Critique: Ce qui nous lie

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Réalisation Cédric Klapisch
Scénario Cédric Klapisch
Santiago Amigorena
Acteurs principaux
Sociétés de production Ce qui me meut
France 2 Cinéma
StudioCanal
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Sortie 14 juin 2017

Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

Après le tour du monde de Xavier de la trilogie de « l’auberge espagnole », Klapisch se pose en Bourgogne, dans les vignobles. Si la peinture du milieu viticole est bien documentée, ce qui intéresse le cinéaste c’est la famille et le couple, dans toute leur complexité.  Cette histoire d’héritage, au sens propre comme au figuré emporte l’adhésion grâce à un trio de jeunes comédiens époustouflants: Pio Marmaï dans la confirmation et François Civil (déjà vu dans 10% Cent) et Ana Girardot dans des rôles à leur mesure. Drôle, émouvant, « ce qui nous lie » résonnera probablement en chacun de nous et suscitera une vraie réflexion sur les priorités de la vie.

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CRITIQUE: CASSE-TETE CHINOIS

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LE FILM: 8.5/10


Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après L’Auberge Espagnole et dix ans après Les Poupées russes.

La vie de Xavier ne s’est pas forcément rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier u cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait ! Séparation. Famille recomposée. Homoparentalité. Immigration. Travail clandestin. Mondialisation. La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois ! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain…

Après deux films un peu décevants, « Paris » et « Ma Part du Gâteau », on attendait beaucoup de la suite des aventures de Xavier and Friends. Après « l’Auberge Espagnole » et « les Poupées Russes », « Casse-tête chinois » est le nouvau volet d’une oeuvre qui n’est pas sans rappeler celle de Truffaut avec son Antoine Doinel. Alors qu’on avait quitté Xavier et ses amis entre Londres et St Petersbourg, on les retrouve à l’aube de la quarantaine. Xavier a deux enfants avec Wendy mais cette dernière le quitte pour un New-Yorkais, obligeant celui-ci à rejoindre la Grosse Pomme pour poursuivre l’écriture de son livre. Isabelle a trouvé l’amour avec une Américaine d’origine asiatique et sollicite l’aide de Xavier pour procréer. Quant à Martine, seule avec ses deux enfants, elle vient passer quelques jours à New-York et se fait héberger par Xavier. Ce postulat de départ nous donne l’occasion de passer deux heures en compagnie de ces personnages qui se questionnent et font le bilan sur la première moitié de leur existence. Remarquablement écrit, ce troisième volet est également mis en scène avec beaucoup d’inventivité et surprend sans cesse. Ne cherchant pas le gag à tout prix, cette comédie de Klapisch est souvent à hilarante et si elle le doit à son scénario, elle le doit encore plus à son casting absolument parfait.

Au-delà du plaisir de retrouver ces personnages, le film brosse un portrait de New-York, ville multi-ethnique, qui colle parfaitement avec l’esprit de la saga. Un grand bravo et vivement la suite des aventures de Xavier et sa bande!

 

CRITIQUE: PARIS (2008)

Mars Distribution

Un danseur du Moulin Rouge (Romain Duris) qu apprend qu’il souffre d’une grave maladie et se rapproche de sa soeur (Juliette Binoche), un prof de fac (Fabrice Lucchini) qui a le béguin pour une de ses élèves (Mélanie Laurent), un marchand de fruits et légumes (Albert Dupontel) qui vit mal sa séparation avec sa femme qui est aussi sa vendeuse, etc… Tous ces personnages vont se croiser à un moment ou à un autre comme dans tout film choral qui se respecte. Malheureusement, on en a rien à cirer! Leurs histoires sont toutes aussi inintéressantes et on passe tellement vite d’un personnage à un autre qu’on n’a pas le temps de s’y attacher.

Klapisch nous fait ici son Lelouch et je ne vous cache pas que je ne suis pas du tout fan de ce dernier. On assiste même à certaines scènes complètement surréalistes, comme par exemple ces mannequins qui viennent draguer les marchands de primeur qui s’approvisionnent à Rungis finissant par se bécoter au milieu des quartiers de viande, on y croit!

Bref, 2 heures d’une espèce de bouillie informe, à éviter!