CRITIQUE DVD: THE LAND OF HOPE

THE_LAND_OF_HOPELE FILM: 8/10

Un tremblement de terre frappe le Japon, entraînant l’explosion d’une centrale nucléaire. Dans un village proche de la catastrophe, les autorités tracent un périmètre de sécurité avec une bande jaune qui coupe en deux la localité. Une sorte de ligne de démarcation absurde, entre danger bien réel et sécurité toute théorique. Au sein de la famille Ono, les parents, âgés, choisissent de rester. Leur fils et son épouse acceptent d’être évacués pour fuir la radioactivité…

Sorti quelques mois avant le Grand Central de Rebecca Zlotowski, The Land Of Hope est un vrai plaidoyer contre la politique nucléaire du Japon. Sono Sion, enfant terrible du cinéma japonais, garde ici tout son calme pour mieux souligner le drame traversé par ces exilés de l’atome. Malgré la tristesse et la mélancolie véhiculées par le film, Sono Sion parvient tout de même à apporter une touche de burlesque salvatrice, que ce soit dans cette scène surréaliste où la délimitation conduit une partie de la rue à l’expropriation et l’autre à rester chez elle ou encore avec la jeune fille enceinte qui ne quitte plus sa combinaison.  Si tous les personnages ne sont pas traités avec le même soin, le film de Sion réussit tout de même le pari d’émouvoir et de divertir à la fois, en tout cas d’impliquer le spectateur.

TECHNIQUE: 9/10

Excellent!

BONUS: 7/10

On trouve une interview du réalisateur passionnante ainsi qu’une intervention du réalisateur et d’une exilée de Fukushima lors d’une manifestation.

VERDICT: 8/10

Un très beau film brûlant d’actualité!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez hk Video

 

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CRITIQUE: GRAND CENTRAL

GRAND_CENTRAL

De petits boulots en petits boulots, Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni. L’amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary. Chaque jour devient une menace…

Pour son deuxième long métrage après « Belle Epine », Rebecca Zlotowski confirme tout le bien qu’on pensait d’elle avec un film d’une étonnante maîtrise. L’originalité de son approche, avec le parallèle entre la vie dans la centrale et ses dangers et l’histoire d’amour entre les personnages interprétés par Tahar Rahim et Léa Seydoux, fait le grand intérêt de ce film. Le génie de ce scénario tient au fait d’avoir fait de la centrale plus qu’un simple décor mais un élément primordial de l’histoire, en ce sens qu’elle démasquera les amants cachés. Le traitement que la réalisatrice fait de son film est assez passionnant; on a plus l’impression d’assister à un thriller qu’à une histoire d’amour tant elle instille une tension permanente et qui va crescendo.

Quant au casting, il est absolument parfait! Outre le duo principal dont Rahim qui trouve peut-être son meilleur rôle depuis Un Prophète, les seconds rôles sont remarquables: Denis Ménochet, Olivier Gourmet (parfait comme toujours) ou encore Johan Libereau tous impeccables.

Magnifique et d’une puissance atomique!

NOTE: 9/10