Critique: Lucky

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Réalisation John Carroll Lynch
Scénario Logan Sparks
Drago Sumonja
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 88 minutes
Sortie 13 Décembre 2017

Lucky est un vieux cow-boy solitaire. Il fume, fait des mots croisés et déambule dans une petite ville perdue au milieu du désert. Il passe ses journées à refaire le monde avec les habitants du coin. Il se rebelle contre tout et surtout contre le temps qui passe. Ses 90 ans passés l’entrainent dans une véritable quête spirituelle et poétique.

Pour son premier film de réalisateur, le comédien John Carroll Lynch nous offre un vrai film d’acteur. C’est aussi le dernier film du déjà regretté Harry Dean Stanton, dans le rôle de Lucky un vieil homme qui vit seul mais « ne se sent pas seul ». Après son verre de lait et quelques exercices physiques, il part à pieds faire quelques courses puis va au bar faire ses mots croisés. Sa journée est ponctuée de quelques cigarettes que même son médecin lui déconseille de se passer. Le jour où il fait une chute, Lucky prend conscience qu’il est en train de vivre ses derniers jours… Magnifiquement interprété non seulement par Dean Stanton, émouvant, mais aussi par quelques seconds rôles comme Tom Skerritt ou David Lynch, ce petit film, simple et modeste, est une vraie réussite, tendre et attachant.

4

Critique: Au revoir là haut

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Réalisation Albert Dupontel
Scénario Albert Dupontel
Pierre Lemaitre
Acteurs principaux
Sociétés de production Stadenn Prod.
Manchester Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 115 minutes
Sortie 25 Octobre 2017

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Après « Bernie », « le Créateur », « Enfermés dehors », « le Vilain » et « Neuf mois ferme », des comédies transgressives un peu fauchées, Albert Dupontel s’attaque à un projet autrement plus ambitieux, l’adaptation du prix Goncourt de Pierre Lemaitre, « Au revoir là haut ». A quelques semaines de l’armistice de 1918, un jeune soldat se retrouve défiguré, devenant l’une des nombreuses « gueules cassées » de la Première Guerre. Il décide, avec l’aide de son ami, de se faire passer pour mort aux yeux de sa famille. Caché sous des masques qu’il fabrique, il décide, pour survivre, de se lancer dans une arnaque aux monuments aux morts.

Romanesque à souhaits, le film de Dupontel, construit sur des flash backs, se montre riche, foisonnant et porté par une mise en scène inventive et inspirée et une caméra qui virevolte durant deux heures, à coups d’impressionnant plan séquences. Quant à l’interprétation, le casting est à tous points de vue parfait avec notamment un Nahuel Perez Biscayart (la révélation de 120 Battements par minute) qui, outre quelques grognements, joue uniquement de son corps et de son regard, jusqu’à nous arracher des larmes.

Oui, un grand Cinéma populaire, ambitieux, intelligent et respectueux de son public est possible, Dupontel le prouve en signant l’un des grands films de cette année!

5