CRITIQUE: SPRING BREAKERS

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Pour financer leur Spring Break, quatre filles aussi fauchées que sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n’est que le début… Lors d’une fête dans une chambre de motel, la soirée dérape et les filles sont embarquées par la police. En bikini et avec une gueule de bois d’enfer, elles se retrouvent devant le juge, mais contre toute attente leur caution est payée par Alien, un malfrat local qui les prend sous son aile…

Sur un scénario assez mince, Harmony Korine réussit à la fois une expérience sensorielle à l’énergie dévastatrice et parvient également à dresser un portrait peu rassurant d’une jeunesse qui ne connaît plus de limites. Avec un traitement très original de la photo, du son et du montage, Korine nous convie à un bad trip démarrant dans une première partie qui semble glorifier le comportement de ses héroïnes: drogue, alcool et sexe sont les maître mots. Puis, petit à petit, le fun se transforme en cauchemar assez glauque qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Larry Clark, ce qui est loin d’être une coïncidence, Korine étant le scénariste de ce dernier sur plusieurs de ses films.

Côté interprétation, la surprise vient de la performance de James Franco en gangsta rappeur avec dents en or et tresses plaquées; les jeunes demoiselles, très mignonnes au demeurant, n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent, vue la faible épaisseur du rôle qu’elles ont à jouer. Reste un film plus intéressant sur la forme que sur le fond même si Korine a la riche idée de ne pas porter de jugement, exercice souvent périlleux. Spring Breakers se permet même quelques scènes assez jubilatoires comme une interprétation d’un tube de Britney Spears par le personnage interprété par James Franco.

Gros hic toutefois: la façon dont le film est vendu, visant un public ado alors que la simple interdiction aux moins de douze ans est proprement scandaleuse! Oui, disons-le, ce film est loin d’être pour les enfants!

NOTE: 7/10

 

4 réflexions sur “CRITIQUE: SPRING BREAKERS

  1. Pas encore vu, mais cela se voyait à dix kilomètres qu’il y a un décalage entre le propos et les images du film (c’est Harmony Korine, n’oublions pas) et le public boutonneux visé par le marketing.

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