Critique: Je Vais Mieux

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Titre original Je vais mieux
Réalisation Jean-Pierre Améris
Acteurs principaux
Sociétés de production EuropaCorp
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Sortie 30 mai 2018

Un quinquagénaire est victime d’un mal de dos fulgurant. Tous les médecins, les radiologues et les ostéopathes du monde ne peuvent rien pour lui : la racine de son mal est psychologique. Mais de son travail, de sa femme ou de sa famille, que doit-il changer pour aller mieux ? 

Onzième Film de Jean-Pierre Améris, « Je vais mieux » et l’adaptation du roman éponyme de David Foenkinos. Dans la même veine que « les Emotifs anonymes » qui évoquaient deux éclopés de la vie, paralysés par une timidité maladive, le dernier film du réalisateur nous entraîne dans les difficultés de Laurent, incarné par l’excellent Eric Elmosnino. Plié en deux par un mal de dos qu’aucun spécialiste ne semble capable de soigner, il va prendre conscience que peut-être l’explication tient à des raisons plus psychologiques que physiologiques. Malmené à son travail, mal aimé par sa femme et en manque de marques d’affection de ses parents, il passe son existence à encaisser sans jamais rendre les coups. Cette petite comédie finement écrite et parfaitement interprétée se montre souvent très drôle mais aussi émouvante tant le personnage est attachant et terriblement humain. Un film qui vaut toutes les psychothérapies du monde!

4

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Critique Dvd: Marie Heurtin

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LE FILM:

4.5

 

 

Cette histoire est inspirée  de faits réels qui se sont déroulés en France à la fin du 19ème siècle. Née sourde et aveugle en 1885, âgée de 14 ans, Marie Heurtin est incapable de communiquer. Son père, modeste artisan, ne peut se résoudre, comme le lui conseille un médecin qui la juge « débile », à la faire interner dans un asile.
En désespoir de cause, il se rend à l’institut de Larnay, près de Poitiers, où des religieuses prennent en charge des jeunes filles sourdes.
Malgré le scepticisme de la Mère supérieure, une jeune religieuse, Sœur Marguerite, se fait fort de s’occuper du « petit animal sauvage » qu’est Marie et de tout faire pour la sortir de sa nuit…

Après « Maman est folle » et « les Emotifs anonymes », Jean-Pierre Améris retrouve Isabelle Carré pour un film qui se situe quelque part entre le « Miracle en Alabama » d’Arthur Penn et « l’Enfant sauvage » de Truffaut. Inspiré d’une histoire vraie, le film d’Améris aurait pu tomber dans le déjà vu qu’on pouvait craindre avec un tel sujet. Au contraire, son film se démarque tout d’abord par un humour omniprésent qui allège le récit en évitant le pathos. Autre réussite du film, le casting réunit une jeune actrice sourde et muette, Ariana Rivoire, d’une incroyable présence, et Isabelle Carré, qui n’a jamais semblé aussi lumineuse.

Quant au film lui-même, au-delà du récit assez passionnant de cette amitié entre Marie Heurtin et Soeur Marguerite et de leur combat, avec cette manière de la part de la religieuse de lutter contre les préjugés tout en prouvant sa foi, Améris fait un vrai travail sur l’esthétique de son film. Pas seulement pour le plaisir du spectateur mais pour lui faire ressentir quelque chose au niveau de tous ses sens, chose cruciale dans cette histoire. C’est donc un vrai travail sur le son et l’image qui évoque aussi certains films de Jane Campion. Léger, émouvant, éblouissant jusqu’à une scène finale de toute beauté, Marie Heurtin est l’un des grands films français de cette fin d’année!

TECHNIQUE:

3.5

 

Si le rendu est correct, quel dommage qu’il n’y ait pas de sortie bluray pour rendre hommage à la magnifique photo du film!

BONUS:

5

 

Voilà des bonus intéressants! Un making of passionnant est complété par un entretien avec le réalisateur et un sujet sur la visite du réalisateur et des comédiens dans un centre pour « souraveugles »!

VERDICT:

4.5

 

Une édition DVD parfaite pour un grand film!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Diaphana

Jeu concours: 5X2 places à gagner pour « Marie Heurtin » (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en salles de « Marie Heurtin » le 12 novembre, CINEDINGUE et DIAPHANA sont heureux de vous offrir 5X2 places pour découvrir le film. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 14 novembre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Synopsis : Cette histoire est inspirée de faits réels qui se sont déroulés en France à la fin du 19ème siècle. Née sourde et aveugle en 1885, âgée de 14 ans, Marie Heurtin est incapable de communiquer. Son père, modeste artisan, ne peut se résoudre, comme le lui conseille un médecin qui la juge « débile », à la faire interner dans un asile.

