CRITIQUE DVD: TORPEDO

LE FILM: 7/10

Michel Ressac, 35 ans et sans situation précise, passe son temps à ne rien  réussir… Sa vie va pourtant changer du tout au tout quand un matin un appel téléphonique va lui annoncer qu’il vient de gagner le repas de sa vie avec son idole Eddy Merckx. C’est pour lui l’occasion inespérée de se « rabibocher » avec son père avec qui, à son grand regret, il ne partage plus grand chose mis à part la passion du vélo…

Le torpedo, c’est un vélo muni d’un système de rétropédalage qui oblige à pédaler, toujours pédaler, sous peine de s’arrêter net et de se casser la gueule. C’est un peu la vie de Michel Ressac, qui tente d’avancer, même si parfois il pédale dans la semoule! Premier film belge de Mathieu Donck, « Torpedo » nous conte donc la quête de Michel Ressac dont la vie n’est que succession d’échecs qui, pour faire un dernier cadeau à son père mourant, tente de se fabriquer une famille pour gagner un repas avec Eddie Merckx! Road-movie initiatique, le film repose avant tout sur son duo d’interprètes Audrey Dana/François Damiens mais réserve quelques très jolis moments. Distillant assez finement quelques messages sur la société de consommation et sur la famille, ce Torpedo est une comédie qui gagne à être découverte tant elle permet de passer un excellent moment!

La copie proposée sur ce DVD est parfaite!

LES BONUS: 2/10

Outre 3 bandes-annonces de films avec l’acteur belge, une courte interview Allociné de l’actrice et son metteur en scène (4 mins entrecoupées d’extraits!) et c’est tout! Mince!

VERDICT: 6,5/10

Une jolie comédie pour un bon moment!

Disponible en DVD (19,99 euros) chez BAC VIDEO

 

CRITIQUE: NI A VENDRE NI A LOUER (2011)

C’est enfin le week-end, un week-end de printemps sur le littoral atlantique. Ce week-end-là, deux retraités se rendent dans leur résidence secondaire, une maisonnette aussi vaste qu’un timbre poste, et croisent un couple de punks ayant pour gîte une maison dessinée sur le sable d’une plage. Plus loin, deux imposteurs vêtus d’orange et de vert se mettent au golf non loin d’une procession funéraire. Au même moment, un représentant en parapluies a rendez-vous avec une maîtresse sado-maso dans un hôtel du bord de mer où séjournent deux couples dont l’existence sera chamboulée par un cerf-volant perdu. Il est aussi question d’étudiants des beaux arts, de voitures de sport, de voitures sans permis, de voitures de golf, de voitures volées, de caravane, de toile de tente, de lecteur de code-barres, de cadre photo décoré de coquillages et de tempête nocturne. Un week-end où les destins, les classes sociales, les générations, les sentiments, les douleurs comme les joies, se croisent. Un week-end à la mer, en somme.

Deux ans après « les petits ruisseaux« , Pascal Rabaté revient pour faire la nique aux blockbusters estivaux avec un film très très loin de ceux-ci en s’intéressant une fois de plus aux petites gens! Rabaté rend ici hommage aux films de Tati avec cette fantaisie qui malheureusement en découragera certains (3 personnes ont quitté la salle!). En effet, sans aucun dialogue, le film est une succession de saynètes dans lesquelles l’absurde est roi, quelque part entre « Monsieur Hulot » et « la party » de Blake Edwardes. Seule compte la mise en scène et Rabaté s’en sort plus que bien et nous offre même de bien jolies trouvailles comme l’épicier qui dessine lui-même ses codes-barres à la règle et au stylo! Côté personnages, Pascal Rabaté sait s’entourer, avec outre Gamblin, François Damiens, François Morel, ou encore Gustave Kervern. Le seul regret que j’ai tient au fait que ces merveilleux acteurs, si drôles quand ils s’expriment oralement soient réduits au silence. Bref, un exercice de style très réussi  à destination d’un public averti et une belle alternative aux Transformers et autres Harry Potter!