Critique Bluray: Bronco Apache

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Titre original Apache
Réalisation Harold Hecht
Scénario Paul Wellman (nouvelle)
James R. Webb
Acteurs principaux
Sociétés de production Norma Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre western
Durée 91 minutes
Sortie 22 décembre 1954

LE FILM:

4

Les Apaches se rendent aux hommes blancs. Seul le farouche Massai refuse de se plier aux conditions des vainqueurs. Il est décidé à continuer, seul, la lutte. Capturé, il est conduit en Floride. Il réussit à l’évader et rejoint sa tribu, réduite à l’état d’esclavage. Santos, le père de la belle Naninle, le livre et Massai est à nouveau prisonnier. Il parvient, encore une fois, à s’échapper et s’empare de Naninle qu’il rend responsable de son arrestation. La jeune femme le persuade de son innocence…

Comme « la flèche brisée » ou « le jardin du diable », « Bronco Apache » fait partie de ces westerns « pro-Indiens » qui ne présentent pas les Apaches comme de simples pourvoyeurs de scalps. Burt Lancaster incarne ici Massai, un rebelle qui refuse de traiter avec l’homme blanc. Au contact de sa belle, il finira par s’adoucir…

Ce western est en fait un voyage initiatique à travers les paysages de l’Amérique sauvage avec un Burt Lancaster grimé comme tête d’affiche, remarquablement mis en scène et débouchant sur une scène finale des plus émouvantes.

TECHNIQUE:

4.5

Très belle copie restaurée aux couleurs éclatantes.

BONUS:

4.5

On trouve ici un documentaire sur Burt Lancaster ainsi que les traditionnelles présentations de Bertrand Tavernier et Patrick Brion

VERDICT:

4

Un beau western pacifique dans une édition recommandable!

Disponible en DVD (16.99 euros) et  Combo bluray/dvd édition limitée (19.99 euros) chez SIDONIS

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Critique Bluray: l’Homme de Nulle Part

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LE FILM:

4

Jubal Troop est recueilli blessé par un fermier Shep Horgan qui l’engage avec lui. Les charmes de l’inconnu ne laissent pas indifférente la femme de Shep, Mae Horgan. Ce qui rend fou de rage Pinky, l’amant de Mae…

Si « l’Homme de nulle part » n’est pas l’un des films les plus connus de Delmer Daves (« la flèche brisée », « 3h10 pour Yuma »…), ce western est à découvrir absolument. Plus centrée sur la psychologie et les dilemmes moraux que sur les fusillades, l’histoire voit le personnage de Troop, recueilli par un fermier qui va finalement le hisser au rang de bras droit, supplantant le jaloux Pinky. A côté, la femme du patron, va craquer pour le nouveau venu, tous ces éléments faisant monter une tension propice à la tragédie. Remarquablement écrit, le film ne néglige aucun personnage et s’avère passionnant de bout en bout avec un casting au diapason: Glenn Ford, Ernest Borgnine, Rod Steiger et Charles Bronson, surprenant! Un excellent Daves!

TECHNIQUE:

4

Une très belle copie avec une définition impeccable et des couleurs chaudes!

BONUS:

4

On retrouve les présentations de Patrick Brion et Bertrand Tavernier.

VERDICT:

4

Une découverte à faire absolument!

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez SIDONIS

 

Jeu Concours: 1 coffret Bluray/DVD/Livre de « Mr Majestyk » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en bluray de « Mr Majestyk » le 5 octobre, CINEDINGUE et WILD SIDE VIDEO sont heureux de vous offrir 1 exemplaire. Pour le gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 19 octobre; un tirage au sort désignera le gagnant parmi les bonnes réponses.

UN COCKTAIL SANGLANT ET EXPLOSIF

PAR L’AUTEUR DE JACKIE BROWN ET 3H10 POUR YUMA !

