CRITIQUE: BRONSON (2009)

 

Bronson

1974, Angleterre, Michael Peterson, 19 ans ne rêve que de célébrité. Sans véritable talent, il se lance dans le braquage qui le conduit en prison. Ayant peut-être trouvé sa voie, il multiplie les actes de violence jusqu’à ce qu’il devienne le prisonnier le plus dangereux d’Angleterre. A son actif, déjà 34 ans de prison dont 30 en isolement…

Juste après la trilogie « Pusher » et un an avant « Valhalla Rising, le guerrier silencieux » (qui ne m’a d’ailleurs pas emballé!), le jeune cinéaste danois Nicolas Winding Refn s’empare de ce personnage hallucinant avec un style kubrickien très prononcé tant le film nous fait penser à « Orange mécanique » (il y a pire comme référence!). Petersen, tellement motivé par la célébrité au point de se choisir un nom de scène, Charles Bronson, semble être le jeune frère d’Alex DeLarge, avec le même goût pour l’ultra-violence. L’usage d’airs d’opéra dans la bande originale rajoute à cette gemellité entre les deux films. Niveau mise en scène, Winding Refn démontre à nouveau un talent hors du commun tant chaque plan est toujours plus inventif. Enfin, on ne peut que souligner la prestation impressionnante de Tom Hardy qu’on a depuis vu dans « Inception ».

Un film coup de poing à découvrir avant la sortie de « drive » prix de la mise en scène à Cannes.

LES SEPT MERCENAIRES (1960)

Carlotta Films

Un village mexicain est pillé et racketté par un gang de bandits menés par le terrible Calvera. Lassés de cette situation, les habitants décident de faire appel à un mercenaire très efficace, Chris Adams. Une fois la mission acceptée, il compose alors son équipe et s’adjoint l’aide de 6 autres gros bras adeptes de la bagarre…

Remake américain du classique japonais de Kurosawa, « les sept samouraïs », c’est John Sturges, à qui l’on doit déjà « règlement de comptes à OK Corral » , qui le réalise en 1960. Il se dote d’un casting d’anthologie: Yul Brynner, Steve MacQueen, Robert Vaughn, Charles Bronson, Horst Bucholz, James Coburn et Brad Dexter dans le rôle des 7 mercenaires et Eli Wallach dans celui du truand Calvera. Classique du western, le film est clairement découpé en trois parties: le recrutement de l’équipe, la préparation de l’affrontement et enfin ce dernier. Là-dessus, Elmer Bernstein, y greffa sa bande originale, l’une des plus célèbres du genre après celles de Morricone. Le film n’a pas pris une ride et trouve même une seconde jeunesse grâce à l’édition Bluray qui vient de paraître chez Fox: une merveille de son et d’image à couper le souffle!

A revoir de toute urgence!!!