Critique: Un Peuple et son Roi

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Réalisation Pierre Schoeller
Scénario Pierre Schoeller
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre historique
Durée 121 minutes
Sortie 26 Septembre 2018

En 1789, un peuple est entré en révolution. Écoutons-le. Il a des choses à nous dire. UN PEUPLE ET SON ROI croise les destins d’hommes et de femmes du peuple, et de figures historiques. Leur lieu de rencontre est la toute jeune Assemblée nationale. Au coeur de l’histoire, il y a le sort du Roi et le surgissement de la République…

Sept ans après « l’Exercice de l’Etat », Pierre Schoeller continue à creuser le thème du politique en s’intéressant ici à ce qui fait le socle de notre démocratie. Il situe donc son action entre la prise de la Bastille en 1789 et l’exécution de Louis XVI en 1793. Chronologiquement, il analyse un pan de notre Histoire d’une richesse et d’une densité folles. Schoeller multiplie les personnages et insiste sur l’importance du rôle des femmes dans ces évènements. Remarquablement mis en scène et photographié, parfois à la lueur des bougies, le film offre également quelques beaux rôles, notamment à Olivier Gourmet et Adèle Haenel. Le défaut du film réside dans l’immensité de son sujet qui aurait mérité un film plus long ou en plusieurs parties tant on a souvent l’impression de survoler le sujet et les personnages. Reste une leçon d’Histoire  de qualité…

3

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Critique: Au revoir là haut

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Réalisation Albert Dupontel
Scénario Albert Dupontel
Pierre Lemaitre
Acteurs principaux
Sociétés de production Stadenn Prod.
Manchester Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 115 minutes
Sortie 25 Octobre 2017

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Après « Bernie », « le Créateur », « Enfermés dehors », « le Vilain » et « Neuf mois ferme », des comédies transgressives un peu fauchées, Albert Dupontel s’attaque à un projet autrement plus ambitieux, l’adaptation du prix Goncourt de Pierre Lemaitre, « Au revoir là haut ». A quelques semaines de l’armistice de 1918, un jeune soldat se retrouve défiguré, devenant l’une des nombreuses « gueules cassées » de la Première Guerre. Il décide, avec l’aide de son ami, de se faire passer pour mort aux yeux de sa famille. Caché sous des masques qu’il fabrique, il décide, pour survivre, de se lancer dans une arnaque aux monuments aux morts.

Romanesque à souhaits, le film de Dupontel, construit sur des flash backs, se montre riche, foisonnant et porté par une mise en scène inventive et inspirée et une caméra qui virevolte durant deux heures, à coups d’impressionnant plan séquences. Quant à l’interprétation, le casting est à tous points de vue parfait avec notamment un Nahuel Perez Biscayart (la révélation de 120 Battements par minute) qui, outre quelques grognements, joue uniquement de son corps et de son regard, jusqu’à nous arracher des larmes.

Oui, un grand Cinéma populaire, ambitieux, intelligent et respectueux de son public est possible, Dupontel le prouve en signant l’un des grands films de cette année!

5

Critique: Elle

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Réalisation Paul Verhoeven
Scénario David Birke
Acteurs principaux
Sociétés de production SBS Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Thriller
Durée 130 minutes
Sortie 25 mai 2016

Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d’une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d’une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s’installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.

Cinéaste hollandais, Paul Verhoeven s’est fait un nom surtout à l’occasion de sa carrière américaine avec quelques belles pièces comme « Robocop », « Total Recall » ou « Basic Instinct ».  Depuis l’excellent « Black Book », dix années se sont écoulées et le retour du « Hollandais Violent » à la tête d’un projet français avec un casting de choix, qui plus est en compétition à Cannes, avait de quoi exciter les cinéphiles. Malgré un accueil plus que positif, le film est reparti bredouille de la Croisette, certains regrettant carrément qu’il n’ait pas décroché la Palme! Tout juste sorti en salles, tout le monde peut donc se faire son opinion…

Ce sera malheureusement sans moi… Les fans de Philippe Djian me diront probablement que l’adaptation est réussie et que l’on retrouve l’univers de l’auteur. Peut-être mais cet univers est un peu too much pour conserver sa crédibilité. En effet rien ne semble réaliste dans ce film que ce soit les personnages ou les situations. Comment le fils de Michèle peut-il croire par exemple être le père d’un bébé noir? Je ne citerai que cet exemple pour ne pas spoiler mais le film regorge de situations incroyables. La mise en scène de Verhoeven est quant à elle assez quelconque, toujours appuyée par une bande originale un peu trop présente. D’autre part, le film ne trouve jamais son style, entre Hitchcock et Chabrol, entre thriller et comédie et le suspense disparaît assez vite devant l’évidence de l’identité du coupable. Quant à son côté sulfureux, il semble que Verhoeven, depuis « Turkish Delight » ou même « Basic Instinct », ait trouvé plus choc que lui: Haneke ou Franco nous remuent plus les tripes pour moins que ça. Deux heures dix qui passent donc très lentement malgré l’excellente prestation d’Isabelle Huppert, comme toujours…

2

Critique Bluray: Boomerang

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  • Date de sortie :
    23 septembre 2015
  • Réalisé par :
    François FAVRAT
  • Avec :
    Laurent Lafitte, Mélanie Laurent, Audrey Dana…
  • Durée :
    1h41min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2015
  • Distributeur :
    UGC Distribution

