Critique bluray: Le Juge

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  • Réalisé par :
    David Dobkin
  • Avec :
    Robert Downey Jr., Robert Duvall, Vera Farmiga…
  • Durée :
    2h21min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : The Judge
  • Distributeur :
    Warner Bros Pictures France

LE FILM:

4 

  Fils de magistrat, Hank Palmer, grand avocat, revient dans la petite ville de son enfance, où son père, qu’il n’a pas revu depuis longtemps, est soupçonné de meurtre. Il décide alors de mener l’enquête pour découvrir la vérité et, chemin faisant, renoue avec sa famille avec laquelle il avait pris ses distances… Jusqu’ici cantonné à des comédies de second plan, David Dobkin se lance dans un projet autrement plus ambitieux: un film de procès mais pas seulement. A travers l’histoire de cet avocat chargé de défendre son père, ancien juge, accusé de meurtre, « le Juge » est également une chronique familiale assez réussie. L’intrigue judiciaire passe finalement au second plan derrière les relations entre frères et entre les frères et le père. Mis en scène avec un certain classicisme, « le Juge » doit sa réussite à un scénario plutôt bien ficelé et un casting assez génial: Robert Downey Jr et Robert Duvall, tous les deux impressionnants, sont entourés de Vincent d’Onofrio et Vera Farmiga, que du beau monde! Si vous aimez les bons films hollywoodiens et sentir votre gorge serrée, « le Juge » est pour vous! 

 
TECHNIQUE: 

 
4 

 C’est du tout bon! Définition et couleurs chaleureuses au programme!

 

BONUS: 

 
4 

 On trouve ici une table ronde avec tous les comédiens et le réalisateur qui reviennent sur leurs souvenirs de tournage, un module dans lequel Dax Shepard s’amuse à interviewer ses acolytes et quelques scènes coupées avec ou sans commentaires du réalisateur.

 

VERDICT:

4 

 Un film passé inaperçu en salles à découvrir absolument! Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99euros) chez Warner Bros

 

CRITIQUE DVD: THE OUTFIT

Pack 3D dvd The outfitLE FILM: 7.5/10

A sa sortie de prison où il était incarcéré pour vol, Earl Macklin apprend que son frère Ed a été assassiné : la banque qu’ils avaient braquée appartenait à la Mafia, et « l’Organisation » ne laisse pas ce genre d’affront impuni…

Aidé par son ancien complice Cody, Earl décide de venger la mort de son frère, et se livre à une véritable guerre contre « l’Organisation » avec pour dessein de remonter jusqu’aux plus hauts responsables…

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Sept ans après « Le Point de non retour » de John Boorman, The Outfit est une nouvelle adaptation d’un roman de Richard Stark avec le héros récurrent Parker. Ici Parker s’appelle Macklin et c’est John Flynn, réalisateur à la filmographique peu prolifique. Ses films les plus connus ne sont malheureusement pas les meilleurs: Haute Sécurité avec Stallone ou Justice Sauvage avec Steven Seagal! The Outfit est un polar 70’s qui évoque bien sûr Le Point de Non Retour ou Tuez Charley Varrick de Don Siegel et qui, s’il ne révolutionne pas le genre, est une réussite. Le jeu du chat et de la souris entre Macklin et l’Organisation est très plaisant et le duo Robert Duvall/ Joe Don Baker fonctionne à merveille! Une curiosité qui ravira les amateurs de polar.

TECHNIQUE: 8/10

Une copie correcte malgré un léger grain compréhensible.

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, on trouve un court entretien avec Walter Hill, ami de John Flynn (13 mins) et bien sûr l’excellent et passionnant livre de Philippe Garnier « Artisan du Crime ».

VERDICT: 8/10

Une édition toujours passionnante pour un polar mineur mais plaisant!

Disponible en DVD+livre (29.99 euros) chez Wild Side Vidéo dès le 30 octobre

CRITIQUE BLU-RAY: JOE KIDD

918YhhIMjWL__AA1500_LE FILM: 6.5/10

Joe Kidd est un ancien aventurier et chasseur de primes impitoyable durant la guerre entre le Mexique et les Etats-Unis. Il est alors engagé par Frank Harlan, un propriétaire terrien bien décidé à retrouver le leader de la révolte des paysans mexicains Louis Chama. Pourtant décidé à rester en dehors de tout ça, Joe Kidd change bientôt d’avis quand Chama lui vole ses chevaux et terrorise ses amis…

Efficace « faiseur » hollywoodien, John Sturges est tout de même à l’origine de grands films comme Règlements de Comptes à Ok Corral, les Sept Mercenaires ou la Grande Evasion. Joe Kidd, réalisé en 1972, à la fin de sa carrière fait partie de ses films mineurs et quand on cite les westerns interprétés par Clint Eastwood, il est de ceux qu’on oublie aisément.

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La faute en revient à un scénario à la trame assez classique mais qui comporte de nombreux défauts dont un personnage, celui de Joe Kidd justement, tellement mystérieux qu’on ne comprend jamais vraiment quelles sont ses vraies motivations, quel est son passé ni son subit changement de look! Quant au rythme assez lent et linéaire, il s’avère assez surprenant et désarmant tant l’action semble ne jamais démarré.

Toutefois, tout n’est pas à jeter, loin de là! Servi par une superbe photographie de Bruce Surtees (l’Inspecteur Harry, Pale Rider…), Joe Kidd bénéficie de la présence d’Eastwood façon western qui susurre ses répliques sans desserrer les dents, de Robert Duvall et de John Saxon! Cerise sur le gâteau, l’excellent thème composé par Lalo Schifrin!