En désespoir de cause, il se rend à l’institut de Larnay, près de Poitiers, où des religieuses prennent en charge des jeunes filles sourdes.
Malgré le scepticisme de la Mère supérieure, une jeune religieuse, Sœur Marguerite, se fait fort de s’occuper du « petit animal sauvage » qu’est Marie et de tout faire pour la sortir de sa nuit…

Critique: Marie Heurtin

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  • Date de sortie :
    12 novembre 2014
  • Réalisé par :
    Jean-Pierre Améris
  • Avec :
    Isabelle Carré, Ariana Rivoire, Brigitte Catillon…
  • Durée :
    1h33min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Marie Heurtin
  • Distributeur :
    Diaphana

Cette histoire est inspirée  de faits réels qui se sont déroulés en France à la fin du 19ème siècle. Née sourde et aveugle en 1885, âgée de 14 ans, Marie Heurtin est incapable de communiquer. Son père, modeste artisan, ne peut se résoudre, comme le lui conseille un médecin qui la juge « débile », à la faire interner dans un asile.
En désespoir de cause, il se rend à l’institut de Larnay, près de Poitiers, où des religieuses prennent en charge des jeunes filles sourdes.
Malgré le scepticisme de la Mère supérieure, une jeune religieuse, Sœur Marguerite, se fait fort de s’occuper du « petit animal sauvage » qu’est Marie et de tout faire pour la sortir de sa nuit…

Après « Maman est folle » et « les Emotifs anonymes », Jean-Pierre Améris retrouve Isabelle Carré pour un film qui se situe quelque part entre le « Miracle en Alabama » d’Arthur Penn et « l’Enfant sauvage » de Truffaut. Inspiré d’une histoire vraie, le film d’Améris aurait pu tomber dans le déjà vu qu’on pouvait craindre avec un tel sujet. Au contraire, son film se démarque tout d’abord par un humour omniprésent qui allège le récit en évitant le pathos. Autre réussite du film, le casting réunit une jeune actrice sourde et muette, Ariana Rivoire, d’une incroyable présence, et Isabelle Carré, qui n’a jamais semblé aussi lumineuse.

Quant au film lui-même, au-delà du récit assez passionnant de cette amitié entre Marie Heurtin et Soeur Marguerite et de leur combat, avec cette manière de la part de la religieuse de lutter contre les préjugés tout en prouvant sa foi, Améris fait un vrai travail sur l’esthétique de son film. Pas seulement pour le plaisir du spectateur mais pour lui faire ressentir quelque chose au niveau de tous ses sens, chose cruciale dans cette histoire. C’est donc un vrai travail sur le son et l’image qui évoque aussi certains films de Jane Campion. Léger, émouvant, éblouissant jusqu’à une scène finale de toute beauté, Marie Heurtin est l’un des grands films français de cette fin d’année!

4.5

CRITIQUE: LES EMOTIFS ANONYMES (2010)

Angélique est émotive; pour lutter contre ce vrai handicap, elle participe aux réunions des « émotifs anonymes ». Chocolatière de formation, un jour, elle passe un entretien pour travailler à  « la fabrique de chocolats ». Après avoir rencontré le patron, un certain Jean-René, pas très sympathique, Angélique est embauchée comme commerciale, métier impossible à exercer pour Angélique! D’autant que la mission est de sauver la chocolaterie à deux doigts de la faillite. Jean-René et Angélique vont apprendre à se connaître et à tenter de surmonter leur handicap, lui-même étant aussi émotif…

La comédie française nous offre tout de même quelques bons moments avec des films comme « le nom des autres » ou ces « émotifs anonymes »! Jean-Pierre Améris, à qui l’on doit le très émouvant « c’est la vie », signe ici une comédie toute en finesse sur le problème du manque de confiance en soi, qui peut devenir chez certains un vrai handicap, comme pour Angélique, qui en réponse aux compliments donnés par des Maitres chocolatiers lors de son examen de fin d’études, ne trouve rien d’autre à faire que de partir en courant! Et quand deux émotifs se rencontrent, que c’est difficile! Et l’idée géniale d’Améris est d’avoir confié les rôles de Jean-René et Angélique à Benoît Poelvoorde et Isabelle Carré. Deux comédiens si différents, lui plutôt explosif et elle effacée, sont ici si proches dans le handicap qu’ils sont certes souvent très drôles mais toujours attachants. D’une durée très courte (1h20), cette petite comédie aux apparences parfois « améliepoulainisantes’ se déguste avec autant de plaisir qu’une boîte de chocolats. A consommer sans modération…