CRITIQUE BLU-RAY: TRISHNA

trishna

LE FILM: 5/10

De nos jours au Rajasthan, Trishna, une jeune paysanne indienne travaille pour son père. Issue d’un milieu défavorisé, elle fait la rencontre de Jay, un séduisant jeune homme fortuné. Charmé, il offre à Trishna de travailler en tant que serveuse dans son hôtel de luxe. Devenus amants, ils vont alors se plonger dans une passion amoureuse, contaminée par une lutte des classes omniprésente…

Nouvelle adaptation de « Tess d’Uberville » de Thomas Hardy après celle de Polanski, ce « Trishna » est cette fois l’oeuvre du talentueux mais irrégulier Michael Winterbottom! A la différence de Polanski, il situe son action en Inde et nous parle de ce pays émergent où règnent encore certaines pratiques archaïques notamment dans le traitement des femmes. Lire la suite

CRITIQUE: THE KILLER INSIDE ME (2010)

Lou est policier dans une petite bourgade américaine. Sous des dehors très lisses, très polis, très calmes, sommeille une bête capable d’accès de violence soudains et sans limites, surtout avec les femmes qu’il aime. Alors que les morts s’accumulent autour de lui, l’étau se resserre petit à petit…

Présenté dans divers festivals comme celui de Sundance, le film fait couler beaucoup d’encre en raison de scènes d’une violence insoutenable. De nombreuses personnes ont à chaque fois quitté la salle avant la fin du film. Michael Winterbottom, à qui l’on doit des films très différents comme  « un coeur invaincu », « 9 songs » ou « Jude », adapte ici un roman de Jim Thompson de 1952, considéré comme un des plus choquants de la littérature américaine. Pour cela, il fait confiance à Casey Affleck, absolument terrifiant dans ce rôle, qui confirme qu’il est un des acteurs les plus talentueux de sa génération. Les femmes de Lou sont interprétées par Jessica Alba (dont la beauté en prend un sacré coup au sens propre comme au figuré!) et Kate Hudson.

Le personnage de Lou est passionnant de par ses deux facettes. Au quotidien, on est loin du prototype de l’homme violent, calme, bien élevé, alors qu’il peut le devenir sans jamais perdre son sang froid . Et puis, quand l’orage est passé, on l’entend s’excuser: « je suis désolé! » Les femmes qu’il fréquente, curieusement, acceptent ses changements de comportements et supportent ses coups, sans chercher à fuir.

Nombreux sont ceux qui reprochent au film ses scènes insoutenables, ce à quoi Winterbottom répond qu’en poussant cette violence à son paroxysme, il entend justement ne pas la banaliser. Il est vrai qu’on ne peut prendre plaisir à ces scènes à moins d’être complètement malade!

Un film qu’on est pas prêt d’oublier!