Critique: Jeune Femme

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Réalisation Léonor Serraille
Scénario Léonor Serraille
Acteurs principaux

Lætitia Dosch
Souleymane Seye Ndiaye
Grégoire Monsaingeon
Léonie Simaga
Nathalie Richard

Sociétés de production Blue Monday Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 97 minutes
Sortie 1er novembre 2017

Un chat sous le bras, des portes closes, rien dans les poches, voici Paula, de retour à Paris après une longue absence. Au fil des rencontres, la jeune femme est bien décidée à prendre un nouveau départ. Avec panache.

Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes, « Jeune femme » est le premier film de Leonor Seraille. Cette « jeune femme », c’est Paula, qui, alors qu’elle supporte mal sa séparation avec un photographe célèbre, pique sa crise et se retrouve aux urgences psychiatriques! Survoltée, elle enchaîne les propos surréalistes; elle est de ceux que l’on regarde, dans le métro, en se disant « pauvre gars » ou « pauvre fille » et en passant notre chemin. C’est justement ce que tout le monde fait avec elle, même sa propre mère qui ne veut plus la voir. Elle se retrouve donc à la rue, passant de chez une amie à une chambre d’hôtel minable, d’un job de baby sitter alors que sa seule référence tient à « j’adore les enfants », à un boulot de vendeuse de lingerie. Tout ce qu’elle veut, c’est être aimée et se faire une place dans une société pas faite pour elle.

Ce premier film, plein de vitalité et d’idées, est l’occasion de découvrir une actrice, déjà aperçue dans « la Bataille de Solférino », Laetitia Dosch, impressionnante dans la variété de son jeu et sa fraîcheur. Un magnifique portrait d’une jeune femme perdue pour l’un des films les plus attachants de l’année!

4.5

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