Critique Bluray: Tesis

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  • Date de sortie :
     13 novembre 1996
  • Réalisé par :
    Alejandro Amenabar
  • Avec :
    Ana TORRENT, Fele MARTINEZ, Eduardo Noriega…
  • Durée :
    2h10min
  • Année de production :  1996

LE FILM: 7.5/10

Angela, une étudiante, prépare une thèse sur la violence audiovisuelle. Elle trouve le corps sans vie de son professeur et entre en possession d’une cassette provenant de la vidéothèque interdite de l’université. Aidée par Chema, un amateur de films gore, Angela mène son enquête et découvre un trafic de snuff movies à l’intérieur de sa faculté…

Premier  film d’Alejandro Amenabar, Tesis est un thriller très réussi qui révèle toutes les qualités de metteur en scène du jeune Espagnol (24 ans à l’époque!). Ne tombant jamais dans la facilité que pouvait susciter un tel sujet, une orgie de scènes gore, Amenabar choisit de faire frissonner son public par la seule force de son Cinéma. L’une des premières scènes, la rencontre entre Angela et Chema fait d’ailleurs une utilisation assez géniale de la caméra subjective en nous montrant chaque personnage à tour de rôle avec la musique qu’écoute l’autre dans son walkman! En y rajoutant un scénario malin qui multiplie les fausses pistes et un Eduardo Noriega charmant et inquiétant à la fois, on obtient un premier film ô combien prometteur!

TECHNIQUE: 7/10

Une copie propre malgré un grain assez présent.

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, on trouve quelques scènes coupées, un making of d’époque mais surtout un excellent documentaire dans lequel Amenabar revient sur la genèse du projet.

VERDICT: 8/10

Un thriller palpitant dans une belle édition!

Disponible en dvd(19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films dès le 25 juin


CRITIQUE: L’ORPHELINAT (2007)

Wild Bunch Distribution

Le plus grand succès espagnol de tous les temps! Et c’est amplement mérité!

Juan Antonio Bayona rejoint Guillermo Del Toro et Alejandro Amenabar au sein de cette Nouvelle Vague espagnole dont on parle tant en ce moment.Et ici, ça n’a rien à voir avec le très décevant « Abandonnée » de Nacho Cerda; il s’agit là d’un sommet du film de « fantômes », genre très codifié, rempli de passages obligés.

Laura s’installe avec son mari et son fils adoptif, Simon, dans l’orphelinat au sein duquel elle a grandi: elle souhaite en faire un centre pour handicapés. Simon joue, de plus en plus souvent, avec des enfants imaginaires, au grand dam de ses parents. Un jour, Simon disparaît et les mois passant, Laura va commencer à croire à cette histoire d’enfants qui auraient enlevé Simon et à entrer dans l’univers de son fils. Elle y fera d’étranges découvertes…

Tous les classiques du genre sont donc réunis dans ce film: grande maison isolée à la « Psychose », bruits nocturnes, grincements de portes et cris d’enfants… Les mêmes ingrédients que dans l’excellent « les Autres » d’Alejandro Amenabar. Mais Bayona réussit malgré ça à nous transporter dans son histoire du début à la fin grâce à une mise en scène brillante, sans esbrouffe et effets de styles faciles.

Le dénouement vous glacera le sang autant qu’il vous nouera la gorge d’émotion. Il s’agit ici vraiment d’un coup de maître à découvrir de toute urgence.