Critique Bluray: Dogman

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Réalisation Matteo Garrone
Scénario Ugo Chiti
Matteo Garrone
Massimo Gaudioso
Acteurs principaux
Sociétés de production Archimede
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre drame
Durée 102 minutes
Sortie 11 juillet 2018

LE FILM:

4.5

Dans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce…

Trois ans après son conte fantastique « Tale of tales », l’Italien Matteo Garrone revenait à Cannes avec Dogman, l’histoire d’un toiletteur pour chiens victimisé par un boxeur cocaïnomane. Si Marcello Fonte, récompensé par un prix d’interprétation à Cannes, a une tronche à être tout droit sorti d’un film de Dino Risi, Dogman n’a rien d’une comédie italienne des années 60. Dans ce polar, l’Italie est noir et sinistre, tout comme la vie de Marcello, que seules les visites de sa fille parviennent à illuminer. Passant sa vie à subir et à se soumettre, Marcello pourrait bien relever la tête, de n’importe quelle manière. Outre la fabuleuse performance de Fonte, Dogman propose une vision de l’Italie de 2018 des plus noires et pessimistes.

TECHNIQUE:

4.5

Très belle copie proposée dans ce bluray!

BONUS:

4.5

On trouve ici quelques storyboards mais également une interview du réalisateur ainsi qu’un making of qui donne la parole à son interprète principal.

VERDICT:

4.5

Le film italien de l’année!

Disponible en DVD et bluray (19.99 euros) chez LE PACTE dès le 14 novembre

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Critique Dvd: Escobar

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Titre original Loving Pablo
Réalisation Fernando León de Aranoa
Scénario Fernando León de Aranoa
Acteurs principaux
Sociétés de production Escobar Films
B2Y EOOD
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre drame
Durée 125 minutes
Sortie 18 avril 2018

LE FILM:

2.5

Impitoyable et cruel chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar est le criminel le plus riche de l’Histoire avec une fortune de plus de 30 milliards de dollars. « L’empereur de la cocaïne » met la Colombie à feu et à sang dans les années 80 en introduisant un niveau de violence sans précédent dans le commerce de la drogue. Fascinée par son charisme et son pouvoir, la très célèbre journaliste Virginia Vallejo, va s’apercevoir qu’on ne s’approche pas de l’homme le plus dangereux du monde impunément…

Après la série « Narcos », Pablo Escobar est à nouveau la tête d’affiche d’une fiction, cette fois pour le cinéma. Si vous n’avez pas jeté un oeil sur la série Netflix, vous apprendrez sûrement des choses avec ce biopic qui se concentre sur la période où le célèbre trafiquant entretint une liaison avec une journaliste colombienne. Pour les autres, cet énième récit sur la vie de Don Pablo se regarde sans grand intérêt si ce n’est la prestation du couple Javier Bardem/Penelope Cruz même si leur prestation ne fait pas partie de leurs meilleures. Le portrait d’Escobar a le mérite en tout cas de ne pas le glorifier. On regarde et on oublie…

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable pour le support!

BONUS:

2.5

On trouve ici trois interviews des trois comédiens principaux, un peu promos…

VERDICT:

2.5

Un biopic sans grande originalité…

Disponible en DVD (19.99 euros) et Bluray (24.99 euros) chez M6 Video

Critique Dvd: La Fête est finie

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Réalisation Marie Garel-Weiss
Scénario Marie Garel-Weiss
Salvatore Lista
Acteurs principaux

Zita Hanrot
Clémence Boisnard
Coralie Russier

Sociétés de production Elzévir Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 90 minutes
Sortie 28 février 2018

LE FILM:

4

LA FETE EST FINIE, c’est l’histoire d’une renaissance, celle de Céleste et Sihem. Arrivées le même jour dans un centre de désintoxication, elles vont sceller une amitié indestructible. Celle-ci sera autant une force qu’un obstacle lorsque, virées du centre, elles se retrouvent livrées à elles-mêmes, à l’épreuve du monde réel et de ses tentations. Le vrai combat commence alors, celui de l’abstinence et de la liberté, celui vers la vie.

