CRITIQUE: LE RUBAN BLANC (2009)

Les Films du Paradoxe

Nord de l’Allemagne, un petit village protestant à quelques mois du début de la Première Guerre Mondiale. L’histoire des enfants du village, de leur instituteur, le baron, la sage-femme, le médecin… D’étranges incidents se succèdent… Qui en est l’auteur?

Dans un somptueux noir et blanc qui renforce l’aspect strict et sévère de l’histoire, Haneke plonge ses spectateurs dès le début dans un climat opressant, angoissant mais aussi envoutant. Ce qui frappe dans ce film, c’est qu’aucun plan ne semble être le fruit du hasard, tout a un sens. Quant à l’impression de violence crue que l’on ressent tout au long du film alors que finalement tout se déroule souvent hors champ, elle est accentuée par cette absence de musique. Oui, on entend de la musique dans une ou deux scènes mais aucune bande originale à proprement parler dans le but de souligner l’action. Outre l’aspect formel absolument épatant, Haneke nous mène à réfléchir sur la morale et sur les conséquences qu’engendre le fait de vouloir imposer à tout prix certaines valeurs.

Une Palme d’Or absolument méritée à découvrir ou redécouvrir en dvd et blu-ray! La version blu-ray est magnifique et met vraiment en valeur ce somptueux noir et blanc. Les bonus sont à la hauteur avec un making-of de 30 minutes, la montée des marches, la conférence de pressr et la remise de la Palme à Cannes, ainsi qu’un portrait d’une cinquantaine de minutes de Michael Haneke très instructif.

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