Critique: Réparer les Vivants

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Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

Trois ans après l’excellent « Suzanne », Katell Quillévéré réalise son troisième film, adapté du roman éponyme, « Réparer les vivants ». On suit ici le drame qui frappe une famille avec la perte de leur fils de 17 ans dans un accident de voiture. Les parents auront la possibilité de faire don des organes de leur fils. A priori peu attirant, ce postulat de départ est prétexte à un film choral sur le don d’organes. En effet, si la première partie se concentre sur le drame et la décision que vont devoir prendre les parents du jeune Simon, la seconde partie nous donne à suivre le destin d’une femme condamnée par un coeur malade, à moins qu’elle consente à s’en faire greffer un. La réalisatrice parvient non seulement à éviter le pathos, en collant au réel, sans afféteries, mais réussit à orienter son récit, non vers la mort mais vers la vie. Le film est évidemment émouvant mais totalement positif. Le casting est brillant (d’Emmanuelle Seigner à Tahar Rahim en passant par Kool Shen ou Finnegan Oldfield) et la mise en scène inspirée notamment avec un premier quart d’heure absolument somptueux! Un grand film!

4.5

 

Critique Bluray: Marie Octobre

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Réalisation Julien Duvivier
Scénario Julien Duvivier
Jacques Robert
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 90 minutes
Sortie 24 avril 1959

LE FILM:

4.5

Marie-Octobre, directrice d’une maison de couture, réunit les membres du réseau de résistance dont elle faisait partie en 1944 pour découvrir lequel d’entre eux les a trahis…

Si « Marie Octobre » n’est pas dans les films les plus connus de Julien Duvivier, il demeure comme l’un de ses meilleurs. Dans ce vrai huis-clos, Duvivier, convoque la fine fleur du Cinéma français des années 50-60 pour un Cluedo des plus réjouissants. Danielle Darrieux, Bernard Blier, Paul Meurisse, Lino Ventura, Serge Reggiani, Paul frankeur, Robert Dalban ou encore Noel Roquevert, anciens membres d’un réseau de résistants se retrouvent pour désigner une taupe parmi eux. Durant 90 minutes, la mise en scène brillante et les dialogues finement ciselés vont mettre en lumière les plus bas instincts humains et les comportements de l’Homme pendant l’Occupation. Brillant, intense, passionnant, Marie octobre est un chef d’oeuvre qui mérite d’être réhabilité!

TECHNIQUE:

5

Une copie tout simplement parfaite à tous les niveaux! Quel noir et blanc, quelle définition! Et le son, très pur et net, n’est pas en reste!

BONUS:

2.5

On trouve une présentation du fille par Eric Bonnefille, spécialiste de Duvivier (18 mins).

VERDICT:

4.5

Un chef d’oeuvre dans une très belle édition, indispensable!

Disponible en Bluray (19.99 euros) chez Pathé dès le 7 décembre