Critique: Sully

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Réalisation Clint Eastwood
Scénario Todd Komarnicki
Acteurs principaux
Sociétés de production Flashlight Films
Malpaso Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre biographie
Durée 96 minutes
Sortie 30 novembre 2016

L’histoire vraie du pilote d’US Airways qui sauva ses passagers en amerrissant sur l’Hudson en 2009. 
Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au « miracle sur l’Hudson » accompli par le commandant « Sully » Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l’opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l’histoire de l’aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière.

A 86 ans, Clint Eastwood réalise son 35ème film et semble dans une forme olympique. Avec Sully, il relate l’histoire incroyable du Commandant Sullenberger qui, avec deux moteurs en panne, parvint à poser son avion et ses 155 passagers sur l’Hudson! Avec cette histoire insensée, Eastwood a de nouveau l’occasion de nous montrer un héros américain et de retrouver les thématiques qui lui sont chères comme le traumatisme ou l’affrontement d’un homme contre le système. Comment captiver le public pendant 90 minutes avec une histoire connue qui s’est déroulée le temps de 4 minutes? Eastwood s’appuie sur un scénario millimétré et une mise en scène d’une précision d’horloger. S’il nous montre les images de l’incident à de multiples reprises, à travers des flashbacks illustrant les souvenirs de Sully, il nous apporte à chaque fois des éléments nouveaux et parvient à nous passionner pour le sort de certains passagers. Si le film est si fort et impressionnant, c’est aussi évidemment grâce à l’interprétation toute en finesse de Monsieur Tom Hanks!

4.5

 

Critique:Voyage à travers le Cinéma Français

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Ce travail de citoyen et d’espion, d’explorateur et de peintre, de chroniqueur et d’aventurier qu’ont si bien décrit tant d’auteurs, de Casanova à Gilles Perrault, n’est-ce pas une belle définition du métier de cinéaste que l’on a envie d’appliquer à Renoir, à Becker, au Vigo de l’Atalante, à Duvivier, aussi bien qu’à Truffaut ou Demy. A Max Ophuls et aussi à Bresson. Et à des metteurs en scène moins connus, Grangier, Gréville ou encore Sacha, qui, au détour d’une scène ou d’un film, illuminent une émotion, débusquent des vérités surprenantes. Je voudrais que ce film soit un acte de gratitude envers tous ceux, cinéastes, scénaristes, acteurs et musiciens qui ont surgi dans ma vie. La mémoire réchauffe : ce film, c’est un peu de charbon pour les nuits d’hiver.

Durant 3h15, le cinéaste Bertrand Tavernier se raconte à travers sa cinéphilie et son rapport au Cinéma français des années 30 jusqu’au début des années 70. A travers des extraits de films, il nous offre une leçon de Cinéma parsemée d’anecdotes croustillantes et d’analyses techniques. Il évoque ses cinéastes favoris, Becker ou Renoir, la musique de films mais aussi les comédiens comme Gabin ou Arletty. La conséquence première à la vue du film, c’est une envie irrépressible de revoir les films déjà vus et de découvrir tous les autres! Une histoire d’Amour contagieuse en sorte!

4.5