Critique Bluray: The Crown Saison 1

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Titre original The Crown
Genre drame biographique
Création Peter Morgan
Acteurs principaux Claire Foy
Matt Smith
Jared Harris
Vanessa Kirby
John Lithgow
Greg Wise
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Chaîne d’origine Netflix
Nb. de saisons 1
Nb. d’épisodes 10
Durée 54-61 minutes
Diff. originale 4 novembre 2016 –
Site web http://www.netflix.com/title/80025678

LA SERIE:

5

La série présente la vie de la reine du Royaume-Uni Élisabeth II, de son mariage en 1947 jusqu’à nos jours.

Comme dans le principe des vases communicants, l’époque veut que moins le Cinéma offre de nouveauté et d’imagination, plus le média TV déploie des trésors d’innovation. Le genre de la série TV que l’on peut consommer aussi bien sur la télé du salon que sur tablette, ordi ou mobile, est en plein boom! Netflix, la chaîne de VOD multiplie les investissements de façon souvent très judicieuse. Il y a peu était donc lancée  la série « The Crown », série historique qui retrace le destin peu commun de la Reine Elisabeth, à la tête du Royaume-Uni depuis 1952! La saison 1, tout au long de ses 10 épisodes d’1 h, nous propulse dans le quotidien d’une jeune femme sacrée Reine après la mort de son père Georges VI (« le discours d’un Roi » nous avait déjà parlé de ce monarque bégayant). La série de Peter Morgan réussit à se montrer passionnante sur le fond tout en soignant la forme. On découvre une Reine qui se trouvera sans cesse coincée entre la volonté de rester elle-même et d’incarner le progrès et le désir de ne pas trahir sa fonction et l’héritage familial. Tous les personnages sont passionnants, de Churchill, indéboulonnable Prime Minister incarné par le génial John Lithgow, au mari de la Reine Philip, qui dut se résoudre à vivre dans l’ombre de sa femme, en passant par la soeur d’Elisabeth, condamnée à renoncer à l’Amour. Toutes ces thématiques et ces axes narratifs reposent sur une mise en scène remarquable et une direction artistique complètement folle pour un projet TV! Si tous les cours d’Histoire avaient un tel souffle…

TECHNIQUE:

5

Rien à dire, c’est parfait!

BONUS:

0.5

On trouve ici uniquement une petite galerie photos, dommage…

VERDICT:

5

Une série majeure, indispensable!!!

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Critique Série: The Crown Saison 1

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Titre original The Crown
Genre drame biographique
Création Peter Morgan
Acteurs principaux Claire Foy
Matt Smith
Jared Harris
Vanessa Kirby
John Lithgow
Greg Wise
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Chaîne d’origine Netflix
Nb. de saisons 1
Nb. d’épisodes 10
Durée 54-61 minutes
Diff. originale 4 novembre 2016
Site web http://www.netflix.com/title/80025678

La série présente la vie de la reine du Royaume-Uni Élisabeth II, de son mariage en 1947 jusqu’à nos jours.

Comme dans le principe des vases communicants, l’époque veut que moins le Cinéma offre de nouveauté et d’imagination, plus le média TV déploie des trésors d’innovation. Le genre de la série TV que l’on peut consommer aussi bien sur la télé du salon que sur tablette, ordi ou mobile, est en plein boom! Netflix, la chaîne de VOD multiplie les investissements de façon souvent très judicieuse. Dernier évènement en date, la série « The Crown », série historique qui retrace le destin peu commun de la Reine Elisabeth, à la tête du Royaume-Uni depuis 1952! La saison 1, tout au long de ses 10 épisodes d’1 h, nous propulse dans le quotidien d’une jeune femme sacrée Reine après la mort de son père Georges VI (« le discours d’un Roi » nous avait déjà parlé de ce monarque bégayant). La série de Peter Morgan réussit à se montrer passionnante sur le fond tout en soignant la forme. On découvre une Reine qui se trouvera sans cesse coincée entre la volonté de rester elle-même et d’incarner le progrès et le désir de ne pas trahir sa fonction et l’héritage familial. Tous les personnages sont passionnants, de Churchill, indéboulonnable Prime Minister incarné par le génial John Lithgow, au mari de la Reine Philip, qui dut se résoudre à vivre dans l’ombre de sa femme, en passant par la soeur d’Elisabeth, condamnée à renoncer à l’Amour. Toutes ces thématiques et ces axes narratifs reposent sur une mise en scène remarquable et une direction artistique complètement folle pour un projet TV! Si tous les cours d’Histoire avaient un tel souffle…

