Critique Bluray: un Merveilleux Dimanche + le Plus Dignement

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LES FILMS:

4.5

Un merveilleux dimanche :
Un jeune couple désargenté erre dans le Tokyo en ruines de l’après-guerre, avec l’espoir de vivre ses rêves…
– Le plus dignement :
Le quotidien de jeunes ouvrières dans une usine fabriquant des lentilles de précision pour les viseurs de canons…

Belle initiative de Wild Side Video de sortir les premiers films de Kurosawa dans des copies restaurées. « Un merveilleux dimanche » nous montre un jeune couple qui tente de tuer le temps sans un sou en poche dans un Tokyo en ruines. Dans un style précurseur de la Nouvelle Vague, le film, esthétiquement magnifique, propose de beaux moments empreints d’émotion, comme cette scène où, ne pouvant se payer des places de concert, le jeune homme mime le chef d’orchestre dirigeant Schubert.

Le second film, lui, tient plus du film de propagande, nous plongeant dans le quotidien de femmes travaillant dans une usine d’armement. Sont mis en valeur le courage et la volonté du peuple japonais, notamment à travers le personnage d’une ouvrière qui, après s’être rendu compte d’une erreur, passe la nuit à travailler pour livrer une lentille de qualité. Passionnant!

TECHNIQUE:

4

 

 

Pour l’époque, la restauration est magnifique, les quelques défauts ne nuisant pas à la projection.

BONUS:

1

 

Seuls bonus, deux modules sur la restauration des films. L’essentiel tient au joli livret informatif et illustré fourni dans le coffret.

VERDICT:

4.5

 

 

Forcément indispensable!

Disponible en coffret DVD/BLURAY+LIVRE (29.99 euros) chez Wild Side Video

 

Critique: Lolo

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Titre original Lolo
Réalisation Julie Delpy
Scénario Julie Delpy
Eugénie Grandval
Acteurs principaux
Sociétés de production The Film
France 2 Cinéma
Mars Films
Wild Bunch
Tempête sous un crâne
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 1 h 39
Sortie 28 octobre 2015

*

LE FILM:

1

 

En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s’adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.

Si Dany Boon est un peu le symbole d’une certaine comédie à la Française, populaire et pas toujours gage de qualité, grande était la surprise de voir Julie Delpy, chantre d’une comédie plus US, faire appel à ses services. Dans Lolo, elle joue sur l’opposition entre Jean-René, plouc de la Côte Basque et elle et son fils, rejetons d’un microcosme bobo parisien. Après un début placé sous le signe de la vulgarité, où les histoires de « chattes » sont à l’honneur, le film dévoile sa mécanique et Lolo va tout faire durant 1h45 pour faire capoter le couple de sa mère et JR. Si Dany Boon offre une prestation des plus correctes et Vincent Lacoste excelle, quelque part entre Tanguy et Norman Bates, « Lolo » ne réserve malheureusement que peu de surprises et le récit s’enlise et s’étire inexorablement alors que les rires s’espacent pour disparaître, au milieu d’un scénario quelconque et d’une mise en scène anorexique. Triste…