Critique: Mission Impossible Fallout

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Titre original Mission: Impossible – Fallout
Réalisation Christopher McQuarrie
Scénario Christopher McQuarrie
Acteurs principaux
Sociétés de production Skydance Productions
Bad Robot Productions
TC Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre espionnage
Durée 147 minutes
Sortie 1er août 2018

Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… 
Dans MISSION : IMPOSSIBLE – FALLOUT, Ethan Hunt accompagné de son équipe de l’IMF – Impossible Mission Force et de quelques fidèles alliées sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission.

Sixième opus de la franchise MI, « Fallout » est à nouveau réalisé par Christopher McQuarrie et reste dans le prolongement du précédent.  Le Syndicat est toujours au centre de la menace que doit combattre l’équipe d’Ethan Hunt. Il s’agit ici de mettre la main sur trois charges de plutonium destinées à  causer des millions de morts. Si l’on peut faire un reproche à ce nouveau volet, c’est de compliquer et d’étirer au maximum une intrigue finalement assez basique pour arriver à un film de près de 2h30 qui aurait pu être raccourci d’une bonne vingtaine de minutes. Mais ne faisons pas la fine bouche, ce Mission Impossible  est un film d’action crépusculaire qui n’est pas sans rappeler les derniers Batman de Nolan. Les nombreuses scènes d’action sont hallucinantes, Cruise ne vieillit toujours pas et la prestation d’Henry Cavill vaut son pesant de cacahuètes! Les amateurs de grand spectacle échevelé en auront pour leur argent!

4

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Critique Bluray: Dans la Brume

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Réalisation Daniel Roby
Scénario Jimmy Bemon
Mathieu Delozier
Guillaume Lemans
Acteurs principaux
Sociétés de production Splendido Quad Cinéma
Section 9
Esprit Frappeurs
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau : Québec Québec
Genre science-fiction
Sortie 4 avril 2018

LE FILM:

3.5

Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume…

La SF française, genre quasi inexistant, a enfin un représentant plus qu’honorable. Quand une mystérieuse et mortelle brume s’abat sur Paris, une famille tente de survivre. Le pitch est simple et efficace, on ne cherche même pas à connaître l’origine de cette brume, le film étant un pur survival au rythme impeccable (2 mins d’exposition puis 1h25 d’action). Et surtout, outre le duo Romain Duris/Olga Kurylenko qui fonctionne plutôt bien, le film bénéficie d’effets spéciaux vraiment bluffant! Prometteur!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable et efficace!

BONUS:

1.5

Seul bonus, un court making of d’une quinzaine de minutes…

VERDICT:

3.5

Un film de SF prenant et aux effets spéciaux brillants!

Disponible en DVD (16.99 euros) et Bluray (19.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 7 août

 

Critique Bluray: Irma la Douce

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Réalisation Billy Wilder
Scénario Billy Wilder et I. A. L. Diamond
Acteurs principaux
Sociétés de production Mirisch Corporation
Phalanx Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie romantique
Durée 147 min
Sortie 21 août 1963

LE FILM:

3.5

A Paris, dans le quartier des Halles, les prostituées et leurs souteneurs vivent en bonne intelligence avec les gens de la police. C’est alors que débarque Nestor Patou, flic droit, honnête et naïf. Il ne tarde pas à tomber amoureux d’Irma la Douce, la plus populaire des prostituées de la rue.

Quelques années à peine après « Certains l’aiment chaud » et « la Garçonnière », Billy Wilder adapte une comédie musicale, « Irma la Douce » dont il a fait disparaître toutes les chansons! Situé dans un Paris d’opérette, le film de Wilder réunit à nouveau le duo Jack Lemmon/Shirley McLaine. Elle est prostituée et lui un policier d’une naïveté confinant à la bêtise. Après avoir été viré de la police, il va se retrouver l’amant et le souteneur de la belle Irma. Ne supportant pas l’idée de la voir avec d’autres hommes, il va s’inventer un personnage pour devenir son seul et unique client. Après une première heure bien tenue et assez drôle, le film s’enlise un peu dans son quiproquo et s’étire un peu. Si « Irma la Douce » est un film mineur de son cinéaste, il vaut tout de même le détour pour son duo d’interprète et même son trio, le personnage du barman Moustache valant son pesant de cacahuètes!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie restaurée impeccable!

BONUS:

3.5

Outre deux sujets sur les décors et la naissance du personnage d’Irma, on trouve surtout un excellent entretien entre les journalistes Olivier Macheret et Fred Mercier, fan de Wilder devant l’éternel!

VERDICT:

3.5

Même un Wilder mineur reste indispensable!

Disponible en Bluray (19.99 euros) chez RIMINI EDITIONS

Ennio Morricone The 60 Years Of Music Tour

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Hier soir et aujourd’hui se tiennent les dernières dates françaises de la tournée des 60 ans de carrière de l’immense Ennio Morricone au Palais des Congrès de Paris où j’avais la chance d’être présent.

Après que les 200 choristes et musiciens de l’Orchestre Symphonique National tchèque soient entrés en scène, il ne manquait plus que le chef, il maestro, Ennio Morricone, auteur de près de 500 musiques de films depuis le début des années 60. Les applaudissements réussiront à le faire venir après quelques longues secondes durant lesquelles le public piaffait d’impatience! Son arrivée en scène, à son rythme (87 ans tout de même!), déclencha l’une des multiples standing ovations de la soirée, le public ayant conscience du privilège d’assister à un moment unique face à l’un des grands génies contemporains de la musique.

