LES CHAUSSONS ROUGES (1949)

Carlotta Films

La danseuse étoile Victoria Page et le compositeur/chef d’orchestre Julian Craster sont engagés par le chef de ballet Boris Lermontov pour mettre en scène un conte d’Andersen, « les chaussons rouges ». Quand Lermontov s’aperçoit de l’idylle entre le chef et l’étoile, il congédie le jeune compositeur qui sera suivi bientôt par sa dulcinée. La colère de Lermontov est alors terrible…

Réalisé en 1949 par les Britanniques Michael Powell et Emeric Pressburger, « les chaussons rouges » est ressorti sur les écrans français depuis le dernier festival de Cannes grâce au travail de Martin Scorsese et de sa fondation qui avait déjà formidablement restauré « le Guépard » de Visconti. Une fois de plus, le résultat est magnifique pour ce film qui reste l’un des favoris de réalisateurs comme Scorsese donc, Spielberg, De palma ou encore Coppola qui lui rend hommage dans son dernier film « Tetro ».

Film sur l’art et le sacrifice qu’il représente pour ceux qui le font, le film reste très réaliste sur les coulisses du ballet tout en restant empreint d’une atmosphère étrange, proche du fantastique, liée au conte d’Andersen. Pour plus de réalisme, les réalisateurs avaient d’ailleurs tenu à ce que le premier rôle soit tenu par une vraie danseuse et non une actrice, Moira Shearer, fantastique dans le rôle. Bénéficiant d’un somptueux technicolor, magnifié par le travail de restauration, le film connaît son point d’orgue avec une scène de ballet de 17 minutes d’anthologie.

A voir absolument dans l’une des dix salles qui le jouent encore ou en dvd prochainement chez Carlotta.

THX 1138 (1971)

Solaris Distribution

Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s’identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d’assemblage de policiers-robots.
Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l’amour dans une société qui l’interdit formellement. Pour THX 1138, c’est désormais la prison qui l’attend…

Premier film de George Lucas, THX 1138 est en fait la version longue de son court-métrage de fin d’études, que Francis Ford Coppola a proposé de financer à la vue de ce dernier. Lucas dépeint une société totalitaire où tout le monde a le crâne rasé, chaque individu est obligatoirement drogué et toute relation sexuelle est prohibée, en quelque sorte tout l’inverse de la société américaine de l’époque avec ses babas aux moeurs dépravés.

Dans la lignée de films comme « Métropolis » ou « 2001, l’odyssée de l’espace », THX 1138 est un premier film très ambitieux qui souffre toutefois de certaines faiblesses scénaristiques. Il laisse entrevoir tout de même un talent qui explosera avec la saga « star wars ». Le rôle principal est tenu par le toujours parfait Robert Duvall et le très rare Donald Pleasance joue également l’un des « détenus ». Pour l’anecdote, Lucas inventera quelques années plus tard un système sonore révolutionnaire qui équipera de nombreuses salles de cinéma: le son THX.