Critique Dvd: Giselle

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  • Date de sortie :
    12 décembre 2014
  • Réalisé par :
    Toa Fraser
  • Avec :
    Gillian Murphy, Qi Huan
  • Durée :
    1h44min
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Giselle
  • Distributeur :
    Version Originale / Condor

LE FILM:

1

Giselle danse pour Albrecht dont elle tombe éperdument amoureuse. Quand elle découvre que son soupirant est déjà fiancé, Giselle perd la raison et s’effondre, inanimée. Bientôt, elle réapparaît sous la forme d’une wili, jeune femme transformée en fantôme. Leur amour sauvera-t-il Albrecht et Giselle d’une danse éternelle ?

Difficile de comprendre le sens de cette production! Ballet filmé, « Giselle » est entrecoupé de scènes clipesques sans dialogues des deux danseurs principaux en train de répéter, prendre le métro, dans les champs… Si le ballet même passionnera sans doute les adeptes de la discipline, l’oeuvre cinématographique laissera sur le carreau les cinéphiles!

TECHNIQUE:

4

C’est très bon à tous points de vue!

BONUS:

Aucun bonus ne nous aidera à comprendre la démarche du réalisateur, dommage…

VERDICT:

1

Réservé aux amateurs!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Condor Entertainment dès le 27 mai


CRITIQUE DVD: APRES BEJART, LE COEUR ET LE COURAGE

LE FILM:

Tourné quelques mois après la disparition de Maurice Béjart, le film d Aranxta Aguirre « Après Béjart, le Coeur et le Courage » pose la question de l’héritage laissé par son créateur au Béjart Ballet Lausanne. Comment continuer à transmettre l’esprit du maître, ses idées, ses valeurs ? C’est sous l’impulsion de son ancien élève et successeur, Gil Roman, que l’oeuvre de création se poursuit sans Béjart, mais avec toute la fougue et la ténacité de la Compagnie.
 
En montrant la préparation de la première création du Ballet de Lausanne depuis la mort de Béjart, la réalisatrice Arantxa Aguirre se concentre particulièrement sur la mission de Gil Roman, fidèle disciple désigné par le Maître lui-même pour prendre la suite. Il doit à la fois prouver sa légitimité en tant que chorégraphe mais aussi prouver au public et aux institutions qu’il respecte l’héritage de Béjart et qu’il sais s’en montrer digne. En alternant interviews de Gil Roman, d’anciens collaborateurs de Béjart et de danseurs actuels du Ballet avec des images d’archives et des scènes de répétition et de spectacle, la réalisatrice nous offre un documentaire extrêmement vivant et passionnant sur l’art et sa transmission. Un parfait complément aux autres docs sortis la même année (« Dans les pas de Pina Bausch », « Pina » et « le Ballet de l’Opéra de Paris »)!
 
LES BONUS:
 
En guise de bonus, le DVD propose un court-métrage (19 mins) qui semble être plutôt un montage de scènes coupées tant les intervenants et le propos sont similaires au film.
 
VERDICT:
 
Un DVD indispensable pour les amateurs de danse!
 
 

Disponible en DVD(19,99 euros) chez Zylo dès le 17 avril

– Découvrez d’autres oeuvres sur Cinetrafic dans la catégorie Documentaire ainsi que celle consacré au Film de danse.

LES CHAUSSONS ROUGES (1949)

Carlotta Films

La danseuse étoile Victoria Page et le compositeur/chef d’orchestre Julian Craster sont engagés par le chef de ballet Boris Lermontov pour mettre en scène un conte d’Andersen, « les chaussons rouges ». Quand Lermontov s’aperçoit de l’idylle entre le chef et l’étoile, il congédie le jeune compositeur qui sera suivi bientôt par sa dulcinée. La colère de Lermontov est alors terrible…

Réalisé en 1949 par les Britanniques Michael Powell et Emeric Pressburger, « les chaussons rouges » est ressorti sur les écrans français depuis le dernier festival de Cannes grâce au travail de Martin Scorsese et de sa fondation qui avait déjà formidablement restauré « le Guépard » de Visconti. Une fois de plus, le résultat est magnifique pour ce film qui reste l’un des favoris de réalisateurs comme Scorsese donc, Spielberg, De palma ou encore Coppola qui lui rend hommage dans son dernier film « Tetro ».

Film sur l’art et le sacrifice qu’il représente pour ceux qui le font, le film reste très réaliste sur les coulisses du ballet tout en restant empreint d’une atmosphère étrange, proche du fantastique, liée au conte d’Andersen. Pour plus de réalisme, les réalisateurs avaient d’ailleurs tenu à ce que le premier rôle soit tenu par une vraie danseuse et non une actrice, Moira Shearer, fantastique dans le rôle. Bénéficiant d’un somptueux technicolor, magnifié par le travail de restauration, le film connaît son point d’orgue avec une scène de ballet de 17 minutes d’anthologie.

A voir absolument dans l’une des dix salles qui le jouent encore ou en dvd prochainement chez Carlotta.

BLACK SWAN (2010)

Après avoir exploré le monde des toxicomanes (Requiem for a dream) et du catch (the wrestler), Darren Aronofsky s’attaque à celui de la danse, spécifiquement au quotidien d’un corps de ballet comme le New-York City Ballet.

Nina, jeune danseuse ultra-perfectionniste est contre toute attente pressentie par Thomas, le chorégraphe pour incarner la reine des cygnes dans sa nouvelle version du « lac des cygnes ». Sa douceur, sa délicatesse et sa grâce en font l’interprète idéale, en particulier, pour le cygne blanc. Mais le cygne noir nécessite vice, sensualité, et l’abandon de soi, chose qu’elle peine à offrir une fois sur scène. Etouffée par sa mère, ex-ballerine dont la maternité à ruiné la carrière, Nina veut tellement prouver à son maître de ballet qu’il a raison de lui accorder sa confiance, qu’elle va supporter toutes les souffrances physiques et morales afin de devenir le cygne noir. D’autant que Lily, une autre danseuse, guette le moindre faux pas pour lui ravir la vedette…

Fortement inspiré des « chaussons rouges » sur le thème de la souffrance dans l’art, et la danse en particulier, « Black Swan » est LE film dont rêve chaque actrice. Nathalie Portman y est en effet de chaque plan et irradie la pellicule (en course pour l’Oscar, seule Annette Benning peut espérer la concurrencer). Aronofsky ne se contente pas ici de décrire le monde de la danse (très fidèlement d’ailleurs). Il donne à son film des allures de conte fantastique, laissant sa Nina se transformer petit à petit en cygne noir, avec ses plumes qui apparaîssent sur son dos ou ses pieds qui se palment. Mais ce postulat accepté, on comprend facilement que cette métamorphose représente la souffrance et le sacrifice que doit endurer la danseuse pour atteindre l’excellence et le passage à l’âge adulte de la fragile Nina, que sa mère empêche de sortir et force à vivre dans une chambre de petite fille.

Un très beau film qui montre ce qu’est vraiment le quotidien des danseurs et qui confirme le talent de Darren Aronofsky