Si Morricone est l’auteur d’un nombre incalculable de « tubes » de la musique de films, il a choisi ,pour ses 60 ans, de proposer un éventail assez large de ses compositions, sans forcément jouer tous ses « tubes ». Son répertoire débutera d’ailleurs par certaines compositions qu’il a faites pour Giuseppe Tornatore (The Best Offer) ou Roberto Faenza (H2S) peu connues et pas vraiment grand public, celui-ci paraissant déstabilisé. Puis très vite, les premières notes de Chi Mai (le Professionnel ou Royal Canin pour les profanes) déclencheront des murmures dans la salle et les premiers frissons.

Tous les 2-3 morceaux, le Maître se retourne pour saluer son public qui lui réservera à chaque fois une nouvelle standing ovation. Durant la soirée, Morricone nous offrira ses classiques leoniens, excepté « l’Homme à l’harmonica », les westerns comme « Il était une fois en Amérique » mais également sa composition pour « les Huit Salopards » de Tarantino ou encore les principaux thèmes de « Mission ». Le grand moment sera celui de « the Ecstasy of gold » (le Bon, la Brute et le Truand) avec la voix hallucinante de Susanna Rigacci.

La baguette du Maître est toujours aussi précise et les musiciens sous ses ordres semblent empreints d’un profond respect. Le spectateur, lui, oscillera entre l’admiration, l’enthousiasme et l’émotion, les poils dressés et la larme à l’oeil. Seul regret, l’absence de certains thèmes somptueux comme ceux composés pour De Palma, notamment « les Incorruptibles » et « Outrages » alors que les multiples rappels seront des oeuvres déjà jouées au cours de la soirée.

Quoi qu’il en soit, nous aurons assisté à un moment rare et unique, inoubliable.

Critique: Nocturama

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Réalisation Bertrand Bonello
Scénario Bertrand Bonello
Acteurs principaux

Vincent Rottiers; Finnegan Oldfield; Hamza Meziani; Manal Issa

Sociétés de production Rectangle Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame; Thriller
Durée 130 min

Paris, un matin. Une poignée de jeunes, de milieux différents.  Chacun de leur côté, ils entament un ballet étrange dans les dédales du métro et les rues de la capitale.  Ils semblent suivre un plan. Leurs gestes sont précis, presque dangereux.  Ils convergent vers un même point, un Grand Magasin, au moment où il ferme ses portes.  La nuit commence. 

« Nocturama », dernier film de Bertrand Bonello aurait dû être tourné il y a cinq ans mais le projet « Saint-Laurent » lui passa devant. Les attentats de janvier et novembre 2015 n’ont donc pas inspiré le film qui pourtant côtoie le réel. Dans un premier quart d’heure quasiment muet, on suit des jeunes de tous horizons traverser Paris et se croiser avec à l’image des heures qui s’affichent façon film de braquage. On comprend très vite que ces jeunes préparent un sale coup qui se vérifiera un peu plus tard lorsque quatre explosions retentiront dans des lieux emblématiques comme une statue de Jeanne d’Arc ou un Ministère. Dans les trois derniers quarts du film, la bande de jeunes terroristes se retrouveront pour passer la nuit dans un grand magasin parisien. Si l’on ne sait pas grand chose des réelles motivations de ces jeunes, on sait juste qu’ils sont issus de tous les milieux, de toutes les origines et qu’ils en ont après le système. Bonello ne donne pas de réponses ni d’opinions et encore moins de solutions. Mais il place ses personnages face à leurs contradictions quand chacun va céder aux sirènes de la pub et de la consommation en essayant des vêtements, en testant les équipements dernier cri, etc… La grande force du film et le talent de Bonello est d’offrir à chaque fois des films qui marquent et obsèdent le spectateur par la seule puissance de son Cinéma. La démarche est certes radicale mais si l’on y adhère, le film reste en mémoire longtemps et donne une vraie matière à réflexion. Peut-être le grand film français de l’année!

4.5

Concert Ciné-trio à Paris: les thèmes d’Amour au programme!

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Entre septembre et juin, tous les mois, l’association Musique et Toile organise des concerts de musiques de films sur Paris. Prochain concert au programme le 6 février à 18h30, au temple de Port-Royal avec les grands thèmes d’Amour au Cinéma!

Avec des extraits de Casablanca, West Side Story, Docteur Jivago, Ben Hur, Roméo et Juliette, Out of Africa, L’Amant, Titanic…

 

Avec Philippe Barbey-Lallia (piano),Cyril Baleton (violon) et Timothée Oudinot (hautbois).

Plus d’information ici

Pour vous chers lecteurs, avec le code promo « cinedingue », votre place passe de 16 à 10 euros!!! La billetterie est ici: https://www.weezevent.com/cine-trio-concert-25-06-02-16

Alabama Monroe: le concert !

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Si comme moi vous avez adoré le film « Alabama Monroe » et que vous vous êtes rué sur la fabuleuse BO du film, réjouissez-vous! Le groupe créé pour le film se produira en France pour une seule date , le vendredi 20 février au Café de la Danse à Paris!

Les places sont disponibles ici: https://www.weezevent.com/the-broken-circle-breakdown