Critique Dvd: Marqué au fer rouge

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LE FILM:

3

Au terme de onze années de chasse au bison, Jonas Trapp rentre chez lui, auprès de sa femme Jessie. Non loin de sa ville de destination, Coldiron au Texas, trois hommes l’interceptent et, sous prétexte de vol de bétail, le marquent au fer rouge, puis volent les 17.000 $ qu’il a accumulés au fil des années. Gravement blessé, puis soigné par le vieil Hanley, Jonas Trapp survit. Se croyant veuve, Jessie s’engage bientôt à épouser un autre homme, l’un des agresseur de son mari justement, un banquier. Désormais remis sur pied, le chasseur de bison entreprend de retrouver ceux qui vont vite regretter de ne pas l’avoir achevé…

Si l’on n’est pas ici face à l’un des joyaux de la collection Western, ce « Marqué au fer rouge » n’est pourtant pas le moins intéressant. Réalisé par Bernard McEveety, plutôt habitué de la télévision, ce western est surprenant par sa forme. Le film débute dans le présent ( années 60 ) avec un journaliste qui questionne le patron d’un bar sur l’Histoire de la ville. Cette histoire est donc racontée sous la forme d’un flashback et au sein de celui-ci, un autre flashback prendra place pour nous raconter le passé du personnage principal, Jonas Trapp! Cette histoire de vengeance d’un homme que tout le monde croyait mort n’est pas des plus originales mais la prestation de Chuck Connors est plutôt convaincante. Sur la forme, la mise en scène de McEveety tient plus d’une production télé que d’un vrai film de cinéma; on voit d’ailleurs très peu d’extérieurs. Toutefois, le récit est assez tenu et l’on passe un assez bon moment.

TECHNIQUE:

4

Une copie assez propre, à tous les niveaux.

BONUS:

3.5

On trouve ici la traditionnelle présentation de Patrick Brion ainsi qu’un documentaire sur l’Histoire du Western.

VERDICT:

3

Un western sans éclat mais plutôt agréable.

Disponible en DVD (16.99 euros) chez SIDONIS

 

 

Critique Bluray: l’Hermine

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LE FILM:

4.5

Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle  » le Président à deux chiffres « . Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d’homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu’il ait jamais aimée.

Trois ans après le médiocre « les Saveurs du Palais« , Christian Vincent revient à la réalisation avec « l’Hermine », film assez atypique. Sous des airs de film de procès ( un procès pour infanticide constitue la trame du film), « l’Hermine » caresse également la comédie romantique. On suit le Président de la Cour d’Assises, Michel Racine, redoutable et redouté de tous qui, au contact d’une des jurées dont il fut secrètement amoureux, va voir son armure se fissurer. Les amateurs de grandes effusions en seront pour leurs frais, le face à face Lucchini/Knudsen n’occupera réellement que deux scènes, mais d’une finesse et d’une intelligence rares pour être soulignées. Si les deux comédiens emportent l’adhésion avec un Lucchini étonnamment sobre et la ravissante et lumineuse Sidse Babett Knudsen, les seconds rôles sont tous épatants. La mise en scène impeccable et les dialogues finement ciselés servent d’écrin pour l’un des meilleurs films français de l’année!

TECHNIQUE:

5

Précision, couleurs, contrastes, tout est limpide!

BONUS:

4.5

Seul bonus mais de taille, un superbe making of de 45 mins qui revient en particulier sur le travail du cinéaste pour être le plus réaliste possible, avec des interventions de professionnels de la justice.

VERDICT:

4.5

L’un des grands films français de 2015 dans une belle édition!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Gaumont