CRITIQUE: PARIS (2008)

Mars Distribution

Un danseur du Moulin Rouge (Romain Duris) qu apprend qu’il souffre d’une grave maladie et se rapproche de sa soeur (Juliette Binoche), un prof de fac (Fabrice Lucchini) qui a le béguin pour une de ses élèves (Mélanie Laurent), un marchand de fruits et légumes (Albert Dupontel) qui vit mal sa séparation avec sa femme qui est aussi sa vendeuse, etc… Tous ces personnages vont se croiser à un moment ou à un autre comme dans tout film choral qui se respecte. Malheureusement, on en a rien à cirer! Leurs histoires sont toutes aussi inintéressantes et on passe tellement vite d’un personnage à un autre qu’on n’a pas le temps de s’y attacher.

Klapisch nous fait ici son Lelouch et je ne vous cache pas que je ne suis pas du tout fan de ce dernier. On assiste même à certaines scènes complètement surréalistes, comme par exemple ces mannequins qui viennent draguer les marchands de primeur qui s’approvisionnent à Rungis finissant par se bécoter au milieu des quartiers de viande, on y croit!

Bref, 2 heures d’une espèce de bouillie informe, à éviter!

L’HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE (2009)

Paul Exben a tout pour être heureux: une belle situation, une femme, deux enfants et une belle maison. Mais quelque chose l’en empêche. Il est persuadé que sa femme a une liaison et il a raison. Alors qu’il rencontre l’amant, les esprits s’échauffent et Paul le tue involontairement. Il décide de garder l’accident sous silence et de disparaître sous l’identité du mort…

Adapté d’un roman de Douglas Kennedy, le film est réalisé par Eric Lartigau plus connu pour avoir réalisé « Mais qui a tué Pamela Rose » et « prête-moi ta main » deux comédies à l’univers bien éloigné de ce drame très noir. Je ne me hasarderais pas à vous parler de la qualité de l’adaptation, n’ayant pas lu le livre. Mais tout ce que je peux vous dire est que je n’ai pas, mais alors pas aimé du tout ce que j’ai vu! Truffé d’incohérences et d’invraisemblances, le scénario ne parvient jamais à accroché le spectateur. Hormis le fait qu’on nous sert encore une fois la vie d’un jeune bobo qui malgré tout ce qu’il a, se gratte quand même la tête, la mise en scène est assez irréprochable. Mais Dès le moment où le personnage principal commet l’irréparable, on sombre dans le n’importe quoi ( avec quelle facilité on élimine quelqu’un et on lui prend son identité! Ca laisse rêveur!)et l’on peine à comprendre les motivations du personnage! Mais qu’est-ce qu’il va donc foutre au Montenegro et qu’est ce que c’est que cette histoire de clandestins?

Cerise sur le gâteau: la diction plus qu’approximative de Romain Duris demande une concentration épuisante pour parvenir à saisir tout ce qui s’échappe de sa bouche! Pourquoi un tel succès? Mystère…