Critique Bluray: Climax

61D8imHmPSL._SL1500_.jpg

Réalisation Gaspar Noé
Scénario Gaspar Noé
Sociétés de production Arte Cinema
Rectangle Productions
Wild Bunch
Les Cinémas de la Zone
Artemis Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 95 minutes
Sortie 19 septembre 2018

LE FILM:

4.5

Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.

20 ans après son premier film, « Seul contre tous », Gaspard Noé présente seulement son cinquième long métrage, « Climax », que certains ont pu déjà voir lors de la Quinzaine des Réalisateurs au dernier festival de Cannes. Si les fans du cinéaste devraient sortir comblés de ce nouvel opus, Noé ne gagnera certainement pas un nouveau public. Déjouant tous les codes (le générique de fin est au début du film, puis le générique du début se retrouve en deux parties au cours du film!), Noé nous présente d’abord une troupe de danseurs urbains, s’exprimant face caméra, dans l’écran d’une télé entourée de cassettes vidéos où l’on retrouve les films qui ont probablement inspiré Climax: Zombie, Schizophrenia, Suspiria… Enfin la petite troupe se retrouve dans une salle de répétition, danse et boit jusqu’à ce que la soirée dérape. L’ambiance devient glauque comme Noé sait faire, sexe, violence et drogue s’invitant à la fête. Le son saturé de house music et de hip hop d’un bout à l’autre, la lumière et la caméra virevoltante de Noé nous plonge alors d’un trip hallucinant où l’Homme devient un loup pour l’Homme, comme une métaphore de la société française. Ca fait mal mais ça fait du bien!

TECHNIQUE:

4.5

Ca envoie à tous les niveaux!!!

BONUS

3.5

Outre deux clips, on trouve une intéressante interview de Tom Kan, concepteur des génériques de Gaspard Noé mais surtout une rencontre entre Jan Kounen et Gaspard Noé qui évoquent leur nostalgie des vieux supports physiques et le progrés technique en matière de ciné!

VERDICT:

4.5

La gifle de Cannes!

Disponible en DVD et bluray (24.99 euros) chez WILD SIDE VIDEO

Publicités

Critique Dvd: Girl

71RfCbihHWL._SL1500_.jpg

Réalisation Lukas Dhont
Scénario Lukas Dhont
Angelo Tijssens
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Genre drame
Sortie 10 Octobre 2018

LE FILM:

5

Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

Caméra d’Or, Prix d’interprétation à un Certain Regard, Queer Palm, trois récompenses glanées au dernier Festival de Cannes, de quoi aiguiser notre curiosité envers ce premier film belge. Ceux qui attendent un « Billy Elliott » au féminin en seront pour leurs frais! « Girl » n’est pas un film sur la danse. Cet art n’est ici qu’un moyen pour Victor pour apprendre à dompter ce corps qu’il veut être féminin. Contrairement à la plupart des oeuvres sur le sujet, Lara est entourée par un père totalement solidaire de son combat, qui l’épaule au maximum. Le seul combat que Lara à mener est avec soi-même, en apprenant à vivre encore quelques temps (jusqu’à l’opération) avec un corps qui n’est pas le sien mais aussi avec les regards extérieurs. Une scène dans laquelle Lara subit la pression de ses amies danseuses est d’ailleurs extrêmement éprouvante. Si le film est si fort et émouvant, le jeune acteur y est pour beaucoup. Victor Polster est époustouflant et sa beauté et sa féminité (on croirait Cate Blanchett jeune!) renforcent la sensation de voir une jeune fille que seuls les plans récurrents où celle-ci se regarde dans le miroir nous ramènent à sa dure condition. Un premier film impressionnant qui ne peut laisser insensible et un magnifique hymne à la tolérance! L’un des grands films de cette fin d’année!

LES BONUS:

1.5

Seul bonus, une émission de radio de près d’une heure avec comme invité Lukas Dhont!

VERDICT:

5

L’un des très grands films de 2018!

Disponible en DVD et bluray (19.99 euros) chez DIAPHANA dès le 19 février

Jeu Concours: 3 DVD de « Climax » à gagner (jeu terminé)

811nbD-A7qL._SL1500_.jpg

A l’occasion de la sortie en vidéo de « Climax » , CINEDINGUE et WILD SIDE sont heureux de vous offrir 3 Dvd du film . Pour participer, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 14 février; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Critique: Suspiria

5193736.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original Suspiria
Réalisation Luca Guadagnino
Scénario David Kajganich
Acteurs principaux
Sociétés de production Frenesy Film Company
Mythology Entertainment
Amazon Studios
First Sun
MeMo Films
Muskat Filmed Properties
Vega Baby Releasing
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Italie Italie
Genre horreur
Durée 152 minutes
Sortie 14 novembre 2018

Susie Bannion, jeune danseuse américaine, débarque à Berlin dans l’espoir d’intégrer la célèbre compagnie de danse Helena Markos. Madame Blanc, sa chorégraphe, impressionnée par son talent, promeut Susie danseuse étoile.
Tandis que les répétitions du ballet final s’intensifient, les deux femmes deviennent de plus en plus proches. C’est alors que Susie commence à faire de terrifiantes découvertes sur la compagnie et celles qui la dirigent…

Un an après la romance toscane « Call me by your name », quelle surprise de retrouver Luca Guadagnino à la tête d’un remake du « Suspiria » de Dario Argento. Si la base de l’histoire reste la même (une jeune fille débarque dans une école de danse dans laquelle la sorcellerie règne), le film n’essaie pourtant jamais de singer l’original. Guadagnino ne cherche pas non plus à faire peur. Il situe son histoire dans les années 70, en Allemagne, entre guerre froide et terrorisme de la Bande à Baader et prend son temps pour installer une ambiance. Pour ce faire, « Suspiria » bénéficie d’un gros travail sur la photo (magnifique travail du Thailandais Mukdeeprom) et d’une bande originale incroyable du chanteur de Radiohead. Le casting est également une belle réussite avec notamment la fabuleuse Tilda Swinton et un mystérieux Lutz Eberdorf que vous vous amuserez à reconnaître! Loin d’être une pâle copie du Giallo originel, ce « Suspiria » s’impose comme un objet filmique à part entière, quelque part entre Fassbinder et Gaspard Noé, cousin éloigné du « Black Swan » d’Aronofski! Une vraie surprise!

4.5

Critique: Girl

2648625.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Lukas Dhont
Scénario Lukas Dhont
Angelo Tijssens
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Genre drame
Sortie 10 Octobre 2018

Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

Caméra d’Or, Prix d’interprétation à un Certain Regard, Queer Palm, trois récompenses glanées au dernier Festival de Cannes, de quoi aiguiser notre curiosité envers ce premier film belge. Ceux qui attendent un « Billy Elliott » au féminin en seront pour leurs frais! « Girl » n’est pas un film sur la danse. Cet art n’est ici qu’un moyen pour Victor pour apprendre à dompter ce corps qu’il veut être féminin. Contrairement à la plupart des oeuvres sur le sujet, Lara est entourée par un père totalement solidaire de son combat, qui l’épaule au maximum. Le seul combat que Lara à mener est avec soi-même, en apprenant à vivre encore quelques temps (jusqu’à l’opération) avec un corps qui n’est pas le sien mais aussi avec les regards extérieurs. Une scène dans laquelle Lara subit la pression de ses amies danseuses est d’ailleurs extrêmement éprouvante. Si le film est si fort et émouvant, le jeune acteur y est pour beaucoup. Victor Polster est époustouflant et sa beauté et sa féminité (on croirait Cate Blanchett jeune!) renforcent la sensation de voir une jeune fille que seuls les plans récurrents où celle-ci se regarde dans le miroir nous ramènent à sa dure condition. Un premier film impressionnant qui ne peut laisser insensible et un magnifique hymne à la tolérance! L’un des grands films de cette fin d’année!

