CRITIQUE: BLUE VALENTINE

A travers une galerie d’instants volés, passés ou présents, l’histoire d’un amour que l’on pensait avoir trouvé, et qui pourtant s’échappe… Dean et Cindy se remémorent les bons moments de leur histoire et se donnent encore une chance, le temps d’une nuit, pour sauver leur mariage vacillant.

« Blue Valentine » aurait très bien pu s’appeler « autopsie d’un Amour ». Il est en effet ici question d’un Amour qui semble en train de péricliter et à l’occasion de flashbacks, on assiste à des instants clé de cette vie de couple qui nous permettent de comprendre le déclin inexorable de la relation entre ces deux êtres. Film indépendant par excellence, « Blue Valentine » est visuellement très proche du documentaire, filmé caméra à l’épaule, usant très souvent de gros plans et à la structure narrative éclatée. Le film possède deux immenses qualités: son écriture très fine et tellement réaliste et bien sûr son duo d’acteurs magistral avec Michelle Williams qui a su s’affranchir de son statut d’actrice de télé, décrochant même une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice (c’eut été mérité!) et Ryan Gosling épatant comme souvent. Pour l’anecdote, Derek Cianfrance, le réalisateur, a demandé aux deux acteurs de vivre quelques temps ensemble avec la petite fille, leur laissant une caméra pour faire eux-même leur film de famille. Le résultat se fait sentir lorsqu’on voit la complicité incroyable dont font preuve les comédiens.

Totalement déprimant mais vraiment réussi!

CRITIQUE DVD: LA FETE DU FEU

En même temps qu' »une Séparation » est sorti en DVD chez MEMENTO FILMS le premier film distribué en france d’Asghar Farhadi, « la Fête du feu ».

LE FILM:

A Téhéran, en pleine fête du feu, célébration en honneur du nouvel an iranien, Rouhi, future jeune mariée se rend au domicile conjugal d’un couple pour quelques heures de ménage. Elle découvre alors un foyer en crise sans savoir vraiment ce qui se passe. Petit à petit, au gré des allers et venues, elle comprend que la femme soupçonne son mari de la tromper avec une voisine et va se retrouver malgré elle embarquée dans ce tumulte…

Comme dans « une Séparation », Farhadi instaure très vite un suspense hitchcockien. Dès le début, tout d’abord où l’on essaie de comprendre par des bribes de conversation la source des problèmes du couple puis au gré des indices laissés par le cinéaste on tente de savoir si la femme voit juste ou si elle est simplement parano. Comme dans « une Séparation », c’est une employée de maison qui est au centre  de l’action mais ici Farhadi ne multiplie pas les thèmes et se concentre sur son suspense conjugual à travers un quasi huis-clos. Une grande réussite!

Techniquement, rien à dire sur le transfert lui-même mais la copie originale a souffert.

LES BONUS:

Comme sur « une Séparation », hormis les bandes annonces de trois films de Farhadi, on trouve une interview (14 mins) du réalisateur fort intéressante !

VERDICT:

Un DVD à posséder pour tous les fans d’une Séparation pour mieux comprendre le talent de Farhadi!