Premier film de Marie Garel Weiss, « la fête est finie » nous plonge dans le quotidien d’un centre de désintox, particulièrement dans la relation entre deux pensionnaires, Céleste et Sihem. Leur relation amicale va vite devenir elle aussi une addiction et les deux jeunes filles, ne parvenant pas à s’insérer dans ce système s’en trouveront éjectées. Face au retour à la vie réelle, leur union sera tantôt une faiblesse, tantôt une force. Ce premier film fougueux, aussi noir que solaire, doit sa grande réussite à son duo de comédiennes . Zita Hanrot qu’on avait découverte dans « Fatima » offre une nouvelle facette de son jeu, dévoilant une vraie fragilité. Clémence Boisnard irradie le film de sa force et de sa puissance. Fragilité, force, puissance, des qualificatifs qui représentent bien  ce premier film à découvrir absolument!

TECHNIQUE:

4

Pour le support, rien à dire…

BONUS:

3.5

On trouve ici des scènes coupées ainsi que deux interviews de la réalisatrice et des actrices.

VERDICT:

4

Un premier film à découvrir!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez PYRAMIDE VIDEO dès le 21 août

Critique: Climax

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Réalisation Gaspar Noé
Scénario Gaspar Noé
Sociétés de production Arte Cinema
Rectangle Productions
Wild Bunch
Les Cinémas de la Zone
Artemis Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 95 minutes
Sortie 19 septembre 2018

Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.

20 ans après son premier film, « Seul contre tous », Gaspard Noé présente seulement son cinquième long métrage, « Climax », que certains ont pu déjà voir lors de la Quinzaine des Réalisateurs au dernier festival de Cannes. Si les fans du cinéaste devraient sortir comblés de ce nouvel opus, Noé ne gagnera certainement pas un nouveau public. Déjouant tous les codes (le générique de fin est au début du film, puis le générique du début se retrouve en deux parties au cours du film!), Noé nous présente d’abord une troupe de danseurs urbains, s’exprimant face caméra, dans l’écran d’une télé entourée de cassettes vidéos où l’on retrouve les films qui ont probablement inspiré Climax: Zombie, Schizophrenia, Suspiria… Enfin la petite troupe se retrouve dans une salle de répétition, danse et boit jusqu’à ce que la soirée dérape. L’ambiance devient glauque comme Noé sait faire, sexe, violence et drogue s’invitant à la fête. Le son saturé de house music et de hip hop d’un bout à l’autre, la lumière et la caméra virevoltante de Noé nous plonge alors d’un trip hallucinant où l’Homme devient un loup pour l’Homme, comme une métaphore de la société française. Ca fait mal mais ça fait du bien!

4.5

Critique : La fête est finie

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Réalisation Marie Garel-Weiss
Scénario Marie Garel-Weiss
Salvatore Lista
Acteurs principaux

Zita Hanrot
Clémence Boisnard
Coralie Russier

Sociétés de production Elzévir Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 90 minutes
Sortie 28 février 2018

LA FETE EST FINIE, c’est l’histoire d’une renaissance, celle de Céleste et Sihem. Arrivées le même jour dans un centre de désintoxication, elles vont sceller une amitié indestructible. Celle-ci sera autant une force qu’un obstacle lorsque, virées du centre, elles se retrouvent livrées à elles-mêmes, à l’épreuve du monde réel et de ses tentations. Le vrai combat commence alors, celui de l’abstinence et de la liberté, celui vers la vie.

Premier film de Marie Garel Weiss, « la fête est finie » nous plonge dans le quotidien d’un centre de désintox, particulièrement dans la relation entre deux pensionnaires, Céleste et Sihem. Leur relation amicale va vite devenir elle aussi une addiction et les deux jeunes filles, ne parvenant pas à s’insérer dans ce système s’en trouveront éjectées. Face au retour à la vie réelle, leur union sera tantôt une faiblesse, tantôt une force. Ce premier film fougueux, aussi noir que solaire, doit sa grande réussite à son duo de comédiennes . Zita Hanrot qu’on avait découverte dans « Fatima » offre une nouvelle facette de son jeu, dévoilant une vraie fragilité. Clémence Boisnard irradie le film de sa force et de sa puissance. Fragilité, force, puissance, des qualificatifs qui représentent bien  ce premier film à découvrir absolument!