LE FILM:

4

Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine…

Après « Elle s’appelait Sarah » de Gilles Paquet-Brenner, c’est la seconde adaptation d’un roman de Tatiana de Rosnay. Le réalisateur du « Rôle de sa vie », François Favrat,  trouve ici l’occasion de traiter de la famille et des secrets qui peuvent empoisonner les rapports entre ses membres. Antoine, incarné par Laurent Lafitte, tente  de comprendre les circonstances de la noyade de sa mère survenue quand il avait 10 ans malgré les réticences de sa soeur (Mélanie Laurent), qui ne souhaite pas se poser de questions, et son père (l’impeccable Wladimir Yordanoff) qui ne souhaite pas y répondre. Cette réflexion sur la famille et les non-dits est savamment instillée par le truchement d’une enquête initiée par Antoine. La réussite du scénario est de rester dans le réalisme et de ne pas utiliser de trop grosses ficelles, permettant ainsi au spectateur d’entrer en totale empathie avec les personnages. Grâce à un casting parfaitement dans le tempo (Mélanie Laurent et Audrey Dana parfaitement justes et toutes en retenue), on ne peut que ressortir emballé et ému par cette histoire à la portée universelle!

TECHNIQUE:

4.5

Définition et couleurs au rendez-vous!

BONUS:

1

Seulement quelques scènes coupées, dommage…

VERDICT:

4

Un suspense familial plutôt réussi!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 Vidéo

Critique: Elle l’adore

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  • Date de sortie :
    24 septembre 2014
  • Réalisé par :
    Jeanne HERRY
  • Avec :
    Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, Pascal Demolon…
  • Durée :
    1h45min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    StudioCanal

Muriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis 20 ans, Muriel est aussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie. Lorsqu’une nuit Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. Elle est entrainée dans une histoire qu’elle n’aurait pas osé inventer.

Que la fille de Miou-Miou et Julien Clerc réalise un film, qui plus est sur un chanteur n’est pas en soi une surprise! Ce qui est étonnant ici, c’est bien le ton de ce premier film qui débute comme une comédie avec une scène désopilante dans laquelle éclate tout le talent comique de Sandrine Kiberlain. Puis,très vite, le film vire au film noir tendance frères Coen où le tragique révèle l’incapacité des héros à échapper la fatalité. Si tout n’est pas parfait ici, notamment la relation entre les deux flics qui n’est là que pour justifier la pirouette scénaristique finale, l’ensemble tient plutôt bien la route et offre une fois de plus l’occasion à son actrice de briller dans ce rôle de fan mythomane. Du bon divertissement!

3

JEU CONCOURS: 2 BLURAY ET 2 DVD DU FILM « LES BEAUX JOURS » A GAGNER (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en vidéo le 23 octobre du film « les Beaux Jours », CINEDINGUE et FRANCETV DISTRIBUTION sont heureux de vous offrir 2 bluray et 2 dvd du film. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 3 novembre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses. Ceux qui me suivent sur Facebook et/ou Twitter augmentent leurs chances!

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CRITIQUE BLU-RAY: LES BEAUX JOURS

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LE FILM: 9/10

Les Beaux Jours, c’est le nom d’un centre qui propose aux retraités toutes sortes d’activité, de la poterie à l’informatique en passant par le théâtre. Pour son anniversaire, Caroline, toute jeune retraitée, se fait offrir par ses filles un coffret découverte, dans le but de meubler un peu son temps alors que Philippe, son mari, est encore très occupé. Au départ très hostile, elle y apprendra beaucoup notamment auprès de Julien, le professeur d’informatique quarantenaire…

Cinéaste des histoires d’amour clandestines (Love etc, Rien à faire…), Marion Vernoux revient après 10 ans d’absence pour un film coécrit avec l’auteur du roman dont il s’inspire, Fanny Chesnel (une Jeune Fille aux cheveux blancs). Elle y traite à nouveau d’une relation adultère mais entre une femme de 60 ans et un homme de 40.

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Située à Dunkerque, où les grues et les chantiers décorent le front de mer, l’histoire avait tout pour être un peu sinistre, tout au moins mélancolique. Au contraire, Marion Vernoux façonne son film de manière très légère, souvent drôle sans oublier l’émotion mais en tout cas sans jamais donner de leçon et en évitant les pièges du film à thème. Remarquablement écrit, Les Beaux Jours offre trois rôles magnifiques à trois comédiens en état de grâce: Patrick Chesnais en mari présent sur tous les fronts (professionnel, grand-père, père et un peu moins époux) mais qui s’avoue vite vaincu devant la jeune concurrence incarnée par un Laurent Lafitte magnifique en prof d’informatique victime de son charme et bien sûr une Fanny Ardant qui n’a jamais aussi bien porté son nom tant elle est lumineuse et rayonnante.

Courrez donc vous procurer ce film intelligent et sensible qui saura vous faire réfléchir et vous émouvoir!

TECHNIQUE : 9/10

Parfait!

BONUS: 9/10

Outre deux courts modules « l’envers du décor » et une scène coupée sans intérêt, le principal réside dans la master class d’1h10 donnée par l’actrice au Forum des Images où on la découvre passionnée, passionnante et pleine d’humour.

VERDICT: 9/10

L’un des grands films de l’année!

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution