Critique: Passion Simple (FIFIB 2020)

« À partir du mois de septembre l’année dernière, je n’ai plus rien fait d’autre qu’attendre un homme : qu’il me téléphone et qu’il vienne chez moi. Tout de lui m’a été précieux, ses yeux, sa bouche, son sexe, ses souvenirs d’enfant, sa voix… »

Quatrième long métrage de la réalisatrice franco-libanaise Danielle Arbid, « Passion Simple » est l’adaptation du livre éponyme d’Annie Ernaud qui rencontra lors de sa sortie un joli succès public à défaut d’un succès critique. Passion Simple est l’histoire d’une jeune professeure de lettres, maman d’un petit garçon, qui vit une histoire passionnelle avec un jeune Russe marié de son côté. La règle est simple: elle n’a pas le droit de l’appeler mais juste d’attendre qu’il veuille bien la voir. Leurs rencontres sont exclusivement basées sur le sexe. Pourtant, Petit à petit, Hélène perd la raison… La réalisatrice illustre cette passion charnelle filmant les ébats de manière assez crue mais jamais vulgaire avec un joli travail sur la photo. Seul regret, une utilisation de la musique un peu hors sujet, donnant à ce film plutôt réaliste des airs de romcom à certains moments. Petit détail tant l’interprétation magistrale de Laetitia Dosch confirme une fois de plus quelle grande actrice elle est. A voir…

Critique: Si j’étais un homme

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Réalisation Audrey Dana
Scénario Audrey Dana
Maud Ameline
Acteurs principaux
Sociétés de production Fidélité Films
Curiosa Films
Moana Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 22 février 2017

Qui n’a jamais imaginé ce que ça ferait d’être dans la peau du sexe opposé, ne serait-ce qu’une journée ? Eh bien, pas Jeanne !
Fraichement divorcée, séparée de ses enfants une semaine sur deux, pour elle les mecs c’est fini, elle ne veut plus jamais en entendre parler. Mais un beau matin, sa vie s’apprête à prendre un drôle de tournant, à première vue rien n’a changé chez elle… à un détail près !
De situations cocasses en fous rires avec sa meilleure amie, de panique en remise en question avec son gynéco, notre héroïne, tentera tant bien que mal de traverser cette situation pour le moins… inédite.

Deux ans après un premier essai très moyennement réussi, « Sous les jupes des filles« , où elles nous parlaient des femmes et de leurs secrets, la réalisatrice Audrey Dana récidive avec « si j’étais un homme ». Après avoir fait un long travail d’enquête auprès de spécimens masculins sur leur vie et leur sexualité, son nouveau projet voit le jour avec l’histoire d’une femme dégoûtée des hommes qui se voit un matin, affublée d’un pénis! On se souvient de tentatives similaires avec « dans la peau d’une blonde » de Blake Edwards ou « ce que veulent les femmes » dans lequel Mel Gibson se mettait à entendre toutes les pensées des femmes, deux tentatives plutôt réussies. Malheureusement ici, rien ne fonctionne et l’on se saisit pas vraiment ce que la réalisatrice veut nous dire, si ce n’est qu’avoir un pénis induit forcément un comportement de goujat. Le jeu outrancier des comédiens, Audrey Dana, est difficilement supportable et les gags, souvent ridicules, tournent essentiellement autour des inconvénients techniques: s’asseoir dessus à moto, se la coincer dans la braguette, etc… Le film vire assez vite à la comédie romantique avec un homme bien (ouah! Enfin un!) incarné par Elmosnino mais comment faire avec une quéquette? On aurait pu croire à un manifeste pro-transgenre mais non, l’héroïne est en quête de « normalité »… Bref, à quoi bon? On se le demande pendant 90 minutes desquelles émerge la seule Alice Belaïdi qui, on l’espère, trouvera enfin un rôle et un film à la mesure de son talent!

0.5