Critique: La belle et la belle

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Réalisation Sophie Fillières
Scénario Sophie Fillières
Acteurs principaux
Sociétés de production Christmas in July
France 3 Cinéma
Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie romantique
Durée 95 minutes
Sortie 14 mars 2018

Margaux, 20 ans, fait la connaissance de Margaux, 45 ans : tout les unit, il s’avère qu’elles ne forment qu’une seule et même personne, à deux âges différents de leur vie…

Sixième long métrage de Sophie Fillières, « la Belle et la Belle » est une comédie qui repose sur un postulat « fantastique ». Si durant les 20 premières minutes, on se demande qui sont ces deux femmes, Margaux la quadra et Margaux la jeune femme, que l’on voit évoluer chacune de son côté, on comprend vite qu’elles sont qu’une et même personne, à 20 ans d’écart. L’une a tout à apprendre de l’expérience de l’autre et cette dernière a peut-être l’occasion de corriger les erreurs de son passé. Légèrement surréaliste cette réflexion sur le temps se déguste avec grand plaisir, portée par un trio d’acteurs formidable (Agathe Bonitzer, Sandrine Kiberlain et Melvil Poupaud) et une mise en scène lumineuse. Un régal!

4.5

Critique: Tout le monde debout

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Réalisation Franck Dubosc
Scénario Franck Dubosc
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
LGM Cinéma SAS
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Sortie 14 mars 2018

Jocelyn, homme d’affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d’être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu’au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée…

Une comédie de Franck Dubosc sur les handicapés? Ca fait à priori très très peur! Et pourtant dans le registre de la comédie à la Française, c’est une excellente surprise! Au départ, Jocelyn, c’est le personnage fétiche de Dubosc, le dragueur un peu genre « balance ton porc » qui, comme il ne s’aime pas vraiment, passe son temps à mentir et jouer avec les autres. Un jour, alors qu’il est assis dans le fauteuil roulant de sa défunte mère, se rend compte qu’il pourrait apitoyer la voisine de celle-ci et la mettre dans son lit. Une fois le mensonge lancé, il aura bien du mal à en sortir d’autant que sa « proie » lui présente sa soeur réellement en fauteuil, la charmante Alexandra Lamy. Outre quelques longueurs, on ne peut pas reprocher grand chose à cette romcom vraiment agréable. On rit beaucoup, on s’émeut parfois et quelques scènes méritent vraiment le détour comme une scène de repas aux chandelles en terrasse aux indéniables qualités esthétiques. Si Dubosc rit ici de tout, il ne le fait jamais méchamment et parvient même à échapper à certains gags faciles: son meilleur ami médecin homo doit lui faire un toucher rectal et l’on craint le gros gag bien lourdingue; il n’arrivera jamais! Pour ce premier film de Dubosc, une seule chose à dire: Tout le monde debout!

3.5