CRITIQUE DVD: PROMISED LAND

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LE FILM: 6/10

Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu
d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel…

La filmographie de Gus Van Sant a la particularité d’osciller entre films « art et essai » (Elephant, Last Days…) et films « grand public » (Will Hunting, Harvey Milk…).  Promised Land fait partie de cette deuxième catégorie et entre dans la grande tradition américaine des films sur l’environnement comme Erin Brockovich par exemple.

Van Sant traite ici de l’exploitation du gaz de schiste, problème d’actualité à travers l’histoire d’un représentant d’une société qui exploite cette ressource, interprété par un très bon Matt Damon. Assez plaisant à regarder, Promised Land souffre malgré tout d’un classicisme un peu envahissant et d’un final gorgé de bons sentiments. On aurait aimé un peu plus de mordant sur un sujet comme celui-ci mais on passe tout de même un bon moment et l’excellent duo Damon/ Frances McDormand y est pour beaucoup!

TECHNIQUE: 8/10

Un rendu proche de la HD! Excellent!

BONUS: 5/10

On trouve sur ce DVD un making of (10 mins) un peu langue de bois et une scène coupée. Bof…

VERDICT: 6/10

Un film environnemental distrayant…

Disponible en DVD (19.99 euros) et Blu-ray (24.99 euros) chez TF1 Vidéo dès le 4 septembre

CRITIQUE: GRAND CENTRAL

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De petits boulots en petits boulots, Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni. L’amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary. Chaque jour devient une menace…

Pour son deuxième long métrage après « Belle Epine », Rebecca Zlotowski confirme tout le bien qu’on pensait d’elle avec un film d’une étonnante maîtrise. L’originalité de son approche, avec le parallèle entre la vie dans la centrale et ses dangers et l’histoire d’amour entre les personnages interprétés par Tahar Rahim et Léa Seydoux, fait le grand intérêt de ce film. Le génie de ce scénario tient au fait d’avoir fait de la centrale plus qu’un simple décor mais un élément primordial de l’histoire, en ce sens qu’elle démasquera les amants cachés. Le traitement que la réalisatrice fait de son film est assez passionnant; on a plus l’impression d’assister à un thriller qu’à une histoire d’amour tant elle instille une tension permanente et qui va crescendo.

Quant au casting, il est absolument parfait! Outre le duo principal dont Rahim qui trouve peut-être son meilleur rôle depuis Un Prophète, les seconds rôles sont remarquables: Denis Ménochet, Olivier Gourmet (parfait comme toujours) ou encore Johan Libereau tous impeccables.

Magnifique et d’une puissance atomique!

NOTE: 9/10