CRITIQUE: MILLENIUM, LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

Après une générique esthétiquement superbe qu’on croirait tiré d’un James Bond, David Fincher distribue très vite les pièces du puzzle. Après un début un peu délicat lorsque, comme moi, on n’a ni lu le livre ni vu la première adaptation, et qu’on réussit à situer les nombreux personnages aux noms suédois, très vite, c’est le régal! Astucieux mélange entre le climat poisseux et malsain de « Seven » et l’enquête minutieuse façon « Zodiac », « Millenium » nous embarque pour deux  heures trente passionnantes. Grâce à une mise en scène au cordeau et à un montage énergique, Fincher réussit à nous faire passer cette intrigue au demeurant très bavarde en un éclair. Pour ce film, Fincher a, après  » The Social Network », de nouveau fait appel à Jeff Cronenweth pour une superbe photo aux tonalités glaciales, et à Trent Reznor, qui signe un magnifique score omniprésent aux accents métalliques. Quand de surcroît la csting réunit un Daniel Craig convaincant, les excellents Christopher Plummer et Stellan Skarsgard et l’inoubliable Ronney Mara dans le rôle de Lisbeth Salander, vous obtenez un thriller envoûtant et sulfureux que vous aurez envie de revoir sitôt sorti! Fincher est un grand!

CRITIQUE: DANS LA TOURMENTE

Dans la région de Marseille, un patron prépare à l’insu de ses ouvriers la délocalisation de son usine, couplée d’un détournement de 2 millions d’euros. Franck, l’un de ses salariés l’apprend et, sans en parler à sa femme Hélène, décide avec Max, son ami de toujours, de passer à l’action en organisant un braquage nocturne de l’usine. Alors que Max abat froidement le directeur, les deux amis sombrent dans la tourmente…

Pour son troisième long-métrage, Christophe Ruggia nous offre un thriller social ultra-angoissant. Il utilise un contexte social très actuel avec son lot de délocalisations pour précipiter ses personnages dans une criminalité qu’ils ne maîtrisent pas et nous donner un film noir assez réussi. Si le film est très accrocheur dès le début, c’est aussi grâce à un trio d’acteurs au diapason: Yvan Attal comme toujours excellent, Clovis Cornillac très crédible dans ce rôle de petit ouvrier coincé dans un engrenage infernal et Mathilde Seigner, parfaite dans le rôle d’épouse entraînée malgré elle dans la tourmente (dommage qu’on ne la voie pas plus souvent dans des rôles aussi intéressants!).

Mon seul regret est au niveau du scénario avec l’apparition lors de la dernière demi-heure d’une affaire politique dont on aurait très bien pu se passer. « Dans la tourmente » reste malgré tout un très bon film noir très efficace que je  vous invite à découvrir!