Critique: Réparer les Vivants

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Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

Trois ans après l’excellent « Suzanne », Katell Quillévéré réalise son troisième film, adapté du roman éponyme, « Réparer les vivants ». On suit ici le drame qui frappe une famille avec la perte de leur fils de 17 ans dans un accident de voiture. Les parents auront la possibilité de faire don des organes de leur fils. A priori peu attirant, ce postulat de départ est prétexte à un film choral sur le don d’organes. En effet, si la première partie se concentre sur le drame et la décision que vont devoir prendre les parents du jeune Simon, la seconde partie nous donne à suivre le destin d’une femme condamnée par un coeur malade, à moins qu’elle consente à s’en faire greffer un. La réalisatrice parvient non seulement à éviter le pathos, en collant au réel, sans afféteries, mais réussit à orienter son récit, non vers la mort mais vers la vie. Le film est évidemment émouvant mais totalement positif. Le casting est brillant (d’Emmanuelle Seigner à Tahar Rahim en passant par Kool Shen ou Finnegan Oldfield) et la mise en scène inspirée notamment avec un premier quart d’heure absolument somptueux! Un grand film!

4.5

 

Critique Dvd: Ni le ciel ni la Terre

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Réalisation Clément Cogitore
Scénario Clément Cogitore
Thomas Bidegain
Maxime Caperan
Julia Ducournau
Nadja Dumouchel
Fabien Gorgeart
Britta Krause
Franz Rodenkirchen
Acteurs principaux
Sociétés de production Tarantula Belgique
Kazak Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Drame fantastique
Durée 100 minutes
Sortie 30 septembre 2015

LE FILM:

4

Afghanistan 2014. À l’approche du retrait des troupes, le capitaine Antarès Bonassieu et sa section sont affectés à une mission de contrôle et de surveillance dans une vallée reculée du Wakhan, frontalière du Pakistan. Malgré la détermination d’Antarès et de ses hommes, le contrôle de ce secteur supposé calme va progressivement leur échapper. Une nuit, des soldats se mettent à disparaître mystérieusement dans la vallée.

Plasticien à l’origine, Clément Cogitore signe ici un drôle de premier film entre le film de guerre, le thriller et le trip métaphysique. La guerre en Afghanistan n’est ici qu’une toile de fond pour une réflexion sur le deuil et sa difficulté lorsqu’il n’y a pas de corps. Cogitore effectue un gros travail sur l’image avec de nombreuses scènes de nuit avec vue infrarouge et met de côté toute tentative d’excitation au bénéfice d’une pure expérience sensorielle. Outre ses qualités esthétiques, le film s’appuie sur un casting  de jeunes comédiens prometteurs (Kevin Azais, Swann Arlaud, Finnegan Oldfield…) autour d’un excellent Jérémie Rénier. On attend la suite!

TECHNIQUE:

4

Une copie plutôt propre même dans les scènes nocturnes assez nombreuses; dommage qu’une sortie bluray n’ait été envisagée.

BONUS:

4

On trouve ici une longue interview du réalisateur, une scène coupée (dispensable) et un court-métrage du réalisateur.

VERDICT:

4

Un premier film très prometteur!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Diaphana