5

 

Critique Dvd: la Panthère Noire

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LE FILM:

4

La panthère noire relate l’histoire vraie de Donald Neilson, ennemi public n°1, braqueur, meurtrier et auteur d’un rapt qui choqua l’Angleterre dans le milieu des années 70…

Complètement inconnu pour la bonne raison que le film fut interdit lors de sa sortie en 1978, « la Panthère Noire » est pourtant une curiosité à découvrir à l’occasion de son édition en DVD.  Ian Merrick, cinéaste lui aussi méconnu, nous conte le parcours sanglant d’un tueur un peu malgré lui. En effet, Donald Neilson commet des braquages et autres kidnappings qui, malheureusement, dérapent à chaque fois, entraînant des morts. Ancien soldat, Neilson traîte d’ailleurs sa femme et sa fille de façon toute militaire. Noir, violent, poisseux, « la Panthère noire » bénéficie de l’interprétation glaçante de Donald Sumpter.

TECHNIQUE:

3.5

Correcte pour l’époque mais sans éclat.

BONUS:

2.5

On trouve ici une présentation du film par François Guérif, qui avoue ne pas connaître le film avant cette édition.

VERDICT:

4

Un noir et âpre à découvrir!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez UFO DISTRIBUTION

Critique Dvd: Mémoires de Jeunesse

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Titre original Testament of Youth
Réalisation James Kent
Scénario Juliette Towhidi
Acteurs principaux
Sociétés de production BBC Films
Heyday Films
Screen Yorkshire
BFI
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre drame historique
Durée 130 minutes
Sortie 23 septembre 2015

LE FILM:

4

 

 

Printemps 1914. Jeune femme féministe à l’esprit frondeur, Vera Brittain est résolue à passer les examens d’admission à Oxford, malgré l’hostilité de ses parents particulièrement conservateurs. Décidée à devenir écrivain, elle est encouragée et soutenue par son frère et sa bande d’amis ? et notamment par le brillant Roland Leighton dont elle s’éprend. Mais les rêves de Vera se brisent au moment où l’Angleterre entre en guerre et où tous les jeunes hommes s’engagent dans l’armée. Elle renonce alors à écrire pour devenir infirmière. Tandis que la jeune femme se rapproche de plus en plus du front, elle assiste avec désespoir à l’effondrement de son monde.

Avec ce biopic aux allures de mélodrame, l’Anglais James Kent rend hommage à un certain grand Cinéma britannique un peu à la manière d’un David Lean avec ce mélange de grand spectacle et de drame intimiste. Il dresse ici le portrait d’une femme qui refusa d’occuper la place que la société du début du XXème siècle lui réservait en tenant à faire des études mais aussi à participer à l’effort de guerre en s’engageant comme infirmière. Esthétiquement très soigné, « Mémoires de Jeunesse » s’avère très plaisant et la présence de la jolie et talentueuse Alicia Vikander n’y est pas pour rien!

TECHNIQUE:

3.5

 

 

Un résultat honorable même si un support HD conviendrait mieux à tel spectacle!

BONUS:

1.5

 

 

Un très court making of promo et c’est tout! Dommage…

VERDICT:

4

 

 

Un mélodrame tenu par une superbe actrice, ça ne se refuse pas!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 Vidéo dès le 27 janvier

 


Critique: Catch Me Daddy

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  • Date de sortie :
    07 octobre 2015
  • Réalisé par :
    Daniel Wolfe
  • Avec :
    Gary Lewis, Sameena Jabeen Ahmed, Conor McCarron…
  • Durée :
    1h47min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Catch Me Daddy
  • Distributeur :
    Bodega Films

Laïla, jeune fille d’origine pakistanaise et son ami Aaron, jeune anglais, tentent d’échapper à une véritable chasse à l’homme lancée contre eux. Poursuivis dans les contrées austères du Yorkshire, ils vont tout faire pour tenter de sauver leurs vies…

Premier film de Daniel et Matthew Wolfe, « Catch me daddy » n’est pas du tout une comédie comme son titre pourrait le laisser présager. Après 45 premières minutes dans la lignée du Cinéma Social anglais durant lesquelles on suit plusieurs personnages sans trop savoir qui ils sont ni ce qu’ils font, un homme de main cocaïnomane, un couple mixte composé d’un jeune Anglais et d’une jeune Paki et un groupe de jeunes qui semblent être de la famille de Laïla. On comprend alors qu’un crime d’honneur est en préparation et le jeune couple se retrouve alors traqué, plongeant le film dans le polar le plus pur. La violence crue de certaines scènes est d’autant plus sèche et frappante que le film est mis en scène avec un réalisme quasi-documentaire et porté par des comédiens totalement investis. La fin abrupte nous laisse le souffle coupé et plus que jamais conscient des ravages des extrémismes en tous genres. Une claque!

