CRITIQUE: SPRING BREAKERS

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Pour financer leur Spring Break, quatre filles aussi fauchées que sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n’est que le début… Lors d’une fête dans une chambre de motel, la soirée dérape et les filles sont embarquées par la police. En bikini et avec une gueule de bois d’enfer, elles se retrouvent devant le juge, mais contre toute attente leur caution est payée par Alien, un malfrat local qui les prend sous son aile…

Sur un scénario assez mince, Harmony Korine réussit à la fois une expérience sensorielle à l’énergie dévastatrice et parvient également à dresser un portrait peu rassurant d’une jeunesse qui ne connaît plus de limites. Avec un traitement très original de la photo, du son et du montage, Korine nous convie à un bad trip démarrant dans une première partie qui semble glorifier le comportement de ses héroïnes: drogue, alcool et sexe sont les maître mots. Puis, petit à petit, le fun se transforme en cauchemar assez glauque qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Larry Clark, ce qui est loin d’être une coïncidence, Korine étant le scénariste de ce dernier sur plusieurs de ses films.

Côté interprétation, la surprise vient de la performance de James Franco en gangsta rappeur avec dents en or et tresses plaquées; les jeunes demoiselles, très mignonnes au demeurant, n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent, vue la faible épaisseur du rôle qu’elles ont à jouer. Reste un film plus intéressant sur la forme que sur le fond même si Korine a la riche idée de ne pas porter de jugement, exercice souvent périlleux. Spring Breakers se permet même quelques scènes assez jubilatoires comme une interprétation d’un tube de Britney Spears par le personnage interprété par James Franco.

Gros hic toutefois: la façon dont le film est vendu, visant un public ado alors que la simple interdiction aux moins de douze ans est proprement scandaleuse! Oui, disons-le, ce film est loin d’être pour les enfants!

NOTE: 7/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: AUGUSTINE

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LE FILM: 8/10

Paris, hiver 1885. À l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, le professeur Charcot étudie une maladie mystérieuse : l’hystérie. Augustine, 19 ans, devient son cobaye favori, la vedette de ses démonstrations d’hypnose. D’objet d’étude, elle deviendra peu à peu objet de désir…

Premier long métrage d’Alice Winocour, Augustine est un film aussi intéressant sur le fond que sur la forme. Sur le fond, la réalisatrice traîte de la relation médecin/patient en s’appuyant sur l’histoire du docteur Charcot. Sur la forme, elle donne à son film une tonalité fantastique assez originale; les scènes de crise ressemblent à des scènes de possession alors que les rassemblements de docteurs évoquent des réunions vampiriques. Rappelant des films comme A Dangerous Method ou encore Vénus Noire, Augustine est un récit passionnant, mis en scène avec une intelligence et une maîtrise assez époustouflantes pour un premier film. Lorsqu’un duo d’acteurs Vincent Lindon/Soko imprègne à ce point l’écran, on finit d’être convaincu et on attend avec impatience la suite!

TECHNIQUE: 7.5/10

L’image très sombre de ce film n’offre aucun défaut majeur mais l’apport HD est toutefois limité.

BONUS: 5/10

Outre la bande-annonce, on trouve deux courts-métrages de la réalisatrice (Kitchen et Magic Paris) mais rien sur le film en lui-même, dommage!

VERDICT: 8/10

Un premier film à découvrir absolument!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez ARP dès le 12 mars