Vétéran du Vietnam, Vince Majestyk n’aspire aujourd’hui qu’à une seule chose : mener une existence paisible en dirigeant son exploitation de pastèques. Sa rencontre avec Bobby Kopas, crapule locale, va placer en travers de sa route Frank Renda, tueur à gages des plus sadiques. L’heure de l’affrontement a sonné. La lutte promet d’être acharnée…

CRITIQUE BLU-RAY: L’HOMME AU MASQUE DE CIRE

91XjU-6l48L__SL1500_LE FILM: 8/10

Un sculpteur de cire renommé sombre dans la folie lorsqu’un pyromane détruit le travail de toute sa vie. Incapable d’utiliser ses mains brûlées par le feu, il trouve un nouveau procédé meurtrier afin de reconstituer sa collection de personnages en cire…

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Classique du cinéma d’horreur, le film d’André de Toth est le remake d’un film de Michael Curtiz, Masques de Cire. Le film doit une grande partie de sa renommée au fait qu’il fut tourné en 3D mais aussi à la présence de Vincent Price dans l’un de ses meilleurs rôles et qui enclencha d’ailleurs un nouveau tournant dans sa carrière. L’utilisation du relief trouve ici son intérêt dans la profondeur de champ, rajoutant à l’angoisse provoquée par certaines scènes, notamment lorsque la caméra circule entre les mannequins. La 3D nous gratifie également d’une petite sucrerie lorsqu’un bateleur exécute un numéro avec un yo-yo! Pour l’anecdote, on retrouve ici Charles Bronson dans l’un de ses premiers rôles!Une très belle réussite du genre à redécouvrir!

TECHNIQUE: 8/10

Une copie convenable à défaut d’être parfaite. Les quelques défauts notamment au niveau de la colorimétrie sont moins visibles lors d’un visionnage en 3D.

BONUS: 10/10

Outre des actualités d’époque et une bande-annonce, on trouve un superbe documentaire sur le film avec la participation de Scorsese ou Friedkin mais surtout le film original de Michael Curtiz! Brillante idée!

VERDICT: 8.5/10

Une très belle édition pour un classique du film d’horreur!

Disponible en bluray 3D (compatible 2D) (24.99 euros) chez Warner Bros

CRITIQUE DVD: RAID SUR ENTEBBE

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LE FILM: 6/10

Le 27 juin 1976, le vol 139 Air France est détourné vers l’Ouganda par des militants du FPLP et Fraction armée rouge. Les terroristes, avec l’aide du président Amin Dada, font pression sur Israël. Yitzhak Rabin décide d’envoyer un commando.

Téléfilm tourné en même temps que deux autres longs métrages de cinéma sur le même sujet, ce Raid sur Entebbe est réalisé par un cinéaste, Irvin Kershner, qui, au fil d’une carrière assez médiocre tourna tout de même « Jamais plus jamais », le James Bond non officiel, « les Yeux de Laura Mars » ou encore « l’Empire contre-attaque ». Son film sur la prise d’otages à Entebbe n’est pourtant pas inintéressant à plusieurs titres.

Tout d’abord, il fait appel à un casting assez prestigieux pour un film destiné au petit écran: on y retrouve en effet Martin Balsam, Horst Buchholz dans le rôle du chef des terroristes, Charles Bronson en soldat israélien, John Saxon, Jack Warden, Eddie Constantine et bien sûr Yaphet Kotto dans le rôle de Idi Amin Dada qui livre une prestation remarquable. L’autre réussite du film est son approche documentaire qui ne néglige aucun aspect de l’histoire (le détournement, l’installation à Entebbe, les négociations, la préparation de l’attaque…), d’où la durée du film (près de 2h30) et évite tout traitement manichéen. Kershner choisit juste de relater la résolution d’une prise d’otages sans délivrer aucun message.

Sous sa forme très classique et son cachet « téléfilm », ce Raid sur Entebbe se regarde avec plaisir!

TECHNIQUE: 7/10

Outre le léger grain et quelques rayures par-ci par-là, la qualité de la copie proposée est tout à fait convenable.

BONUS: 7/10

Outre une galerie photos un peu cheap, on trouve la traditionnelle présentation de Patrick Brion (7 mins) et celle de François Guérif (13 mins).

VERDICT: 6.5/10

Un honnête spectacle, à découvrir!

Disponible en DVD (16,99 euros) chez Sidonis dès le 5 février.