TECHNIQUE: 8.5/10

Une copie assez emballante malgré quelques menus défauts! Le son HD est une vraie réussite!

BONUS: 0/10

Rien du tout…

VERDICT: 6.5/10

Un western mineur qui ravira les fans d’Eastwood!

Disponible en Blu-ray (14,99 euros) dès le 4 juin chez Universal Pictures

CRITIQUE DVD: THE KILLER ELITE

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LE FILM: 7.5/10

Tueurs d’élite redoutables, Mike Locen et George Hansen sont parmi les meilleurs et ne ratent jamais leur coup. Ils travaillent pour une organisation privée qui travaille secrètement pour le compte de la CIA. Mais lors d’une mission, Mike est trahi par son meilleur ami. Gravement blessé, il décide de se venger et entame une guerre sans merci !…

Alors que « Apportez moi la tête d’Alfredo Garcia » est un cuisant échec au box-office, Peckinpah accepte de réaliser ce film en se pliant aux exigences du producteur, entre autres limiter les scènes de violence, engager l’actrice Tania Alexandra au talent discutable mais compagne du producteur et enfin réaliser des scènes d’arts martiaux pour surfer sur la vague des films de Bruce Lee. Tout ceci fait que ce Killer Elite est un film complètement atypique dans la carrière de Peckinpah.

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On y retrouve tout de même tout le cynisme du cinéaste dans sa description du milieu des services secrets. Nul sentiment ne dicte les actions des personnages, uniquement l’appât du gain. Malgré quelques longueurs, The Killer Elite, tout en étant un film mineur dans la carrière de Peckinpah, se regarde avec un certain plaisir notamment grâce à son casting composé de James Caan, Robert Duvall, Bo Hopkins et l’excellent Burt Young (Paulie dans les Rocky)!

TECHNIQUE: 9/10

Excellente copie que celle de ce film que ce soit pour la version courte ou la version longue!

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, le matériel promo et des spots tv et radio, on trouve un excellent documentaire sur le film avec des interventions de collaborateurs dont Bo Hopkins!

VERDICT: 8/10

Un film mineur dans la carrière de Peckinpah mais à découvrir tout de même!

Disponible en double DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez Wild Side Video dès le 6 février.

 

THX 1138 (1971)

Solaris Distribution

Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s’identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d’assemblage de policiers-robots.
Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l’amour dans une société qui l’interdit formellement. Pour THX 1138, c’est désormais la prison qui l’attend…

Premier film de George Lucas, THX 1138 est en fait la version longue de son court-métrage de fin d’études, que Francis Ford Coppola a proposé de financer à la vue de ce dernier. Lucas dépeint une société totalitaire où tout le monde a le crâne rasé, chaque individu est obligatoirement drogué et toute relation sexuelle est prohibée, en quelque sorte tout l’inverse de la société américaine de l’époque avec ses babas aux moeurs dépravés.

Dans la lignée de films comme « Métropolis » ou « 2001, l’odyssée de l’espace », THX 1138 est un premier film très ambitieux qui souffre toutefois de certaines faiblesses scénaristiques. Il laisse entrevoir tout de même un talent qui explosera avec la saga « star wars ». Le rôle principal est tenu par le toujours parfait Robert Duvall et le très rare Donald Pleasance joue également l’un des « détenus ». Pour l’anecdote, Lucas inventera quelques années plus tard un système sonore révolutionnaire qui équipera de nombreuses salles de cinéma: le son THX.

TRUE GRIT (1969)

1880 en Arkansas. Issue d’une famille aisée, la jeune Mattie Ross (Kim Darby) arrive en ville pour y trouver de l’aide. En effet, son père vient de se faire assassiner par son employé Tom Chaney (Jeff Corey). Pour le faire arrêter et condamner, elle loue alors les services d’un vieux shérif borgne, tapageur et buveur, Rooster Cogburn (John Wayne). Ils sont bientôt rejoint par un jeune Texas Ranger (Glen Campbell) qui recherche lui aussi le même homme, aussi coupable du meurtre d’un sénateur au Texas. Les trois héros vont devoir faire équipe…

Ce n’est donc pas ici du film des frères Cohen dont je vais vous parler mais de la première adaptation du roman de Charles Portis réalisée par Henry Hattaway en 1969. Alors que l’âge d’or (les années 50) du western est révolu, les rares westerns qui sortent en salle sont ceux de Sergio Leone ou ceux de Sam Peckinpah. Et comme un dernier adieu au genre, Hattaway confie le rôle principal à un John Wayne vieillissant borgne et boitillant. En face de lui, il trouve la jeune Mattie Ross incarnée par Kim Darby, qui joue une jeune fille forte, courageuse, douée en affaires, évoquant sans arrêt son avocat,  à l’image de cette nouvelle ère que prennent le cinéma et l’Amérique en général.

Très classique dans la forme, le film oscille sans arrêt entre comédie et drame et Hattaway utilise pleinement les possibilités offertes par les grands espaces du Colorado, distillant des images d’une beauté à couper le souffle. Le duo Wayne/Darby fonctionne à merveille et les apparitions de Robert Duvall ou Dennis Hopper en méchants ne gatent rien.

Un film magnifique, plus connu en France sous le titre « 100 dollars pour un shériff », qui sort en dvd et blu-ray sous une copie magnifique, à l’occasion de la sortie en salles du film des frères Cohen dont je vous parlerai dans quelques jours. A (re)découvrir!

http://www.dailymotion.com/swf/video/x54bru?theme=none
100 dollars pour un shérif bande-annonce par 110laurent