4

Critique Dvd: la Ronde du Crime

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Réalisation Don Siegel
Scénario Stirling Silliphant
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 86 minutes

LE FILM:

4.5

Une bande de trafiquants d’héroïne a trouvé le moyen astucieux de passer de la drogue dans des objets achetés par des touristes. Lorsque ceux-ci reviennent à San Francisco, ils sont pris en filature par plusieurs complices des passeurs pour récupérer le précieux chargement. Deux de ces hommes, Dancer, psychopathe extraverti, et Julian, homme froid et calculateur, doivent reprendre la poudre à trois personnes qui viennent de débarquer. Mais la police a découvert la manoeuvre.

Si Don Siegel est resté dans les mémoires, c’est surtout pour son travail dans les années 70 avec quelques gros succès comme « Sierra Torride », « l’Inspecteur Harry » ou « l’Evadé d’Alcatraz ».C’est oublier que sa carrière débute à la fin des années 40 et qu’elle est parsemée de quelques pépites  à réhabiliter. « The Lineup » en fait partie!

Il s’agit en fait de l’adaptation d’une série TV à succès dont les héros étaient des policiers. Après une scène d’ouverture pleine d’action, on suit d’ailleurs deux policiers qui enquêtent sur un trafic d’héroïne. Très vite Siegel délaisse l’enquête pour se concentrer sur un duo de malfrats chargés de récupérer la marchandise transportée jusque là par des « mules ». Toute la réussite tient à ce duo composé de Robert Keith, l’expérimenté et intellectuel qui se refuse à s’adonner à la violence, et Eli Wallach, le psychopathe qui se charge des basses besognes. Remarquablement mis en scène et monté avec punch, « the Lineup » est une vraie réussite peu avare en scènes chocs et idées brillantes, comme cette manie de Julian de demander à Dancer les derniers mots prononcés par ses victimes. Culte!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie parfaite!

BONUS:

4

Outre la bande annonce et une galerie photos, on trouve la présentation comme toujours passionnante de Tavernier et celle de François Guérif.

VERDICT:

4.5

Une pépite cultissime!

Disponible en DVD (16.99 euros) chez SIDONIS

Critique Bluray: Panique à Needle Park

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Titre original The Panic in Needle Park
Réalisation Jerry Schatzberg
Scénario Joan Didion
John Gregory Dunne
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 110 min.
Sortie 1er juin 1971

LE FILM:

4

Lorsque Helen rencontre Bobby, elle vient d’avorter. Il l’attend à la sortie de l’hôpital, passe l’après-midi avec elle : c est le coup de foudre. Bobby lui propose de s’installer avec lui dans le Nord-Est de Manhattan, à proximité de Needle Park. Le quotidien de Bobby tourne autour de ce carrefour où traînent les toxicomanes new-yorkais lui-même est accro à l’héroïne depuis de longues années. C est le début d’une grande histoire d’amour qui va petit à petit entraîner Helen dans les affres de la drogue…

Pour ce troisième tome de coffrets ultra Collector, l’éditeur Carlotta s’est penché sur le second long métrage de Jerry Schatzberg , « Panique à Needle Park », après « Portrait d’une enfant déchue », déjà édité chez Carlotta. Dans un style brut, très documentaire, sans aucune musique,  Schatzberg nous plonge dans le quotidien d’un couple qui s’enfonce petit à petit dans la drogue. On y voit les scènes de shoot, les petits coups pour trouver de l’argent, la prison, la prostitution  et malgré tout deux êtres qui s’aiment jusqu’à un final très émouvant. Les deux comédiens, le débutant Al Pacino et Kitty Winn, prix d’interprétation à Cannes, sont magnifiques. Un très beau film…

TECHNIQUE:

4

Une copie très propre avec un grain très présent mais une définition et des contrastes très bons.

BONUS:

4.5

On trouve ici une excellente interview de Jerry Schatzberg déclinée en plusieurs parties sur la carrière de photographe du réalisateur, sa carrière de cinéaste, sur Al Pacino et sur ses souvenirs de Cannes. On trouve également cinq scènes du film commentées par le réalisateur.

Evidemment l’édition ultra collector comprend le très complet livre avec des articles d’époque, une belle interview de Schatzberg par Michel Ciment, des extraits du scénario annotés, des photos inédites… Le tout avec une magnifique couverture originale!

VERDICT:

4.5

Un film culte des années 70 dans une magnifique édition!

Disponible en bluray (19.99 euros) et en édition Ultra Collector (49.99 euros) chez Carlotta Films dès le 22 juin