 
Raid sur entebbe

CANNON GROUP, LES ROIS DU NANAR DANS LES ANNEES 80

J’ai décidé de vous parler dans ce post d’une célèbre société de production des années 80 qui offrit à mes yeux de jeune garçon des heures de plaisir qui en disent long sur l’esprit critique d’un enfant d’une dizaine d’années! Ah, le souvenir de ces cassettes VHS que j’allais chercher avec envie au videoclub du coin ou acheter d’occasion au marché et l’excitation au moment de les insérer dans mon bon vieux magnétoscope double k7 Orion ( un mustqui faisait de nombreux jaloux!) Enfin, trêve de palabres! Souvenirs!

En 1963, Menahem Golan travaille comme assistant du producteur sur un film de Roger Corman, « The young Racers ». Après cette expérience avec le roi de la combine, Golan crée sa boîte de prod « Noah Films » avec son jeune cousin Yoram Globus. Les rôles seront clairs: l’artistique pour Golan, qui s’improvise même réalisateur, le financier pour Globus. Leurs films, tout d’abord destinés au marché israëlien, s’exportent tout de même assez bien, l’un d’eux étant même nommé à l’Oscar du meilleur film étranger en 1964, « Sallah Shabati « ! Après quelques jolis succès comme « operation Thunderbolt », les deux cousins font l’acquisition en 1979 de la société US Cannon , qui produit essentiellement des films un peu olé olé (comprendre légèrement dénudés)! Et leur appétit est féroce: ils deviennent producteurs, distributeurs et même exploitants en rachetant des dizaines de salles en Europe! Leur grande spécialité: mettre beaucoup de moyens dans des films assez médiocres! Cela fera parfois des succès mais plus souvent de vraies catastrophes qui mèneront la Cannon à la faillite en 1994!

Voici maintenant les principaux faits d’armes:

– Le duo Golan/Globus sévit dans le film d’aventures avec Allan Quatermain et les mines du roi Salomon (1985) de Jack Lee Thompson avec Richard Chamberlain et la débutante Sharon Stone et sa suite Allan Quatermain et la cité de l’or perdu (1986) de Gary Nelson, tous les deux étant clairement de pâles copies d’Indiana Jones!


En cadeau les 5 premières minutes du film avec le génial thème de la BO de Jerry Goldsmith!

On a droit aussi au film Le Temple d’Or  (1986) de Jack Lee Thompson avec Chuck Norris et Lou Gossett Jr.

– Outre le film d’aventures, la Cannon a flirté un peu avec l’Heroic Fantasy avec Les Barbarians (1987) de Ruggero Deodato avec les jumeaux au regard plein d’intelligence, Peter et David Paul mais aussi avec Les Maîtres de l’Univers (1987) de Gary Goddard avec le toujours expressif Dolph Lundgren!

-Autre spécialité du tandem, le film d’action patriote, dans lequel un héros doit sauver la patrie US de l’assaut d’ennemis communistes ou arabes (tiens tiens! Déjà!). Cannon offre donc à nos yeux ébahis d’adolescents prépubères Delta Force (1986) réalisé par Menahem Golan Lui-même avec Chuck Norris et Lee Marvin et un casting de seconds rôles hallucinant : Martin Balsam, Robert Forster dans le rôle d’Abdul (sic!), George Kennedy, Hanna Schygulla, Robert Vaughn et Shelley Winters! Suivront deux autres volets en 1990 et 1991 mis en scène respectivement par Aaron Norris et Sam Firstenberg!

Dans le même genre, on a eu droit aussi à Invasion USA (1985) de Joseph Zito avec Chuck Norris et le méchant très vilain Richard Lynch dans lequel le coriace Matt Hunter mate à lui tout seul une armada de terroristes qui menace de faire disparaître les Etats-Unis de la carte!

On peut mettre dans la même catégorie le Portés Disparus (1985) de Joseph Zito avec Chuck Norris et ses deux suites dans lesquels le baraqué barbu retourne au Vietnam pour libérer des soldats US restés prisonniers, seul contre tous bien sûr!

