouera la gorge d’émotion. Il s’agit ici vraiment d’un coup de maître à découvrir de toute urgence.

CRITIQUE: CORALINE (2008)

Universal Pictures International France

Coraline Jones est une jeune fille dégourdie. Elle vient d’emménager avec ses parents dans une vieille maison. Ses parents, très occupés, ne s’occupent pas beaucoup d’elle; elle part donc à la découverte de sa nouvelle maison. Elle va trouver une petite trappe dans un mur dans laquelle elle va s’engouffrer. Au bout du chemin, elle se retrouve dans un monde où tout a l’air pareil mais en mieux: sa chambre est magnifiquement décorée, le chat si peu courtois d’habitude est très sympathique et ses parents sont parfaits!

Malheureusement, ses derniers vont petit à petits devenir monstrueux et tenter de retenir Coraline dans ce monde. Elle tente alors tout pour revenir au monde réel et sauver ses parents en danger.

Henry Sellick, à qui l’on doit « l’étrange noël de Monsieur Jack » et « James et la pêche géante » réalise ici un véritable bijou de poésie et d’imagination. Esthétiquement magnifique, il navigue toujours dans cet univers proche de celui de Tim Burton (il produit le film) entre fantastique et conte pour enfants et nous en met plein les yeux avec des trouvailles à chaque plan. Ces merveilles visuelles sont portées par une splendide partition de Bruno Coulais qui s’adapte parfaitement à l’ambiance du film.

Un régal pour les parents et bien sûr pour les enfants (ma fille de 6 ans n’a pas bougé, c’est un signe!).

CRITIQUE: AWAY WE GO (2009)

Mars Distribution

Burt et Verona, un jeune couple « bobo », attendent leur premier enfant. Les parents de Burt partant s’installer à l’étranger, plus rien ne les retient dans leur petite ville. C’est l’occasion de donner une nouvelle orientation à leur vie et de trouver un nouveau nid pour leur bébé…

Réalisé par Sam Mendes à qui l’on doit « American Beauty », « les Sentiers de la perdition » ou dernièrement « les Noces Rebelles », ce road-movie aux airs de quête initiatique est un petit film indépendant sans star exceptés Maggie Gylenhall dans le rôle d’une mère babacool et Jeff Daniels dans le rôle du père de Burt. Mendes s’est donc éloigné des paillettes pour nous conter l’histoire d’un jeune couple d’aujourd’hui, pas des canons de beauté avec des problèmes comme tout le monde. Il nous montre les questions qui pleuvent dans la tête de futurs parents sur l’avenir,  sur la vision qu’ils souhaitent donner d’eux à leur enfant, le devenir de leur couple, de leur sexualité, etc…

Le film réserve quelques moments très drôles dans lesquels chacun se retrouvera et reste toujours bien au-dessus du lot de comédies qu’on nous sert régulièrement sur le sujet. Une jolie surprise à voir en dès maintenant en dvd (warner home video).