5

Critique: Climax

0792025.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Réalisation Gaspar Noé
Scénario Gaspar Noé
Sociétés de production Arte Cinema
Rectangle Productions
Wild Bunch
Les Cinémas de la Zone
Artemis Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 95 minutes
Sortie 19 septembre 2018

Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.

20 ans après son premier film, « Seul contre tous », Gaspard Noé présente seulement son cinquième long métrage, « Climax », que certains ont pu déjà voir lors de la Quinzaine des Réalisateurs au dernier festival de Cannes. Si les fans du cinéaste devraient sortir comblés de ce nouvel opus, Noé ne gagnera certainement pas un nouveau public. Déjouant tous les codes (le générique de fin est au début du film, puis le générique du début se retrouve en deux parties au cours du film!), Noé nous présente d’abord une troupe de danseurs urbains, s’exprimant face caméra, dans l’écran d’une télé entourée de cassettes vidéos où l’on retrouve les films qui ont probablement inspiré Climax: Zombie, Schizophrenia, Suspiria… Enfin la petite troupe se retrouve dans une salle de répétition, danse et boit jusqu’à ce que la soirée dérape. L’ambiance devient glauque comme Noé sait faire, sexe, violence et drogue s’invitant à la fête. Le son saturé de house music et de hip hop d’un bout à l’autre, la lumière et la caméra virevoltante de Noé nous plonge alors d’un trip hallucinant où l’Homme devient un loup pour l’Homme, comme une métaphore de la société française. Ca fait mal mais ça fait du bien!

4.5

Critique Bluray: Polina, Danser sa vie

81Imo5KX28L._SL1500_.jpg

Réalisation Valérie Müller
Angelin Preljocaj
Scénario Valérie Müller
Angelin Preljocaj
Bastien Vivès
Acteurs principaux
Sociétés de production Everybody on Deck
TF1
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 108 minutes
Sortie 16 novembre 2016

LE FILM:

3.5

Russie, dans les années 90. Portée depuis l’enfance par la rigueur et l’exigence du professeur Bojinski, Polina est une danseuse classique prometteuse. Alors qu’elle s’apprête à intégrer le prestigieux ballet du Bolchoï, elle assiste à un spectacle de danse contemporaine qui la bouleverse profondément. C’est un choc artistique qui fait vaciller tout ce en quoi elle croyait. Elle décide de tout quitter et rejoint Aix-en-Provence pour travailler avec la talentueuse chorégraphe Liria Elsaj et tenter de trouver sa propre voie.

Adaptation de la BD de Bastien Vivès, « Polina », le film est réalisé par un duo composé de Valérie Muller et le célèbre chorégraphe Angelin Preljocaj. Dans un style très documentaire, « Polina » nous montre le parcours d’une jeune danseuse du Bolchoï, prestigieuse école où la rigueur fait loi. Après avoir assisté à un spectacle de danse contemporaine, la jeune danseuse se met en tête de rejoindre la France et trouver sa voie. L’intérêt de ce récit d’apprentissage est de montrer la remise en cause de tout l’apprentissage reçu par cette jeune fille pour enfin trouver son épanouissement artistique. Outre quelques scènes de danse remarquables, on retrouve avec plaisir Juliette Binoche dont on connaît sa passion pour la danse dans un rôle de chorégraphe et Niels Schneider mais on découvre évidemment la danseuse russe Anastasia Shevtsova au charme magnétique. Un « film de danse » enfin réaliste!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable!

BONUS:

3.5

On trouve ici un making of d’une vingtaine de minutes avec des interventions des membres de l’équipe.

VERDICT:

3.5

Un film de danse réaliste et réussi!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 21 mars