– Cannon a également produit une kyrielle de films d’action avec justicier, à la morale toujours douteuse! Charles Bronson a bouclé pas mal de fins de mois grâce à des films tels que Un Justicier dans la Ville 2, 3, 4, Le Justicier de Minuit (1983) de Jack Lee Thompson et du même réalisateur Kinjite (89), La Loi de Murphy (86), Le Messager de la Mort (88). Chuck Norris a eu son heure de gloire également dans Héros (1988) de William Tannen, Stallone dans Cobra (1986) de George Pan Cosmatos et Over The Top (1987) de Menahem Golan et n’oublions pas le très charismatique Robert Ginty dansExterminator 2 (1985) de Mark Buntzman dans lequel un vétéran du Vietnam nettoie les rues de New-York à coup de lance-flammes!

– On n’oubliera pas bien sûr le film d’arts martiaux, la Cannon ayant lancé la carrière du Belge le plus connu après Johnny, Jean-Claude Van Damme!  Bloodsport (1988) de Newt Arnold qui, petite anecdote, offrait un rôle au gigantesque Forrest Whitaker, et Cyborg (1989) d’Albert Pyun ont révélé le karateka belge de plus belle manière que le mignon blond Michael Dudikoff qui brilla dans American Warrior (1985) de Sam Firstenberg et ses 4 suites qui surfa sur la mode des ninjas! Même moi, je m’étais fait offrir un costume de ninja avec la cagoule et tout et tout!

– Outre ces genres dans lesquels la Cannon fut très généreuse, elle fit une incursion dans le film d’horreurs juste pour finir d’achever la carrière de Tobe Hooper avec un piteux Massacre à la Tronçonneuse 2 (1986), et enfin dans le film de super-héros avec unSuperman 4 de triste mémoire!

Toutefois, au-delà de cette quantité astronomique de nanars, la Cannon a, peut-être accidentellement, produit quelques films de réalisateurs de renom! A son actif, on trouve Love Streams (1984) de John Cassavetes, Otello (1986) de Franco Zeffirelli, Barfly (1987) de Barbet Schroeder avec Mickey Rourke ou encore King Lear (1987) de Jean-Luc Godard!

J’espère que ce petit voyage chez les cousins Golan/Globus vous aura donné l’envie de ressortir votre vieux scope et vos VHS pour une bonne séance de plaisir bien régressif!

CRITIQUE: DRIVE (2011)

Un jeune homme solitaire, « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant – et au volant, il est le meilleur ! Peu de temps après avoir emménagé dans son nouvel appartement, il tombe sous le charme de sa jeune voisine et de son petit garçon, seuls en attendant le retour du mari, actuellement en prison. Au retour de ce dernier, le « driver » va accepter de l’aider dans un coup qui lui permettrait de s’acquitter d’une dernière dette…

Même si son précédent film, « le guerrier silencieux » m’avait laissé plus que perplexe, il fallait bien reconnaître à Winding Refn un sacré talent de metteur en scène! Ici, le héros, mutique, pourrait être un lointain cousin du viking de « Vhalalla rising« . Dans une scène d’ouverture où l’on peut le voir en plein « coup » et dont je ne vous dévoilerai pas le point d’orgue, on se dit d’entrée que l’on va assister à quelque chose de très grand et l’on est déjà prêt à lui décerner ce prix de la mise en scène si mérité! Mais attention, ne vous méprenez pas! « Drive » n’est pas un nouvel opus de « Fast and furious »! Le film prend très vite un rythme assez lent, hypnotique, en adéquation avec le personnage, calme et imperturbable. Ce rythme-là va se poursuivre jusqu’à la fin, perturbé de temps en temps par quelques accès de violence extrême. Il ne faut pas trop chercher le « driver » surtout quand il  a enfin trouvé quelqu’un qui pourrait combler sa solitude car il peut devenir très susceptible! Tout comme dans ses précédents film, Refn démontre qu’il connaît le Cinéma. Alors que « Bronson« , par exemple, faisait beaucoup penser au cinéma de Kubrick, ici, les références se bousculent: on pense à Michael Mann, Scorsese, Tarantino, Friedkin, Walter Hill dont Refn a pris le meilleur pour livrer une oeuvre originale et laisser son empreinte.

Il faut bien le dire, « Drive » est une oeuvre jubilatoire comme peu de films le sont et vous mettra une énorme claque mais vous en redemanderez!!!