CRITIQUE: LES EMOTIFS ANONYMES (2010)

Angélique est émotive; pour lutter contre ce vrai handicap, elle participe aux réunions des « émotifs anonymes ». Chocolatière de formation, un jour, elle passe un entretien pour travailler à  « la fabrique de chocolats ». Après avoir rencontré le patron, un certain Jean-René, pas très sympathique, Angélique est embauchée comme commerciale, métier impossible à exercer pour Angélique! D’autant que la mission est de sauver la chocolaterie à deux doigts de la faillite. Jean-René et Angélique vont apprendre à se connaître et à tenter de surmonter leur handicap, lui-même étant aussi émotif…

La comédie française nous offre tout de même quelques bons moments avec des films comme « le nom des autres » ou ces « émotifs anonymes »! Jean-Pierre Améris, à qui l’on doit le très émouvant « c’est la vie », signe ici une comédie toute en finesse sur le problème du manque de confiance en soi, qui peut devenir chez certains un vrai handicap, comme pour Angélique, qui en réponse aux compliments donnés par des Maitres chocolatiers lors de son examen de fin d’études, ne trouve rien d’autre à faire que de partir en courant! Et quand deux émotifs se rencontrent, que c’est difficile! Et l’idée géniale d’Améris est d’avoir confié les rôles de Jean-René et Angélique à Benoît Poelvoorde et Isabelle Carré. Deux comédiens si différents, lui plutôt explosif et elle effacée, sont ici si proches dans le handicap qu’ils sont certes souvent très drôles mais toujours attachants. D’une durée très courte (1h20), cette petite comédie aux apparences parfois « améliepoulainisantes’ se déguste avec autant de plaisir qu’une boîte de chocolats. A consommer sans modération…

CRITIQUE: A SERIOUS MAN (2009)

Working Title Films

1967, Larry Gopnik est professeur de physique dans une petite université du Midwest. Alors que sa femme le quitte pour un autre homme, sa fille lui pique de l’argent pour se faire refaire le nez, son fils a des problèmes de discipline dans son école hébraïque, son frère ne travaille pas et dort dans son canapé et son évolution professionnelle est remise en cause par des lettres anonymes. A la recherche d’un nouvel équilibre Larry part de rabbin en rabbin à la quête de la vérité…

Plutôt dans la lignée de films comme « O’brother » ou « Burn after reading » mais en beaucoup plus personnel, les frères Cohen nous offrent une comédie très attachante. Ils font ici confiance à un casting d’inconnus tous parfait menés par le génial Michael Stuhlbar, comédien déniché sur les planches de Broadway.

Sous ses airs de comédie, c’est peut-être le film le plus émouvant des deux réalisateurs. Il est encore en salles et il mérite vraiment de se déplacer pour le voir!!!