4.5

Critique Dvd: le Géant Egoïste

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  • Réalisé par :
    Clio Barnard
  • Avec :
    Conner Chapman, Shaun Thomas, Ralph INESON…
  • Durée :
    1h33min
  • Pays de production :
     Grande-Bretagne
  • Année de production :  2013
  • Titre original : The Selfish Giant
  • Distributeur :
    Pyramide Films

LE FILM: 8.5/10

Arbor, 13 ans, et son meilleur ami Swifty habitent un quartier populaire de Bradford, au Nord de l’Angleterre. Renvoyés de l’école, les deux adolescents rencontrent Kitten, un ferrailleur du coin. Ils commencent à travailler pour lui, collectant toutes sortes de métaux usagés.
 
 Kitten organise de temps à autre des courses de chevaux clandestines. Swifty éprouve une grande tendresse pour les chevaux et a un véritable  don pour les diriger, ce qui n’échappe pas au ferrailleur. Arbor, en guerre contre la terre entière, se dispute les faveurs de Kitten, en lui rapportant toujours plus de métaux, au risque de se mettre en danger.

Premier long métrage de fiction de la réalisatrice Clio Barnard, le Géant Egoïste est l’adaptation d’un conte d’Oscar Wilde. En situant son action aujourd’hui dans l’Angleterre des laissés-pour-compte, la réalisatrice montre que rien n’a changé. Il existe toujours une frange de la population tenue à l’écart, dont les enfants sont exclus du système scolaire et qui doivent ruser pour survivre. A la fois âpre et émouvant, le film de Clio Barnard réserve quelques moments de pur cinéma comme cette scène presque irréelle de la course de chevaux sur la route, suivis par les voitures des parieurs beuglant!

L’un des films majeurs de 2013!

TECHNIQUE: 9/10

Excellent!

BONUS: 9/10

Sur le DVD du film, on trouve une interview de la réalisatrice et de ses comédiens et sur un second DVD, le premier film de la réalisatrice, un docu-fiction sur la dramaturge Andrea Dunbar.

VERDICT: 8.5/10

Une très belle édition pour un film choc!

Disponible en édition 2DVD (19.99 euros) chez Fnac et Fnac.com dès le 18 avril

CRITIQUE: TRAVAIL AU NOIR

Trois maçons polonais et leur contremaitre, Novak, viennent a Londres travailler au noir, en restaurant la maison secondaire de leur patron polonais. Novak, autoritaire, est le seul a parler anglais. Lorsqu’il prend connaissance du coup d’Etat en Pologne, il tait la nouvelle a ses compatriotes…

Récemment revenu sur le devant de la scène grâce à « Essential killing » et la ressortie de « Deep End« , le cinéaste polonais Jerzy Skolimowski parle de son pays, même si le film est tourné en Angleterre. En 1982, il réalise donc « Travail au Noir » nous contant l’histoire de ces 4 ouvriers polonais qui débarquent en Angleterre pour le compte de leur patron, sous prétexte d’acheter une automobile . Il nous parle donc de lutte des classes de façon détournée mais très vite un conflit du même genre s’instaure également au sein du groupe d’ouvriers.

Novak, incarné par Jeremy Irons, est le plus lettré et le seul à parler anglais (détail intéressant, dès que les ouvriers se parlent entre eux en Polonais, les sous-titres sont absents); c’est lui qui se charge de ramener le repas, grâce à diverses combines. Il profite de sa supériorité pour diriger la petite troupe. Au cours de leurs travaux, Novak apprend par la radio les évènements politiques graves qui agitent son pays. Il décide de les cacher à ses amis pour mener à bien leur mission. Les ouvriers se jettent dans le travail dans des conditions terribles (problèmes électriques, canalisations capricieuses…) et lorsque leur labeur est enfin terminé, leur avenir paraît bien bouché!

Brillamment mis en scène par Skolimowski, « Travail au Noir » est un film social et politique d’une intelligence rare!